CNRI – Des centaines d’avocats et de juristes en Irak ont signé une déclaration condamnant les récentes mesures répressives du régime iranien et de ses mandataires irakiens contre les membres des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) à Achraf, principale opposition au régime des mollahs.
Ils dénoncent expressément la torture psychologique des résidents au moyen de 180 haut-parleurs puissants, les restrictions médicales et un blocus inhumain du camp.
Leur déclaration, soutenue par le Barreau du nord de l’Irak, salue les résolutions du Parlement européen concernant Achraf, adoptées le 24 avril 2009 et le 25 novembre 2010. Elle met en avant le colloque de Washington du 17 décembre et la conférence internationale de Paris le 22 décembre appelant à la fin du blocus d’Achraf.
«De notre point de vue de juristes, l’article 45 de la Quatrième Convention de Genève oblige les États-Unis à reprendre la protection des résidents d’Achraf dans les circonstances actuelles », dit la déclaration, intitulée « Appel à l’action pour lever le blocus d’Achraf », et qui a été signée par plusieurs centaines de juristes irakiens.
Ces derniers estiment que les forces américaines et une équipe de la MANUI doivent établir une présence permanente à Achraf et instituer les mêmes normes qui prévalaient avant le transfert de la protection aux forces irakiennes en 2009.
Ils notent également que les Achrafiens sont des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève qui leur accorde des protections et des droits fondamentaux. «Le blocus illégal d’Achraf, qui dure depuis 22 mois, doit être levé, et il faut rétablir l’accès aux soins médicaux ainsi que les activités commerciales et la circulation».
Outre la protection de leur droit à la propriété, les résidents d’Achraf doivent également voir la fin de la torture psychologique à laquelle ils sont soumis par des agents du renseignement du régime iranien au moyen de 180 haut-parleurs puissants.
Pour finir, les avocats demandent la dissolution du comité chargé de la répression d’Achraf au sein des services du premier ministre irakien, le jugeant illégal après la création du nouveau gouvernement de coalition.

