jeudi, décembre 1, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceUn Iran libre est un idéal qui ne peut être vaincu –...

Un Iran libre est un idéal qui ne peut être vaincu – Tom Ridge

CNRI – « L’homme peut être anéanti mais ne peut être vaincu, disait Hemingway. L’idée d’un Iran pacifique, aux élections libres, épris de liberté, avec des représentants dûment élus par le peuple, issus du peuple et pour le peuple est une cause juste. C’est un idéal qui ne peut être vaincu », s’est exclamé Tom Ridge, ancien secrétaire à la sécurité intérieure des Etats-Unis, le 17 novembre au CNIT à la Défense.

 

Il s’exprimait dans une conférence internationale rassemblant un panel de hauts dignitaires américains, français, algérien, syriens et égyptiens, venus débattre des conséquence de la sortie de liste noire de l’Ompi et des perspectives pour l’Iran en 2013.

Voici les points forts de l’intervention de Tom Ridge :

Je voudrais tout simplement vous assurer que l’intensité de notre engagement est plus grande qu’elle ne l’a jamais été. Nous sommes reconnaissants d’être avec vous aujourd’hui pour célébrer la première étape vers un Iran libre. Madame Radjavi, une fois que les mollahs seront remplacés et qu’il y aura un Iran libre, j’ai comme grande idée que mes collègues et moi-même allons nous réunir au sénat américain pour nommer le sénateur Torricelli premier ambassadeur en Iran. Il a fait du bon travail. Nous sommes reconnaissants de son engagement et de sa passion soutenus dans cette initiative. Madame Radjavi, nous nous retrouvons tous après un long effort historique qui a finalement abouti au retrait de la désignation injuste et indésirable de l’OMPI comme organisation terroriste. C’est la première étape dans le parcours pour libérer le peuple, d’un Iran libre.

Nous avons rassemblé des milliers, peut-être des centaines de milliers de personnes à travers le monde qui ont été au cœur de cette lutte. Mais je dois dire que les hommes et les femmes à Achraf et à Liberty, et vous-même, votre sacrifice, votre courage, votre voix, votre passion et votre engagement ont été une inspiration pour nous tous. Nous faisons la part facile du travail. Ce sont vos familles, vos amis, et vos chers proches qui ont dû endurer des décennies de répression du régime iranien, et nous sommes honorés de faire partie de votre initiative. Une expression dit qu’on ne peut pas allumer un feu sans étincelle. Les historiens indiquent qui, quand et où, mais la flamme a été allumée et il faut la laisser s’éteindre tant que le camp Liberty ne sera pas désigné camp de réfugiés, tant que les hommes et les femmes de Liberty et d’Achraf n’auront rejoint leurs proches, et tant que la voix du peuple libre d’Iran ne sera entendue et qu’un gouvernement démocratique n’aura été élu à Téhéran.

J’aimerais que les États-Unis, le gouvernement de Maliki en Irak ainsi que mes compatriotes à la Maison Blanche et au Département d’État sachent les points suivants : il y a plusieurs années, les États-Unis ont reconnu les résidents d’Achraf et leur ont donné une protection en tant que personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève. La définition par l’ONU du réfugié correspond à la détresse et au statut des résidents de Liberty et d’Achraf. De manière ironique, la définition de la constitution de l’Irak correspond aussi à la détresse et au statut des résidents de ces camps.

Il est temps pour eux d’agir, de parler à l’ambassadeur Kobler qui a eu une conversation avec plusieurs d’entre nous. Vous m’avez dit en diverses occasions, M. Kobler, que le plus grand obstacle à votre travail pour respecter votre engagement vis-à-vis des résidents dans le cadre de votre mission de représentant de l’ONU, que l’unique obstacle, le plus grand et le plus important était la désignation de l’OMPI sur la liste noire. Ambassadeur Kobler ! Ils ont été retirés de la liste. Il est temps pour vous de faire votre travail. Aidez-les à vendre leurs biens, donnez au camp la qualification de camp de réfugiés et de mener à terme la réinstallation. Je veux rappeler à mes amis et à mes collègues, de la branche exécutive comme de la branche législative aux États-Unis, qu’il y a plusieurs années, nous avons remis une lettre à chacune des personnes du camp d’Achraf et que nous avons garanti leur sûreté, leur sécurité et leur protection. C’est notre responsabilité et notre obligation morale de tenir nos promesses à ces personnes.

Il est temps pour nous d’exiger que le camp Liberty soit désigné comme camp de réfugiés, d’accélérer la réinstallation et d’encourager un Iran libre démocratiquement élu. Il est enfin temps que nous tenions notre promesse. À ceux du département d’État qui ont été arrangeants avec la mollacratie en Iran, pensons à l’histoire et parlons un peu du lendemain.

