samedi, février 4, 2023
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Un père et un fils emprisonnés depuis 2009 en Iran

Un père et un fils emprisonnés depuis 2009 en Iran

CNRI – Deux prisonniers politiques, un père et un fils, après avoir enduré plus de sept ans de prison à la prison d’Evine, sont toujours dans une situation d’incertitude. Malgré l’écoulement de nombreuses années depuis la condamnation initiale de Mohsen et Ahmad Daneshpour Moghadam et leur contestation du verdict, la justice des mollahs refuse de rendre une décision finale prétextant une « perte de dossier ».

La condition physique des deux prisonniers politiques, qui ont été privés de nombreux droits à cause de l’incertitude juridique, est odieuse. Malgré cette condition inadéquate, Ahmad Daneshpur, en dépit de sa maladie, est l’infirmier de son père malade âgé de 72 ans en prison.

Ahmad Daneshpour Moghaddam et son épouse Reyhaneh Haj Ebrahim Dabbagh ainsi que ses parents Mohsen Daneshpour Moghadam et Mottahareh Bahrami Haghighi avec Hadi Ghaemi, un ami de la famille, ont été arrêtés le 28 décembre 2009, lorsque des agents de sécurité sont entrés dans leur maison. Moins d’un mois plus tard, le 16 Janvier 2010, ils ont tous été jugés et condamnés à mort par le juge Salavati dans un tribunal inférieur sans représentation légale, et avec avocat commis d’office. Les détenus étaient placés en isolement cellulaire dans le pavillon 209 de la prison d’Evine jusqu’à la prononciation de la peine, et ont été détenus au secret.

En Avril 2010, la cour d’appel a réduit la peine de Reyhaneh Haj Ebrahim Dabbagh à 15 ans de prison et d’exil à la prison de Rajai Shahr à Karaj ; celle de Mottahareh Bahrami à 10 ans de prison et d’exil à la prison de Rajai Shahr à Karaj ; et Hadi Ghaemi à 15 ans de prison et d’exil à la prison de Gonabad. Mais le contrôle judiciaire sur la peine de mort d’Ahmad et Mohsen Daneshpour Moghadam est resté jusqu’à présent inconnu parce que leur dossier n’a pas été envoyé à la cour d’appel sous le prétexte de « perte de dossier ».

Ahmad Daneshpour Moghadam a contracté le syndrome du côlon irritable (SCI) en prison. Il souffre de cette maladie grave en raison de l’insuffisance de la ration alimentaire et de l’utilisation sur ordonnance de médicaments chimiques solides. Cette maladie qui est incompatible avec une peine de prison, a été inscrite dans son dossier à plusieurs reprises et, selon les médecins, elle peut se transformer en cancer.

Il faut souligner que la famille Daneshpour a été arrêtée à l’occasion de l’Achoura 2009, accusée de s’être rendu à Achraf (ancien camp de l’OMPI en Irak) pour visiter le fils et frère de Mohsen Daneshpour pour quelques jours en 2008.

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