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L’UE désigne officiellement les Pasdaran iraniens (CGRI) comme organisation terroriste

L’UE désigne officiellement les Pasdaran iraniens comme organisation terroriste

Le 29 janvier 2026, l’Union européenne a officiellement désigné le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien comme organisation terroriste, suite à une décision unanime des 27 États membres de l’UE au sein du Conseil des affaires étrangères. Cette désignation place le CGRI sur la liste des organisations terroristes de l’UE aux côtés d’entités telles que Daech et Al-Qaïda – un signal clair que l’Europe considère les Gardiens non pas comme une institution étatique classique, mais comme un instrument transnational de répression et de terreur.

Cette désignation entraîne des conséquences concrètes. Elle déclenche le gel des avoirs, des restrictions de voyage pour les membres du CGRI et l’interdiction de fournir des fonds ou des ressources à l’organisation. En d’autres termes, cette mesure vise à perturber la capacité du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à opérer, blanchir de l’argent, investir, recruter et étendre son influence par le biais de financements, de la logistique et de réseaux, que ce soit en Europe ou via des canaux internationaux connectés aux systèmes financiers et juridiques européens. Les responsables de l’UE ont qualifié cette décision de mesure à la fois morale et opérationnelle : une forme de pression concrète contre une force largement considérée comme essentielle à la brutalité interne et à l’agression externe du régime iranien.

La répression ne saurait rester impunie

Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a salué la décision de l’Union européenne de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste, la qualifiant de mesure nécessaire et attendue depuis longtemps contre l’appareil répressif du régime et l’exportation du terrorisme. Elle a déclaré : « La décision de l’Union européenne de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste est une réponse urgente au massacre de jeunes gens lors du soulèvement en Iran et une étape nécessaire pour faire face à la dictature terroriste et théocratique qui règne en Iran. Le CGRI est l’organe central de répression, ainsi que d’exportation du terrorisme et des actes belliqueux. Depuis sa création, il a joué un rôle de premier plan dans les crimes contre l’humanité, le génocide et les crimes de guerre.

Comme la Résistance iranienne le réclame depuis plus de trente ans, cette désignation aurait dû avoir lieu depuis longtemps. Félicitations au peuple iranien, et en particulier aux mères endeuillées dont les enfants ont perdu la vie, un coup dur porté à la politique d’apaisement qui s’effondre. La désignation du CGRI comme organisation terroriste doit s’accompagner de mesures urgentes supplémentaires : la fermeture des ambassades du régime, l’expulsion de ses diplomates et agents du CGRI et du ministère du Renseignement (MOIS), la coupure totale des sources de financement du régime et la reconnaissance du droit de la jeunesse iranienne à combattre le CGRI et à obtenir un changement de régime. Par le peuple iranien et la Résistance. De même qu’il a jadis exigé la dissolution de la SAVAK du Shah, le peuple iranien réclame aujourd’hui la dissolution du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Il rejette la SAVAK, le CGRI et le MOIS, et aspire à une république démocratique fondée sur la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Pour comprendre l’importance de cette mesure, il est essentiel de comprendre ce qu’est le CGRI – et ce qu’il n’est pas. Peu après la révolution de 1979, Rouhollah Khomeiny, alors Guide suprême, ordonna la création du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), le présentant publiquement comme le gardien des « valeurs » révolutionnaires. Mais sa véritable mission a toujours été plus simple et plus sombre : préserver le régime clérical à tout prix. Une remarque de Khomeiny lui-même illustrait bien cette logique : « Si le CGRI disparaît, le pays tout entier sera perdu » – et par « pays », il entendait la survie de son système au pouvoir. Au fil du temps, les Gardiens de la révolution sont devenus l’instrument central du régime : une force conçue non pas pour la défense nationale au sens habituel du terme, mais pour la protection du régime, la répression de la dissidence et l’exportation du terrorisme.

Sur le plan intérieur, le bilan des Gardiens de la révolution iraniens est indissociable de la répression. Leur priorité a toujours été d’écraser toute contestation politique et de faire taire toute insurrection. Lors des manifestations nationales de novembre 2019, les forces des Gardiens de la révolution, agissant sous les ordres directs d’Ali Khamenei, ont tué plus de 1 500 manifestants. Et lors du soulèvement de janvier 2026, un rapport sur les droits humains a confirmé ce qu’on savait depuis des années : le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) est l’épine dorsale du régime, et l’affaiblir affaiblit la capacité de ce dernier à réprimer l’intérieur du pays et à exporter la terreur à l’étranger.

Maintenant que l’Union européenne a formellement reconnu le CGRI comme responsable des violences et massacres de masse perpétrés contre le peuple iranien, la prochaine étape doit être une clarification politique et une action juridique : reconnaître explicitement le droit du peuple iranien, et en particulier de la jeunesse iranienne, à la légitime défense face à la répression organisée et meurtrière du CGRI.