Lorsque nous cherchons un arrangement politique, une solution superficielle, un arrangement superficiel, pouvons-nous parvenir à un accord avec Ahmadinejad et les mollahs ? En gros, nous avons fait cet accord sur les armes nucléaires. Mais en échange de quel que ce soit cet accord, nous avons accepté le maintien d’Ahmadinejad et des mollahs au pouvoir. Pour les défenseurs de la liberté et le peuple d’Iran épris de liberté, c’est une solution inacceptable et un arrangement inacceptable. Un Iran terroriste avec ou sans armes nucléaires est toujours un Iran terroriste, nous devons le comprendre.

C’est une préoccupation pour certains d’entre nous qu’une part de la souplesse promise à Vladimir Poutine par le président Obama avant l’élection, puisse être déployée à l’égard des mollahs. Ce n’est pas le moment d’être souple, monsieur le président. Ces dernières années, vous avez dit que Moubarak devait partir, vous avez dit que Kadhafi devait partir, vous avez dit qu’Assad devait partir. J’attends que vous disiez, monsieur le président, qu’Ahmadinejad et les mollahs doivent partir.

J’aimerais rappeler à mes amis au Département d’État – nous avons en effet des amis au Département d’État – que maintenant que vous avez finalement retiré cette «étiquette injuste, inique et indésirable, nous l’acceptons et nous les en remercions, mais cela aurait dû être fait il y a longtemps, en réalité il y a bien des années.

L’alternative, si vous cherchez à mettre quelqu’un sur la liste FTO, pourquoi ne pas commencer par Ahmadinejad et les mollahs ? Le régime iranien est responsable de la mort de milliers et de milliers de ses propres citoyens en Iran, membres de l’OMPI et autres. Il soutient Assad en Syrie, et franchement je pense qu’il est conspirateur et complice dans le massacre de 30 000 innocents hommes, femmes et enfants en Syrie. Il est responsable pour les centaines et les milliers de nos soldats et des soldats de nos alliés tués ou blessés en Irak et en Afghanistan. Il a tué des centaines de personnes avec ses réseaux terroristes à travers le monde, comme le Hezbollah, le Hamas et le Jihad Islamique. Ont-ils remarqué [au Département d’État] que l’Iran soutient Chavez au Venezuela et il n’y a pas de doute dans notre esprit qu’il soutient les camps terroristes en Amérique du Sud ? Ont-ils remarqué leur haine des États-Unis qu’ils appellent le Grand Satan et Israël le Petit Satan ? Ils feraient mieux de remarquer le soutien iranien au Hamas et les attaques de missiles contre Israël qui ont mené vers une confrontation possible au Moyen Orient. C’est l’Iran.

Ont-ils remarqué qu’ils ont continué de mentir au monde à chaque occasion sur l’usage pacifique de leur développement nucléaire ? Mensonge après mensonge, discussions après discussions, et pendant que nous discutons, ils fabriquent. J’ai une suggestion. L’Iran, pas le peuple mais le régime, devrait être classé comme une organisation terroriste. Vous avez retiré l’OMPI, mettez-y le régime. Si vous cherchez quelqu’un, mettez-y le régime.

 Un de nos collègues a fait précédemment allusion à l’un de nos plus grands présidents, Abraham Lincoln. Lincoln a fait remarquer une fois que les révolutions ne reculent pas. Il y a des décennies, l’OMPI s’est rebellée contre la répression et la tyrannie, ainsi que l’assujettissement des droits humains élémentaires. Vous avez perdu des époux et des pères, des épouses et des mères, des fils et des filles, des sœurs et des frères. Pendant des décennies, les Iraniens, membres ou non de l’OMPI, ont enduré la brutalité, la torture, l’emprisonnement et le meurtre. La douleur et la souffrance incessantes, incommensurables et insupportables aux mains de dirigeants impitoyables. Mais la révolution ne recule jamais, jamais. Vous avez subi, vous avez sacrifié, vous avez persévéré, vous n’avez jamais perdu la foi l’un en l’autre, et vous n’avez jamais perdu la foi en la justesse de votre cause. Vous vous êtes maintenus dans votre foi qu’un jour et d’une manière ou d’une autre ces droits humains élémentaires, refusés par le gouvernement, mais pourvus par le Tout-Puissant, Dieu le Juste et l’Equitable, seraient finalement l’avenir des générations en Iran. Les révolutions ne reculent pas.

Un de mes écrivains préférés est Ernest Hemingway. Dans son roman Le Vieil Homme et la mer, il fait remarquer que l’homme n’est pas fait pour la défaite. L’homme peut être anéanti mais ne peut être vaincu. Vous pouvez emprisonner un homme mais pas une idée. Vous pouvez tuer un homme mais pas une idée. L’idée d’un Iran pacifique, aux élections libres, épris de liberté avec des représentants dûment élus par le peuple, issus du peuple et pour le peuple est une cause juste. C’est un idéal qui ne peut être vaincu. Les révolutions ne reculent pas. Vive l’OMPI.

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe