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Se moquant ouvertement de l’ONU, des USA et de l’UE, Maliki dément détenir les 7 otages d’Achraf

Catherine Ashton : Les otages sont retenus en captivité près de Bagdad et ils courent un risque significatif d’être envoyés en Iran

Appel de Maryam Radjavi : une action internationale immédiate est nécessaire pour empêcher que les otages soient livrés au régime iranien

Ce 20 septembre, il y a quelques heures dans son site officiel de premier ministre irakien, Maliki a démenti détenir les sept otages et tout comme il dément la moindre action le 1er septembre à Achraf et fait mine de ne rien savoir. A propos de la demande de la communauté internationale de mener une enquête, il prétend que « l’organisation du peuple » s’y est opposée !

Ces déclarations interviennent alors que l’ambassadeur Busztin, suppléant du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Irak, a pu compter le 2 septembre à Achraf 52 corps, dont la plupart avaient les mains liées et qui avaient été exécutés collectivement dans un grand crime contre l’humanité. Il avait exprimé sa colère et son dégoût.

Nul n’ignore que ce grand crime contre l’humanité a été commis à Achraf sur ordre de Maliki par les forces spéciales SWAT et la « sale division » (division dorée de Maliki ainsi surnommée en raison de sa cruauté), à la demande du régime iranien. La décision de ce carnage a été transmise dans une rencontre le 27 aout par Ghassem Soleimani, chef de la force terroriste Qods, à Maliki, mais ce dernier souhaite à présent tout nier.

Cette déclaration ignoble et scandaleuse qui ne peut tromper personne, est pleine d’intention malveillante et d’un marchandage abject sur la déportation en Iran des otages pour les livrer au régime, faire obstacle à la moindre enquête et poursuivre la tuerie.

L’ONU, les USA et l’UE ont été mis au courant en détails de cette affaire et savent que les sept otages se trouvent dans une prison près de l’aéroport de Bagdad et en grève de la faim. Ils ont été vus par des témoins oculaires.

A ce sujet, hier Catherine Ashton a écrit au Vice-président du Parlement européen : « Nous avons des raisons de croire que les sept habitants du camp sont retenus en captivité près de Bagdad, et qu’il existe un risque significatif qu’ils puissent être envoyés en Iran.

« Je partage totalement votre inquiétude sur le sort de ces personnes. J’ai parlé avec le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari pour exhorter les autorités à assurer la libération des otages et leur souligner la nécessité d’éviter toute autre violence quand les habitants restant quitteront le camp d’Achraf.

« Ces messages vont suivre la déclaration que j’ai publiée la semaine dernière après la récente attaque, dans laquelle j’ai condamné ces meurtres et j’ai attiré l’attention sur la nécessité de mener une enquête transparente sur ces incidents. Notre délégation à Bagdad est actuellement en contact étroit aves les autorités au sujet des progrès de cette enquête. Je continuerai de suivre cette affaire de près et d’insister pour que le gouvernement irakien remplisse ses obligations quant à sa responsabilité d’assurer la sécurité des habitants du camp d’Achraf et du camp Hurrya. »

Les diplomates de l’UE en Irak se sont aussi ces derniers jours entretenus avec le gouvernement irakien sur les 7 otages. Les otages sont sous le contrôle de Falah Fayaz, le conseiller à la sécurité nationale de Maliki.

Auparavant également, le HCR avait déclaré le 13 septembre : « Selon des informations parvenues au HCR, sept individus qui habitaient au camp du Nouvel Irak et ont disparu du camp le 1er septembre, sont détenus quelque part en Irak et pourraient être en danger d’être renvoyés contre leur volonté en Iran. Ces sept personnes sont toutes connues du HCR pour être des demandeurs d’asile, et l’agence espère avoir une chance de pouvoir les interroger. A la lumière des informations multiples et persistantes toute la semaine dernière comme quoi ces individus encourraient le risque d’un retour forcé en Iran, le HCR appelle le gouvernement irakien à les localiser, à assurer leur sécurité physique et à les protéger contre un rapatriement forcé en Iran. »

A la suite du démenti abject de Maliki, Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a appelé le président Obama, le secrétaire d’Etat Kerry, le secrétaire général Ban Ki-moon, son directeur des Affaires politiques Jeffrey Feltman, Navi Pillay la Haut-commissaire aux droits de l’homme, Antonio Guterres le Haut commissaire aux réfugiés, Mme Beth Jones, Secrétaire d’Etat adjointe américaine aux Affaires du Proche-Orient et l’ambassadeur Bicroft, à intervenir immédiatement pour empêcher la violation du principe de non-refoulement et la déportation des réfugiés en Iran pour les livrer au régime. Mme Radjavi a aussi appelé la communauté internationale, les gouvernements européens, les organisations internationales de défense des droits humains, en particulier Amnesty Internationale et la FIDH à agir de toute urgence.

Cela fait 20 jours que dure la grève de la faim des habitants de Liberty, des familles et des communautés iraniennes dans divers pays pour la libération des otages.

Mme Radjavi a insisté très précisément sur la responsabilité du gouvernement américain vis-à-vis du principe de non-refoulement et la sécurité des otages et des habitants de Liberty qui ont tous le statut de personnes protégées par la 4e convention de Genève, qui sont des réfugiés et des demandeurs d’asile protégés par le droit international et le gouvernement américain a signé avec chacun d’entre eux un accord de protection.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 septembre 2013

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