mardi, janvier 31, 2023
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Show de propagande à Liberty

pour couvrir l’expulsion forcée de 3200 Achrafiens de leur foyer depuis 26 ans

CNRI – Ce matin, vers 11h00, George Bakoos, un conseiller politique de Nouri-al-Maliki, Mohammad Kazem Sadeq (un des responsables de deux massacres à Achraf), et Gyorgy Busztin, l’adjoint du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Irak, sont allés au camp Liberty sans préavis. Ils étaient accompagnés de plusieurs diplomates et journalistes basés à Bagdad. En organisant ce spectacle de propagande, le gouvernement irakien cherche à dissimuler la réalité du camp Liberty qui est selon toutes les normes une prison et de couvrir l’expulsion forcée des 3200 Achrafiens de leur ville et foyer qu’ils ont construits durant 26 ans.

 

Il s’agissait d’une tentative désespérée de répondre aux révélations choquantes d’une haute autorité de la MANUI sur les mesures répressives du gouvernement irakien contre les Achrafiens, en collaboration avec la MANUI, et de répondre au rapport du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire déclarant que Liberty est une prison.

La visite a été organisée de façon à prendre les résidents au dépourvu et pour que seul un nombre plus restreint d’entre eux puissent signaler les réalités de Liberty. Quand un nombre limité de résidents ont demandé aux diplomates de leur fournir un peu de temps pour pouvoir faire connaitre leurs points, George Bakoos a dit qu’ils devaient partir. Sur les ordres de Sadeq, des véhicules de police ont été alignés devant des résidents qui s’étaient rassemblés dans la rue et sur le chemin de sortie de la délégation afin que les diplomates ne puissent les voir en sortant hors du camp.

Dans le peu de temps où les habitants ont pu parler à la délégation, ils ont souligné que durant ces sept derniers mois à Liberty, les normes humanitaires et des droits humains ont été systématiquement violées. Il n’existe pas de liberté de mouvement, pas d’accès à des avocats, aux familles, à des parlementaires, aux défenseurs des droits humains et on empêche les journalistes d’entrer dans le camp.

Les maigres améliorations sur les conditions humanitaires à Liberty sont dues au temps et aux ressources des résidents. Dans un cas, les résidents ont dépensé 6 millions de dollars pour la mise en place du système d’eau courante et l’alimentation en combustible à Liberty. Les factures de toutes ces dépenses sont disponibles.

Les résidents ont également souligné que le gouvernement irakien, dans la pratique les a privés du droit à la propriété et ne leur a pas permis non plus de transférer leurs biens d’Achraf à Liberty, ni de les vendre librement. Seul un marchand fictif affilié à des organes de sécurité a reçu la permission d’aller à Achraf, dans le but de bloquer les biens et d’empêcher leur vente.

Le gouvernement irakien empêche le transfert des véhicules personnels et utilitaires, des chariots élévateurs à fourche, des équipements médicaux, des bicyclettes et des groupes électrogènes qui appartiennent aux résidents. Ce sont des biens nécessaires à la vie quotidienne des habitants, qui leur appartiennent tous et dont les documents sont disponibles. Empêcher le transfert des générateurs de 1,5 mégawatt d’Achraf à Liberty entraine une alimentation électrique non fiable pour les résidents de Liberty et en raison de la vétusté des générateurs en place, le coût du combustible est de plusieurs fois ce qu’il devrait être. Par ailleurs, vu que plus de 1.100 résidents ont été blessés dans les attaques criminelles des forces irakiennes, les équipements médicaux sont d’une nécessité vitale.

Le gouvernement irakien empêche même l’entrée dans le camp des fleurs et les plantes de plus de 10 ou 15 centimètres de haut et ne permet pas la construction de routes en asphalte ou en ciment particulièrement essentielles pour les handicapés.

M. Busztin, l’adjoint du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Irak, a dit aux résidents que la délégation d’aujourd’hui est une mission d’enquête et qu’ils disposent de 20 minutes pour lui parler. Les résidents ont répondu que cela revenait à tourner en ridicule un concept internationalement connu. S’il s’agit d’une mission d’enquête, qui l’a nommée et quelle est sa composition ? Quel est son mandat et quel est l’objet de ses recherches et de son enquête ? S’il s’agit d’une mission d’enquête, elle doit entendre les victimes, c’est- à-dire les habitants de Liberty qui ont fait l’objet d’une expulsion forcée. La mission d’enquête devrait visiter Achraf, qui a abrité ces personnes pendant 26 ans et voir la dégradation de leurs conditions de vie à Liberty. Elle devrait avoir toute latitude pour venir à Liberty sans la surveillance du gouvernement irakien et parler à tous ceux qu’elle désire sans aucune restriction et avec suffisamment de temps.

Les résidents ont rappelé que si Liberty n’était pas une prison, l’ONU devrait le déclarer comme un camp de réfugiés avec des portes ouvertes et devrait autoriser le transfert des biens des habitants, d’Achraf à Liberty, en particulier les groupes électrogènes, les équipements médicaux, les véhicules personnels et utilitaires, les chariots élévateurs, etc.
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 septembre 2012

 

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