AccueilActualitésActualités: EconomieUn ancien député du régime iranien reconnaît la récession fatale du pays

Un ancien député du régime iranien reconnaît la récession fatale du pays

Un ancien député du régime iranien reconnaît la récession fatale du pays

CNRI – Faisant des commentaires sur pourquoi 38 ans après la révolution il y a encore la pauvreté et la prostitution, Alireza Zakani, ancien député du régime des mollahs, a déclaré lors d’une conférence qui s’est tenue à l’Université pédagogique de Rajayee : « il y a une récession fatale dans le pays. Notre problème sur le plan économique est la question du chômage.

Malheureusement, certains responsables du régime ne sont pas disposés à travailler, et ils ne croient pas qu’ils devraient chercher des solutions à l’intérieur du pays non plus », selon les informations du 26 février de l’agence de presse officielle « Javan Online ».

« 20 milliards de dollars de marchandises de contrebande entrent dans le pays chaque année. Avec chaque milliard de dollars, près de cent mille emplois sont supprimés, ce qui signifie que s’il y a une volonté de lutter contre la contrebande, un à deux millions d’emplois pourraient être créés dans le pays. La contrebande n’est pas effectuée à l’aide de sacs à dos et de petits bateaux, mais elle se fait par les points d’entrée officiels du pays », a déclaré Zakani.

Faisant référence au faible système de budgétisation du régime, il a déclaré : « J’ai été au Parlement pendant 12 ans. Tout le processus de budgétisation était établi par une seule personne. Notre système de budgétisation est une boîte noire. »

Il est à noter que les pasdaran sont fortement impliqués au niveau de tous les éléments sus mentionnés dans l’économie iranienne. Ils ont progressivement mis en place un gigantesque empire commercial dans divers secteurs de l’économie iranienne et, ils dominent maintenant plusieurs industries lucratives. Grâce à une myriade de sociétés de portefeuille, des sociétés écrans et aux soi-disant « fondations de bienfaisance », les pasdaran gèrent leur énorme domaine d’affaires.

Ayant eu recours à ces compagnies pour contourner les sanctions internationales imposées au pays, les pasdaran, grâce à leur refus d’autoriser les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur leurs installations nucléaires, sont devenus très habiles dans le fonctionnement de l’économie noire, se servant de leur contrôle des douanes et de l’accise ainsi que des docks, afin de mettre en place un important réseau de contrebande.

Telle est la portée des entreprises des pasdaran. Ils se sont également lancés dans les secteurs lucratifs du pétrole et du gaz, se sont déployés dans la production de biens de consommation, dans la fabrication automobile, dans l’industrie de l’import-export, dans les télécommunications et dans la contrebande sur le marché noir. Ils ont mis en place plusieurs routes variées pour faire de la contrebande de marchandises, et auraient le contrôle d’une série de jetées sur l’île de Qeshm, située au sud de l’Iran dans le détroit d’Ormuz, à l’embouchure de la côte du Golfe.

Les pasdaran ont également recours à des terminaux dans les aéroports iraniens pour permettre aux membres de leur vaste effectif de transporter par avion leurs marchandises illicites à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et quelle que soit la route qu’ils utilisent, ils sont assurés d’éviter le paiement de toute forme de droits à l’exportation ou à l’importation.

En faisant fonctionner ce qui est devenu un puissant empire criminel, les pasdaran ont longtemps été impliqués dans le marché noir, et dans l’expédition de divers produits illégaux, comprenant de vastes caches d’armes à l’intérieur et en dehors du pays, ils ont construit une entreprise très lucrative. Ils ont également de gros intérêts dans l’industrie des drogues illégales, se servant du vaste réseau de drogue mis en place par le Hezbollah, ce qui permet à la Force Al-Qods des pasdaran de traiter avec divers acteurs majeurs à travers le monde.

Lorsque l’on considère que les ventes de drogues illégales en Iran se chiffrent à environ 3 milliards de dollars par an, avec la Force Al-Qods qui en prendrait une taille considérable, grâce à la gestion de nombreuses routes à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi que grâce à leurs contacts avec des bandes de contrebande de drogue en Afghanistan et aussi en Amérique du Sud à travers le Hezbollah, leur richesse est colossale en prenant cela seul en compte. Il n’est donc pas surprenant que le Département américain du Trésor ait placé le commandant de la Force Al-Qods, Gholamreza Baghbani, sur la liste des sanctions des Etats-Unis, en l’accusant d’être un chef de file en matière de stupéfiants.

Au cours des années, divers ex-membres des pasdaran, qui vivent actuellement en exil, ont fait des allégations très crédibles sur la manière dont le groupe dans lequel ils avaient servi pendant de nombreuses années, s’occupait de vastes quantités de drogues illégales et que le réseau mondial qu’il exploitait, rapportait des milliards de dollars, qui seraient ensuite utilisés pour financer les activités terroristes menées par la Force Al-Qods à travers le monde.