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Nouveau scandale d’espionnage iranien en Suède

Nouveau scandale d’espionnage iranien en Suède
Ambassade du régime iranien en Suède

Un scandale d’espionnage, qui ne cesse de prendre de l’ampleur en Suède, a mis en lumière une nouvelle faille de sécurité impliquant des individus liés aux services de renseignement iraniens. Cette affaire renforce les interrogations sur une éventuelle complaisance dangereuse des gouvernements occidentaux face aux opérations menées par Téhéran sur le sol européen.

Le 1er novembre, la chaîne suédoise TV4 News a rapporté qu’un cadre supérieur de l’Office suédois des migrations a été suspendu, privé de son habilitation de sécurité et signalé à la police, après la découverte de nombreuses consultations non autorisées dans des bases de données gouvernementales confidentielles.

Ce cadre était lié à un ancien employé de l’agence, licencié en février 2025, après que le service suédois de renseignement intérieur, la Säpo, a mis au jour des contacts étroits entre lui et des agents du renseignement iranien.

Selon l’enquête de TV4, cet ancien employé a transmis des informations sensibles concernant des exilés iraniens et des membres du personnel gouvernemental à des individus associés aux services de renseignement de Téhéran. Des éléments de surveillance ont attesté de rencontres avec un officier du renseignement iranien, qui opérait sous couverture diplomatique au sein de l’ambassade d’Iran à Stockholm. Cet officier, ainsi qu’un autre contact lié aux services de renseignement, ont fini par être expulsés de Suède.

Les enquêteurs suédois ont également découvert des échanges entre cet employé et des membres des « Bandidos », un gang de motards criminel, incluant notamment l’envoi de photographies extraites de passeports iraniens.

L’ancien employé nie toute malversation. Un tribunal suédois a confirmé son licenciement en juin 2026.

Le cadre récemment suspendu fait désormais l’objet d’une enquête préliminaire pour des soupçons d’accès non autorisé à des bases de données. Le média suédois Riks avait précédemment rapporté que la fille de l’employé licencié occupait un poste de direction au sein de l’agence, bien que l’identité du cadre suspendu n’ait pas encore été confirmée. Ces révélations viennent s’ajouter à un bilan préoccupant des activités des services de renseignement iraniens en Scandinavie, et remettent sur le tapis une question politique que les dirigeants européens ont, à maintes reprises, préféré éluder : l’engagement diplomatique auprès de Téhéran est-il devenu un prétexte pour tolérer ses agissements ?

En Norvège, les risques liés à une négligence face au contre-espionnage iranien ont suscité une controverse nationale en 2018, lorsque le ministre de la Pêche, Per Sandberg, s’est rendu en Iran avec sa compagne d’origine iranienne, Bahareh Letnes, sans respecter les protocoles de sécurité gouvernementaux. M. Sandberg a fini par démissionner, sur fond de spéculations selon lesquelles il aurait été piégé par une opération de séduction (« honey trap ») menée par les services de renseignement iraniens. Cet épisode a mis en lumière la vulnérabilité des hauts responsables face à des relations potentiellement compromettantes.

Au Danemark, des preuves plus tangibles ont été mises au jour : un citoyen norvégien d’origine iranienne a été reconnu coupable d’avoir participé à une opération de renseignement iranienne visant une figure de l’opposition en exil. En 2020, Mohammad Davoudzadeh Loloei a été condamné à sept ans de prison pour activités de renseignement illégales et complicité dans une tentative de meurtre.

La Suède a connu des affaires comparables. En 2019, un tribunal de Stockholm a condamné un homme, de nationalité suédoise et irakienne, pour avoir collecté des informations sur des militants de l’opposition iranienne pour le compte de Téhéran. En 2024, la radio publique suédoise (Sveriges Radio) a révélé qu’un couple, entré en Suède sous de fausses identités afghanes, était soupçonné de préparer des attaques contre des cibles juives pour le compte de l’Iran. Ils ont été expulsés sans être poursuivis pour ce projet d’attentat présumé.

Ces menaces ne se limitent pas aux institutions liées à l’immigration. En 2023, Peyman Kia, un ancien responsable des services de sécurité suédois, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour espionnage.

Les ambassades du régime iranien ne sont PAS des missions diplomatiques ; ce sont des centres opérationnels mondiaux servant au contournement des sanctions, à l’espionnage

En mai 2024, le Säpo a publiquement accusé le régime iranien de recourir à des réseaux criminels suédois pour mener des opérations violentes contre ceux qu’il considère comme ses ennemis, notamment des intérêts israéliens et juifs.

Pourtant, les gouvernements européens ont continué à privilégier une approche diplomatique conciliante envers la dictature cléricale, traitant souvent les scandales liés aux services de renseignement comme des incidents de sécurité isolés, plutôt que comme la preuve d’une campagne soutenue de répression transnationale.

Ce nouveau scandale confère une urgence accrue aux revendications de longue date de la Résistance iranienne, qui a toujours rejeté la politique d’apaisement menée par les pays occidentaux à l’égard de Téhéran. Depuis des décennies, مe CNRI a appelé à rompre les relations diplomatiques avec le régime clérical, à fermer ses ambassades — qui ne servent que de centres d’espionnage et de terrorisme — et à expulser ses agents de renseignement se faisant passer pour des diplomates.