WASHINGTON, 15 décembre 2011 (AFP) – Quatre résidents du camp d’Achraf ont porté plainte devant un tribunal civil américain contre le guide suprême iranien Ali Khamenei, les dirigeants des forces Qods et de hauts militaires irakiens, pour avoir été blessés dans une attaque du camp le 8 avril, ont annoncé jeudi leurs représentants.
Cette plainte au civil enregistrée auprès d’un tribunal de Washington vise à obtenir des dommages et intérêts pour « torture, traitement cruel, inhumain ou dégradant et crimes contre l’Humanité » en violation des lois nationales et internationales, selon la plainte dont l’AFP a obtenu copie.
Ces quatre Iraniens (3 ont reçu l’asile politique aux Etats-Unis, un y a résidé pendant une quinzaine d’années) affirment avoir subi de « graves blessures » pendant l’attaque du 8 avril 2011 « par les forces irakiennes et iraniennes », expliquent-ils dans leur plainte.
Ils accusent l’ayatollah Khamenei, le commandement des forces Qods (force spéciale des Gardiens de la révolution), mais aussi de hauts militaires irakiens d’avoir « comploté » et « exercé le commandement et le contrôle sur les auteurs de torture et d’attaques contre les civils non armés du camp d’Achraf » en Irak.
Le gouvernement irakien souhaite fermer ce camp abritant 3.300 réfugiés iraniens hostiles au régime de Téhéran et contrôlé par l’Organisation des Moudjahidine du Peuple iranien (OMPI), qualifiée de groupe terroriste par les Etats-Unis.
Des négociations sont en cours depuis plusieurs semaines entre l’ONU et les autorités irakiennes pour trouver un dénouement pacifique à la crise.
Le camp d’Achraf a déjà été le théâtre de deux accrochages sanglants entre les forces de sécurité irakiennes et les résidents. Le 8 avril, 36 résidents ont été tués.

