mercredi, février 8, 2023
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Un dictateur corrompu en Irak, qui travaille avec les mollahs iraniens – Sénateur US d’Amato

CNRI – « Avez-vous déjà entendu l’expression : l’ennemi de mon ennemi est mon ami ? Elle a des applications. L’OMPI est l’ennemi juré des mollahs corrompus en Iran. Il faut en faire notre amie. Utilisons-la. Détruisons le terrorisme », a martelé le sénateur américain Alfonse d’Amato lors d’une conférence à Washington le 25 aout.

A l’origine de la loi de sanctions contre la Libye et l’Iran, le sénateur d’Amato s’exprimait dans un panel de personnalités politiques de premier plan réunies autour de la situation en Iran, du terrorisme des mollahs et de la politique américaine vis-à-vis de l’opposition iranienne. Les discussions portaient sur la sortie de liste de l’OMPI et la protection des résidents des camps d’Achraf et de Liberty en Irak.

Voici les points forts de l’intervention du sénateur d’Amato :

Tout d’abord, j’ai gardé un souvenir très vivant des commentaires du congressman Kennedy comme quoi mon co-sponsor et champion pour l’adoption de la loi sur les sanctions iraniennes et libyennes, il y a des dizaines d’années de ça, n’était autre que son père, le grand sénateur Ted Kennedy. Je vais être quelque peu politique, parce que tout ce dossier est, par essence, très politique.

C’était deux sénateurs issus de deux partis politiques différents, de deux obédiences différentes, l’un libéral et l’autre plus conservateur. Nous nous sommes réunis autour d’une cause commune pour la liberté et protéger les intérêts des Etats-Unis, tout d’abord pour dire que nous n’allions pas laisser faire les régimes de Libye et d’Iran, des régimes voués à notre destruction.

Et quand vous regardez le 11 septembre (2001),  les horreurs de Lockerbie, l’avion qui a été abattu, les deux pays travaillant ensemble contre les Etats-Unis , leurs intérêts et leurs citoyens, des civils innocents tués, c’est ainsi que nous nous sommes unis pour faire adopter cette loi qui a malheureusement été amputée par les administrations successives, des républicains et des démocrates à la Maison Blanche et avec la coopération et même l’encouragement, du département d’Etat, peu importe qui était à sa tête.

Quand vous regardez et analysez le fonctionnement du département d’Etat, et nous avons eu beaucoup de grands secrétaires d’Etat et je ne veux manquer de respect à aucun, il me semble que le département continue d’être dirigé par des dinosaures.

Ces politiciens au Capitole et la nouvelle secrétaire et des adjoints, ne savent vraiment rien. Ils doivent nous écouter. Avec la bureaucratie de l’ONU, ils se sont emparés de nous, à tel point qu’ils décident de ce qui est bon. Ils décident de l’information, ils décident si oui ou si non le peuple américain doit savoir la vérité. Autrement, comment se fait-il que le peuple américain ne sait pas ? Ce type que nous avons soutenu, que nous avons présenté, pour qui nous avons versé notre sang, notre trésorerie, pour qui nos jeunes ont donné leur vie, pour la liberté, pour la sécurité de ce pays, des centaines de milliards de dollars que nous avons déversés en Irak et qui servent à soutenir un dictateur vicieux et corrompu, qui travaille avec les mollahs iraniens pour détruire ce pays. C’est incroyable !

Je suis presque sur le point de donner à la personne que je soutiens comme président une idée qui fait défaut depuis longtemps. Faites sortir nos jeunes d’Irak, maintenant, parce que ce gars là-bas ne cherche qu’à casser les Etats-Unis, pas à nous aider, mais à nous supprimer et à soutenir les Iraniens. Il est temps maintenant de se lever. Personne n’a le courage, dans un parti comme dans l’autre, de reconnaitre la vérité.

Avez-vous déjà entendu l’expression : l’ennemi de mon ennemi est mon ami ? Elle a des applications. L’OMPI est l’ennemi juré des mollahs corrompus qui sont là maintenant. Il faut en faire notre amie. Utilisons-la. Détruisons le terrorisme.

Comment toucher ce petit groupe qui manipule la politique de ce pays et je ne dis pas qu’ils n’ont pas fait du bon travail à certains moments. Dénoncez-le. Dénoncez l’ONU. Visez là où ça fait mal. Commencez par dire : élaborez un programme de sanctions contre tout versement financier en leur faveur. S’ils continuent à déformer la vérité, à dissimuler le camp Liberty. Quelle tromperie ! Quelle duplicité ! Comme c’est cruel !  

Votre groupe a fait un formidable travail en attirant l’attention des membres du Congrès, des sénateurs et d’importants responsables, mais il faut informer l’opinion publique. Nous devrions manifester devant l’ONU. Nous devrions dénoncer ce qui se passe au soi-disant « camp Liberty ». Nous devrions demander aux membres du Congrès de couper le financement de l’ONU. Nous devrions nous pencher sur le bureau de la Secrétaire d’Etat, le Département d’Etat qui a défié les mandats légitimes de la cour. Plus de 600 jours se sont écoulés depuis qu’ils ont reçu l’ordre de faire part de leurs conclusions.

Je félicite le Procureur général Mukasey pour son dévouement et son combat et voyons ce qui va se passer le 1er octobre, parce que je n’ose dire que le Département d’État et les avocats viendront demander, sous un prétexte quelconque de sécurité nationale, le report de la décision. Ne soyons pas surpris s’ils arrivent avec un gadget juridique à la dernière seconde devant la cour et plaident dans ce sens pour garder ça enseveli.

Ce qu’ils ne veulent surtout pas, c’est que l’opinion publique américaine découvre ce qui se passe. Il y a des centaines de milliards de dollars, nos plus précieux trésors, nos jeunes hommes et femmes dont la vie a été donnée parce que nous voulions déraciner d’Irak un dictateur impitoyable. Et nous l’avons maintenant remplacé par un autre tout aussi dangereux, sinon plus dangereux, opposé aux Etats-Unis dans le gouvernement qui existe en Irak aujourd’hui. Un homme qui est devenu l’instrument et le captif des mollahs iraniens. Le peuple américain a le droit de savoir.

Vous menez un dur combat parce que pendant des années, personne n’a vraiment su comment s’y prendre avec l’ONU ou le département d’Etat. Touchez-les là où ça fait mal.  Là où il y a de l’argent.

J’ai participé à un panel et là, j’ai eu un choc en apprenant, quand le général David Phillips, qui était en charge du camp d’Achraf, a raconté avec éloquence, comment aux premiers  jours, il avait été frappé et dépité après avoir contrôlé tous les gens du camp, à la recherche de ces espions, de ces anti-américains, de ceux qui voudraient faire du mal à notre pays, faisant passer des contrôles de sécurité vigoureux,  et n’ayant pu en trouver un seul sur les  3000. Pas un seul. Et puis il s’est demandé : mais qu’est-ce que ses hommes faisaient là ? Et pourquoi ces gens étaient là ?

Maintenant nous appelons « camp Liberty » quelque chose dont les gens pensent qu’ils devraient être fiers. Nous devrions être choqués. Nous devrions être horrifiés. Et nous pouvons et devons faire tout notre possible pour porter cette question à l’attention de l’opinion publique et la rallier à notre cause.

Les Irakiens ne sont pas nos amis. Quant à l’ONU, tant qu’elle déforme la vérité, nous avons le devoir et l’obligation de la dénoncer.