mardi, janvier 31, 2023
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceSoutenir la suppression de l'étiquette de terroriste du mouvement de résistance iranienne

Soutenir la suppression de l’étiquette de terroriste du mouvement de résistance iranienne

Family Security Matters, 20 janvier – Mukasey, Ridge, Bolton, Giuliani et Townsend ont parfaitement raison. Thomas McInerney (général de corps d’armée, retraité de l’US Air Force), le Général Paul Vallely, retraité de l’Armée américaine, le Professeur Raymond Tanter (du Conseil National de Sécurité de Reagan-Bush).

Combien de fois verrez-vous l’équipe d’élite des conseillers de politique étrangère de George W. Bush en représentation coup-sur-coup à Washington et Paris? Vous ne trouverez pas souvent des lumières comme Michael Mukasey, ministre de la Justice, de 2007 à 2009; Tom Ridge, conseiller à la sécurité intérieure de 2001 à 2003 et secrétaire à la Sécurité intérieure, de 2003 à 2005: Rudy Giuliani, maire de New-York, de 1993 à 2001; et Frances Fragos Townsend, conseillère à la Sécurité intérieure pour George W. Bush, de 2004 à 2008 parler d’une seule et même voix de la politique étrangère conservatrice dans le pays et à l’étranger.

Rejoints à Washington par John Bolton, l’ancien ambassadeur aux Nations Unies du président Bush, ces cinq éminents responsables de la politique étrangère de Bush ont fait la une en mettant l’accent sur la menace iranienne pour les États-Unis tout en suggérant des moyens de contrer cette menace en se focalisant sur une solution iranienne : la suppression de l’étiquette injustifiée de terroriste collée à l’un des principaux groupes d’opposition iraniens – les Moudjahidine du peuple (OMPI).

Leur principal argument est fondé: la désignation est injustifiée car l’administration Clinton a placé l’OMPI sur la liste des organisations terroristes pour des raisons non liées au terrorisme, mais pour encourager Téhéran à se rapprocher de Washington; et l’administration Bush a maintenu à tort l’OMPI sur la liste par crainte d’un envoi par le régime iranien d’armes supplémentaires à l’Irak pour tuer des soldats américains, ce que Téhéran a fait de toute façon.

De plus, le Royaume-Uni et ensuite l’Union Européenne ont supprimé l’OMPI de leurs listes respectives de terroristes après y avoir été poussés par les tribunaux, qui ont mené un examen approfondi des preuves issues de sources publiques et confidentielles. À la suite de telles actions, l’étiquette de terroriste semble injustifiée par les circonstances historiques.

L’argument légitime des cinq anciens responsables politiques peut être corroboré par des preuves directes selon lesquelles la désignation de terroriste n’a aucun fondement; en effet, les preuves historiques confirment leur conclusion selon laquelle la désignation est au mieux problématique.

En contribution aux décisions du Royaume-Uni et de l’Union Européenne de radier la classification de l’OMPI, un tribunal britannique a conclu que : « il n’y avait pas eu d’attaques opérationnelles offensives de la part des agents de l’OMPI au sein de l’Iran depuis août 2001 ». Et la Cour d’Appel du Royaume-Uni a confirmé cette conclusion et a conclu que des documents confidentiels renforçaient l’idée que le gouvernement ne pouvait pas avoir légitimement soutenu que l’OMPI avait l’intention, dans le futur, de recourir au terrorisme.

S’appuyant sur les conclusions européennes, l’ Iran Policy Committee a examiné trois énormes bases de données électroniques à la recherche de preuves pour déterminer si l’OMPI méritait ou non de figurer parmi les organisations terroristes: le Centre National du Contre-terrorisme (NCTC), le Système Mondial de Détection des Incidents (WITS); la Base de données Mondiale du Terrorisme (GTD), de l’Université du Maryland; la Base de données des Incidents de Terrorisme Mondial de RAND.

