mercredi, février 28, 2024
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La rentrée scolaire et les craintes du régime en Iran

Le 1er Mehr, premier jours d’automne du calendrier persan, correspond au 23 septembre 2023 et marque le début de l’année scolaire et universitaire en Iran. Ce réveil des centres de connaissance et d’éducation constitue une menace importante pour un régime qui a prospéré en encourageant l’ignorance et la superstition. Alors que les écoles et les universités ouvrent leurs portes, le régime répressif et misogyne fait face au spectre imminent d’une résurgence des soulèvements menés par les étudiants et les jeunes, remettant en question les fondements mêmes de son régime autoritaire.

Des sources officielles font état de plus de 12 millions d’élèves de différents niveaux d’enseignement qui fréquentent les écoles au cours de cette nouvelle année scolaire, accompagnés par un million d’enseignants qui les guident. En outre, le ministère des Sciences indique que plus de 3,3 millions d’étudiants commenceront leurs études dans les universités cette année, avec plus de 80 000 professeurs prêts à enseigner en classe.

Cependant, le régime ne cache pas sa principale crainte d’un nouveau soulèvement populaire dans la suite des soulèvements de 2022. Cette crainte expliquent les efforts pour réprimer tout opposition, combinés à la mission principale d’Ebrahim Raisi de s’adresser à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York pour convaincre le monde que le régime des mollahs n’est pas sur le point d’être renversé.

Il est donc évident qu’à l’heure où commence la nouvelle année universitaire, la principale préoccupation du régime reste de savoir comment contrecarrer et maîtriser les soulèvements et manifestations potentiels.

Ce récit met en lumière le rôle central des universités et des étudiants, en particulier des étudiantes, lors du soulèvement de 2022 en Iran. Les universités, notamment ceux de Téhéran, ont été en première ligne du soulèvement au lendemain du martyre de Mahsa Amini. Leur appel au réveil s’est répercuté dans d’autres universités, renforçant ainsi leur rôle de pionnier tout au long du soulèvement.

Peu après les universités, les écoliers ont rejoint les bouleversements sociaux et nombre d’entre eux, en particulier les étudiantes, ont défié les normes sociétales, scandant des slogans contre le régime, notamment « Mort à Khamenei », sapant ainsi l’autorité du Guide suprême.

Malgré des attaques sans précédent, comme en témoignent l’Université Sharif et diverses écoles, le régime n’a pas eu la capacité de contrer efficacement les rassemblements et les manifestations organisés par les étudiants et les écoliers en raison de leur unité et de leur assemblée structurée.

Cette impasse a conduit le régime à adopter une stratégie sinistre pour réprimer la jeunesse, car la répression conventionnelle était trop dangereuse et n’a pas réussi à dissuader la détermination des jeunes en faveur du changement. À partir de novembre 2022, le régime a orchestré une vague d’attaques par empoisonnement odieuses et calculées, ciblant un nombre choquant de 280 écoles dans 28 provinces. Ce qui rend cette situation encore plus alarmante, car aucun individu n’a jamais été arrêté en relation avec ces actes.

Le régime iranien a élaboré une vaste stratégie visant à immobiliser les jeunes par une série de mesures répressives visant à la fois les universités et les écoles, ciblant les points focaux qui alimentaient l’esprit obstiné du soulèvement.

Militariser les universités, accorder une autorité étendue aux forces de sécurité sur les campus,
Attaques chimiques contre les écoles de filles pour terroriser les jeunes étudiantes, Expulser les étudiants des dortoirs, Infiltrer des voyous affiliés au régime dans les universités sous couvert de personnel universitaire pour contrôler les étudiants.
Détention prolongée d’enseignants et condamnation à des peines sévères en raison de leur association avec le soulèvement et les étudiants, Augmenter le quota des paramilitaires Basij et des Hachd-Achaabi irakiens dans le monde universitaire iranien