mardi, janvier 31, 2023
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Video – Iran : coopération nucléaire entre la Corée du Nord et le régime iranien (révélation du CNRI)

CNRI – Le Conseil national de la Résistance iranienne a révélé le 28 mai des informations détaillées obtenues à l’intérieur du régime des mollahs, sur la collaboration entre l’Iran et la Corée du Nord dans le domaine de l’armement nucléaire, les ogives nucléaire, les missiles balistiques.

Révélation sur le séjour des spécialistes coréens à Téhéran

Lors d’une conférence en ligne Afchine Alavi membre de la commission des affaires étrangères du CNRI, s’appuyant sur les sources du CNRI, a fait état de la présence d’une délégation nord-coréenne, composé de sept experts nucléaires, à la dernière semaine du mois d’avril. Cette délégation qui a séjourné une semaine en Iran, était la troisième délégation nucléaire et balistique nord-coréenne à visiter l’Iran en 2015.

Ces délégations sont composées d’experts nucléaires, notamment dans le domaine de l’ogive nucléaire, le système de guidage balistique, ainsi d’autres domaines de missiles. Outre les spécialistes nucléaires, d’autres scientifiques coréens apportent leur expertise dans le domaine de l’aérodynamique, la coque de l’ogive nucléaire et ses aspects électroniques. Selon ces mêmes sources, une autre délégation, composée de neuf spécialistes nord-coréens, doit se rendre en Iran en juin.

Ces renseignements ont été collectés par les réseaux de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) à l’intérieur du pays ces deux dernières années et demie. Elle recoupe les informations obtenues par diverses sources au sein du régime iranien, notamment les gardiens de la révolution, le ministère de la Défense, l’Organisation pour la Nouvelle technologie de la défense (SPND- responsable de la fabrication de l’arme nucléaire) et l’Organisation aérospatiale iranienne. Le dernier rapport à ce sujet remonte à la fin du mois d’avril et les vérifications et recoupages ont été complétés dans le courant du mois de mai.

Des considérations sécuritaires extrêmes obligent les délégations nucléaires et balistiques nord-coréennes à voyager en toute confidentialité en Iran. Ces délégations ont été logées cette année dans une résidence de l’Organisation de l’industrie aérospatiale, près du site HEMAT. Ce site est situé à Khojeir, au sud-est de Téhéran. L’Organisation aérospatiale a conçu une résidence spéciale pour les spécialistes étrangers. Ce lieu est situé dans la zone Hakimieh à l’est de Téhéran, dans « le complexe imam Khomeiny », appelé également « les 2000 logements ». Le complexe imam Khomeiny appartient au ministère de la Défense et loge le personnel de ce ministère.

Ce complexe est situé en bordure de la zone industrielle HEMAT, ce qui permet aux spécialistes nord-coréens d’utiliser un passage spécial depuis leur résidence jusqu’au site HEMAT. De là, ils sont emmenés au complexe de l’industrie balistique Hemat et Bakéri au sud de la route Damavand dans la zone Khojeir. Leur transport s’effectue avec des minibus aux vitres teintées. La sécurité de la résidence est du ressort des services de protection du ministère de la Défense. La Résistance iranienne avait révélé en 2008 les activités illicites du régime iranien à Khojeir pour la fabrication de l’ogive nucléaire.

Rappelons que dans son rapport de mai 2008, l’AIEA avait mentionné, sur la question du projet de l’ogive nucléaire iranien (Missile Re-entry Vehicle), un document daté du 3 mars 2003. Ce document produit par Mohsen Fakhrizadeh à l’intention de la direction du groupe industriel Chahid Hemat, faisait référence au plan « Amad » et exigeait la transmission rapide d’informations relatives au projet « 111».

Mohsen Fakhrizadeh, un général des pasdaran, est le personnage-clé du volet militaire du programme nucléaire iranien. Cela fait plusieurs années que l’AIEA cherche à l’interroger. « Amad » a été l’organe responsable de la planification et de la supervision du programme de fabrication de l’arme nucléaire dans les années 1990 et au début des années 2000. Dans son développement il a pris le nom de           « SPND ». Fakhrizadeh dirigeait à l’époque l’«Amad » et dirige aujourd’hui le « SPND ».

Dans sa décision du 29 août 2014, le département d’État américain a inscrit le « SPND » dans sa liste des sanctions en raison de sa participation dans la fabrication des armes de destruction massive. Depuis 2006, Mohsen Fakhrizadeh est inscrit sur la liste des sanctions des Nations-Unies.

Mohsen Fakhrizadeh au dernier test nucléaire de la Corée du Nord
Selon ces sources, des délégations d’experts nucléaires iraniens, des commandants des Pasdaran et des représentants du ministère de la Défense se rendent régulièrement en Corée du Nord. Il a été confirmé que Mohsen Fakhrizadeh était présent en Corée du Nord le 12 avril 2013 lors du troisième test nucléaire de ce régime. Fakhrizadeh s’est rendu en Corée du Nord sous le pseudonyme Dr Mohsen Mohseni, via la Chine et a logé à l’hôtel Koryo de Pyongyang. Selon ces informations, deux autres experts nucléaires iraniens, du SPND, accompagnaient Mohsen Fakhrizadeh lors de ce déplacement.

Selon Afchine Alavi les renseignements ci-dessus révèlent un autre aspect du programme secret d’armes nucléaires du régime iranien. Cela indique clairement qu’en ce qui concerne le régime des mollahs, il n’a pas l’intention de renoncer à son ambition d’acquérir l’arme stratégique, qui reste au cœur de son programme nucléaire. Ceci est le seul message que l’on peut tirer de l’étendue de la coopération qui persiste avec la Corée du Nord, ainsi que la présence de personnes clés du programme iranien lors des tests nucléaire en Corée du Nord.

Cette attitude va de pair avec les positions d’Ali Khamenei, le Guide suprême du régime islamiste (y compris sa position du 20 mai dernier) et d’autres hauts responsables du régime, qui ont rejeté les inspections inopinées par l’AIEA et les entretiens avec les scientifiques iraniens. L’objectif de Téhéran n’est rien d’autre que la poursuite de la politique de dissimulation et de duplicité dans le but de compléter son programme nucléaire militaire.

L’attitude du régime, alors que des négociations sont en cours, montre également bien que la fermeté est le seul langage audible par le régime iranien. Après trois décennies de dissimulations et de subterfuges, il est vain d’ajouter six ou neuf mois au temps de « breakout » pour le régime et cela ne constitue pas une solution. Seule la mise en œuvre stricte des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU peut efficacement empêcher le régime d’accéder à l’arme stratégique.

La possibilité d’inspections inopinées, des sites militaires et non-militaires ; la responsabilité du régime pour s’expliquer sur les dimensions militaires de son programme; l’accès libre et inconditionnel aux experts nucléaires du régime et la transmission d’information concernant les réseaux de contrebande d’équipements nucléaires (…) doivent faire parties intégrantes de tout accord nucléaire avec le régime islamiste. Dans le cas contraire, toute prétention d’avoir barré la voie de Téhéran à l’arme atomique n’est, dans le meilleur des cas, que pure illusion.

La complaisance dans les négociations avec le fascisme religieux ne pourra sécuriser le monde de la menace des mollahs dotés de la puissance nucléaire, et ne fera qu’ajouter au danger qu’ils représentent pour les peuples d’Iran, de la région et du monde entier et les aidera à gagner du temps.

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