vendredi, décembre 9, 2022
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Iran-nucléaire : il faut un arrêt complet de l’enrichissement, la fermeture du site d’Arak et l’acceptation du protocole additionnel

Dans la crise nucléaire actuelle, tout accord entre la communauté internationale et le régime des  mollahs qui ne comprend pas un arrêt complet de l’enrichissement, la fermeture totale du site d’eau lourde d’Arak, l’acceptation du Protocole additionnel et un accès libre sans condition de l’AIEA à tous les sites et spécialistes nucléaires maintenus hors de portée depuis tant d’années, un tel accord ne fera que donner davantage de possibilités au fascisme religieux en Iran d’atteindre la capacité militaire nucléaire.

 Ces mesures doivent aussi inclure un arrêt de la production et de l’installation des centrifugeuses, faire sortir l’uranium enrichi d’Iran ou le rendre inutilisable pour de l’armement nucléaire. Moins que ça ne sera ni “vérifiable” ni “transparent”. 
 
Voilà onze ans que les sites de Natanz et d’Arak ont été révélés par la Résistance iranienne en aout 2002. Depuis, le régime des mollahs n’a pas volontairement informé l’AIEA ou même révélé un site ou un projet nucléaire. Ce n’est qu’après leur révélation par la Résistance ou leur découverte par l’AIEA et après de multiples tentatives de dissimulation et beaucoup de retard, que le régime a été forcé de reconnaitre ces révélations. Ces derniers mois, la Résistance iranienne a dévoilé un nouveau site totalement secret dans la région de Damavand appelé “Maadan-e-Charq”. Elle a aussi révélé que les mollahs déménageaient dans l’urgence de SPND (l’Organisation de l’Innovation dans la Défense et la Recherche) dans un nouveau site clandestin à Téhéran. Le SPND est un centre de recherche et de conception du projet nucléaire dédié à la fabrication de la bombe atomique. Ce fait témoigne des tentatives des mollahs de couvrir leurs activités pour obtenir des armes nucléaires. 
 
Il est bon de rappeler que dans les années 2003-2004 quand la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avaient conclu un accord avec le régime pour qu’il suspende son programme nucléaire, le régime avait profité de cette opportunité pour tromper le monde et compléter divers aspects de son programme clandestin dans le but de se doter de la capacité militaire. Le mollah Rohani s’en était vanté ouvertement quand il était négociateur en chef du régime. Notamment dans une interview à la télévision d’Etat le 28 mai 2013, sur l’accord du régime avec les Européens pour suspendre l’enrichissement, Rohani avait déclaré : “Nous l’avons complété (…) Nous avons négocié à Téhéran en octobre 2003. Et vous savez quand l’UFC a été lancé ?! Vous savez quand on a fait des yellow cake ?! En hiver 2004. On l’avait suspendu?! On l’a complete, oui !” De même dans un discours ce 3 novembre, le guide suprême du régime Ali Khamenei, évoquant les accords à cette date, a déclaré : “L’expérience que nous avons eu en 2003-2004 concernant l’enrichissement, dans ses négociations avec les Européens, la république islamique a accepté d’arrêter l’enrichissement pendant une période. Nous avons été retardé pour quelques années, mais cela a tourné à notre avantage.”
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 novembre 2013
 
 
 

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