L ‘étude l’ Iran Policy Committee a conclu que dans trois des principales bases de données publiques sur le terrorisme, il n’existait pas de rapports crédibles et confirmés classant l’OMPI comme les auteurs d’un quelconque incident militaire après 2001; puisque les membres de l’OMPI en Irak se trouvaient sous la surveillance et la protection de l’armée américaine 24 heures sur 24 entre 2003 et 2009, la plausibilité de l’OMPI se livrant à des activités terroristes, ou ayant la capacité de commettre des actes de terrorisme est quasi nulle durant cette période; et dans les Country Reports on Terrorism (rapports annuels sur le terrorisme) du Département d’État de 2007, 2008 et 2009, l’accusation de 2006 selon laquelle l’OMPI a la « capacité et la volonté » de commettre des activités terroristes ou des actes de terrorisme ne réapparait pas, suggérant qu’il n’y a aucun fondement public pour que la Secrétaire soutienne que l’OMPI conserve la capacité et l’intention de se livrer à des actes de terrorisme ou des activités terroristes.

Pour maintenir la désignation d’un groupe absent de toute activité terroriste ou acte de terrorisme au cours des deux dernières années, le Département d’État doit faire la preuve d’une capacité et d’une intention « actuelles » de mettre en œuvre de telles activités qui menaceraient les intérêts de la sécurité nationale des États-Unis ou la sécurité des ressortissants américains. La capacité et l’intention (l’organisation, la formation et l’armement) se rapportent également aux deux dernières années.

Bien que la Secrétaire d’État Condoleezza Rice ait maintenu que l’OMPI continuent d’être une organisation étrangère se livrant à uneactivité terroriste et des actes de terrorisme ou gardant la capacité et l’intention de le faire, il n’existe aucun fondement dans le rapport public pour justifier une telle conclusion.

Il est déraisonnable de croire que la capacité et l’intention terroristes aient été dissimulées aux yeux vigilants des dispositifs de surveillance de l’armée américaine qui ont aussi protégé l’OMPI au camp d’Achraf en Irak lors de la période de réexamen de la désignation par la Secrétaire Rice en janvier 2009; par conséquent, la crédibilité du rapport confidentiel devrait être au-dessus de toute contestation pour justifier la nouvelle désignation. Cependant, la Cour d’Appel américaine pour le District de Columbia a mis en doute la crédibilité des sources confidentielles utilisées par la secrétaire lorsque la Cour a renvoyé la désignation à l’État pour un examen plus approfondi en accord avec une application de la loi selon les procédures prévues.

Il est paradoxal que le Département d’État veuille plaire aux ayatollahs iraniens en désignant comme terroriste l’un de leurs principaux opposants au sujet duquel il n’y a aucune preuve publique d’incidents militaires, d’activités terroristes ou d’acte de terrorisme, ou de la capacité et de l’intention non seulement lors de la durée obligatoire, du point de vue juridique, pour que la désignation soit valide, mais également au cours des 10 dernières années.

Sur la base d’une désignation fondée sur un critère non lié au terrorisme, le manque de preuves dans le rapport public de l’implication de l’OMPI dans le terrorisme, les activités terroristes, ou une capacité et une intention actuelles, de même que les doutes exprimés par la Cour d’Appel Fédérale quant à la crédibilité des sources confidentielles utilisées dans la nouvelle désignation, l’étiquette de terroriste collée à l’OMPI est simplement illogique.

Il est dans l’intérêt des États-Unis de corriger cette désignation injustifiée; ce faisant, le Président Barack Obama placerait les États-Unis dans une position diplomatique bien plus forte à la suite de l’échec des négociations nucléaires avec l’Iran, à Istanbul les 21 et 22 janvier. Bien que cela puisse être trop demander de s’attendre à ce qu’Obama suive les suggestions de Mukasey, Ridge, Bolton, Giuliani et Townsend, la course pour un centre bipartite dans la politique intérieure par l’administration d’Obama suite à la défaite complète aux élections de mi-mandat en novembre, pourrait être suivie par un mouvement similaire en politique étrangère.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe