mercredi, février 8, 2023
AccueilActualitésActualités: LibertyUne demande allemande de protection des réfugiés iraniens de Liberty

Une demande allemande de protection des réfugiés iraniens de Liberty

CNRI – Les résidents hautement vulnérables du « champ de mort » du camp Liberty doivent bénéficier d’une protection urgente contre de nouvelles attaques meurtrières, a estimé une conférence en Allemagne organisée le 3 avril par le Comité allemand de solidarité pour un Iran libre.

Lors de cet événement, il a été reproché à l’envoyé des Nations unies en Irak Martin Kobler d’avoir mis en « très grand danger » les 3100 opposants iraniens du camp.

Ancien haut fonctionnaire de l’ONU, Tahar Boumedra déclaré à l’assemblée et à la conférence de presse au Bureau fédéral des médias de Berlin comment Kobler avait reçu pour mission de surveiller les camps d’Achraf et de Liberty, mais avait à la place, en collusion avec le premier ministre irakien Nouri Maliki et ses commandants dans le régime iranien, mis les opposants dans une situation très périlleuse.

«Pleinement conscient» des intentions du gouvernement irakien de mettre les habitants en danger, Kobler a failli à sa mission, a dit M. Boumedra.

L’ancien vice-président de la Commission européenne Günter Verheugen a critiqué l’«inaction» de l’Allemagne dans la crise actuelle. Pour lui l’Allemagne doit désormais aider la Résistance iranienne dans ses efforts pour renverser la dictature de Téhéran, qui est décidée à détruire toute opposition.

Le Professeur Horst Teltschik, ancien conseiller politique du chancelier Helmut Kohl, a souligné que la question d’Achraf et de Liberty était humanitaire et que l’Allemagne devait intervenir pour aider à protéger ces opposants en danger.

Bernd Häusler, directeur adjoint et porte-parole pour les droits humains de l’Ordre des avocats à Berlin, a condamné la lenteur de la procédure juridique pour établir le statut de réfugié des dissidents face aux dangers auxquels ils sont confrontés.

M. Häusler a également exigé que les documents relatifs à la surveillance des camps par les Nations Unies soient mis à la disposition de la Cour pénale internationale pour l’ouverture d’une enquête.