AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeLes fanfaronnades creuses des responsables militaires du régime des mollahs

Les fanfaronnades creuses des responsables militaires du régime des mollahs

Un article d’Edwin Mora publié dans Breitbart le 29 Novembre, suggère que l’Iran chercherait à établir des bases navales au Yémen ou en Syrie. Ceci, selon le chef d’état-major de l’armée du régime des mollahs.

« Nous avons besoin de bases distantes, et il peut devenir un jour possible d’avoir des bases sur les rives du Yémen ou de la Syrie, ou des bases sur des îles ou sur des bases flottantes », déclare le quotidien Shargh Daily, citant les propos du général iranien Mohammad Hossein Baqeri à un rassemblement de commandants des forces navales, selon Reuters. « Est-ce qu’avoir des bases distantes est moins important qu’avoir la technologie nucléaire ? Je dis que cela vaut des dizaines de fois plus », a ajouté Baqeri dans ses propos qui ont été publiés dimanche.

A travers une réaction inhabituelle dénonçant le plan de l’Iran, Saleh al-Samad, le chef du conseil politique pour les rebelles Houthis, a écrit dans un communiqué sur Facebook : « Pas un carré des terres du Yémen ou de ses eaux ne seront confisqués au profit d’une quelconque partie étrangère… que soit à un allié ou à un ennemi. »

Le responsable chiite Houthi a critiqué les propos des Baqeri, en exhortant le régime des mollahs à se familiariser avec l’histoire des tentatives infructueuses d’occupation du Yémen. L’Iran a nié les accusations des États-Unis et des sunnites de l’Arabie Saoudite selon lesquelles il fournirait une aide militaire aux Houthis du Yémen.

Une coalition soutenue par les Etats-Unis, et dirigée par l’Arabie Saoudite, lutte contre les rebelles chiites au Yémen depuis mars 2015 dans le but de rétablir le président yéménite internationalement soutenu Abdrabbuh Mansur Hadi. Les propos du général du régime des mollahs vont probablement augmenter les préoccupations de l’Arabie saoudite et de ses alliés.

Onze pays arabes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont accusé l’Iran de parrainer le terrorisme en « finançant et en armant des milices qui déstabilisent notre région », dans une lettre adressée à l’Assemblée générale des Nations Unies plus tôt ce mois-ci, faisant écho à une position officielle des Etats-Unis.

Selon l’Associated Press (AP), les représentants des onze pays ont écrit que l’Iran « interfère constamment dans les affaires intérieures des pays arabes, provoquant des tensions et une instabilité dans la région », citant spécifiquement les activités de la République islamique au Yémen ainsi qu’en Syrie. Ils accusent le régime des mollahs de soutenir les rebelles chiites Houthis au Yémen et le régime du dictateur Bachar
El-Assad en Syrie. L’Iran a déployé des milliers de membres du Hezbollah, basés au Liban, et les « Pasdaran » (CGRI) en plus des combattants chiites d’Afghanistan et d’Iran.

L’Iran et la Syrie sont tous les deux officiellement inscrits comme étant des Etats commanditaires du terrorisme par le gouvernement des États- Unis. La Russie et l’Iran ont été les principaux bienfaiteurs d’Assad.

Fait intéressant, les déclarations récentes du général iranien sont survenues alors que les affrontements entre la marine iranienne et son homologue américain dans le golfe Persique étaient à leur comble. Le Commandant de la marine des mollahs, le contre-amiral Habibollah Sayyari, se vantait la semaine dernière que la 44e flottille de navires de guerre du régime des mollahs était entrée dans l’océan Atlantique pour la première fois. Il a affirmé que la mission de la flotte est de protéger les navires iraniens et les pétroliers contre les pirates, et l’Iran soutient que sa présence militaire dans les eaux internationales est en conformité avec les efforts internationaux contre la piraterie.

Le contre-amiral Sayyari affirme que la marine des mollahs s’est rendue en Inde, au Pakistan, en Oman, en Tanzanie, en Azerbaïdjan et en Afrique du Sud et prévoit d’aller en Russie, au Kazakhstan, au Turkménistan, en plus des pays limitrophes de l’océan Indien et de l’Asie du sud-est.