dimanche, décembre 4, 2022
AccueilActualitésActualités: AchrafUSCCAR Appelle l'administration Obama à tenir l’Irak responsable pour le massacre du...

USCCAR Appelle l’administration Obama à tenir l’Irak responsable pour le massacre du 1er septembre au camp d’Achraf et à sauver sept habitants enlevés

WASHINGTON, 9 octobre 2013 / PRNewswire / – Le Comité américain pour les habitants du camp d’Achraf (USCCAR) déplore l’incapacité de la Maison-Blanche de tenir le gouvernement irakien de Nouri Maliki responsable du massacre le 1 septembre de 52 habitants sans défense du camp d’Achraf, membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple (Ompi), principal mouvement d’opposition iranien.

Le Département d’Etat a affirmé « ne pas avoir d’informations crédibles indiquant que le gouvernement irakien a été ou est impliqué dans toute activité relative à l’enlèvement ou la détention » des sept habitants du camp d’Achraf pendant le massacre. Les faits suggèrent le contraire.

Quelques heures après le massacre, CNN a cité « deux fonctionnaires du ministère irakien de l’Intérieur » disant que « les forces de sécurité ont attaqué le camp d’Achraf » et Reuters, citant « deux sources de sécurité irakiennes », a ajouté que «l’armée et les forces spéciales ont ouvert le feu sur les résidents ». Les photos et clips vidéo des scènes de massacre confirment également ces informations.

Le Dr. Tahar Boumedra, ancien directeur de bureau des droits de l’homme de la MANUI à Bagdad, a déclaré après l’attaque que « [le camp] d’Achraf est un camp hautement fortifié où personne ne peut pénétrer sans la préparation et le soutien actif de la police et l’armée irakiennes».

Dans une lettre du 24 septembre au Secrétaire d’Etat John Kerry, le sénateur Carl Levin (démocrate), président de la commission des Forces armées du Sénat (américain), a appelé à une action américaine pour obtenir la libération des personnes enlevées. Le sénateur Levin a cité une lettre du 19 septembre de Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, dans laquelle elle reconnait, contrairement à l’affirmation du Département d’Etat, que le gouvernement irakien détient les habitants enlevés. Mme Ashton a déclaré : « Nous avons des raisons de croire que sept habitants du camp sont retenus en captivité près de Bagdad, et qu’il y a un risque important qu’ils puissent être envoyés en Iran. »

Lors d’une audition le 3 octobre, à la commission des affaires étrangères du Sénat américain, le président Robert Menendez (démocrate) et le sénateur John McCain (républicain), disent clairement au Département d’Etat que l’assistance à la sécurité de l’armée américaine à l’Irak pourrait être en péril si le gouvernement irakien cause un préjudice supplémentaire aux 3 000 habitants au camp Liberty ou refuse de libérer les sept otages, sachant où ils se trouvent.

Alors que la secrétaire d’État adjointe aux affaires politiques Wendy Sherman a reconnu que les USA avaient besoin de tenir les habitants « hors de tout danger » afin de « respecter la parole que nous avons donnée à l’OMPI », l’administration refuse toujours de prendre les actions nécessaires pour obtenir la libération des otages et assurer la protection des habitants du camp Liberty.

Le revers de la réticence à tenir l’Irak responsable se trouve dans l’enthousiasme inexplicable de l’administration à se rapprocher du plus proche allié de Maliki, le régime iranien , dont les responsables ont déclaré en termes non équivoques que leur objectif est d’éradiquer l’OMPI, qui pose une menace existentielle à la théocratie au pouvoir en Iran.

SOURCE : Comité américain pour les résidents du camp d’Achraf

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe