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Retour à la réalité : Les Moudjahidine du peuple, les Kurdes et les chiites en Irak

Ali SafaviPar Ali Safavi

The Huffington Post, 8 avril – Une des allégations non fondées contre le les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), c'est qu'ils auraient été impliqués dans la répression des Kurdes irakiens et des chiites après l'opération Tempête du Desert en 1991. La source de cette allégation, qui a plus tard frayé son chemin dans rapport de 1994 su Département d’État américain sur l’OMPI, [1] et par la suite dans les rapports du Département sur le terrorisme, n'est autre que le ministère iranien du Renseignement, le Vevak.

Le fait est qu’au lendemain de la guerre de 1991 du Golfe Persique, le régime iranien a lancé une vaste campagne de propagande prétendant que l'OMPI avait joué un rôle dans l’écrasement de l'insurrection kurde dans le nord de l'Irak. La campagne de propagande était spécifiquement destinée à éclipser l’envoi par Téhéran de milliers d’hommes en Irak en mars et avril 1991 pour détruire les bases de l’OMPI près de la frontière Iran-Irak.

De manière surprenante, malgré un manque manifeste de preuves factuelles, cette accusation a également agi pour justifier l’inscription de l’OMPI sur la liste du terrorisme aux États-Unis. Non seulement il n'existe pas la moindre preuve à l'appui de cette accusation, mais il existe une pléthore de documents et de preuves, à l’époque offerts par d'éminents Kurdes et chiites irakiens, récusant de manière définitive ces accusations. 

« (Nous) pouvons confirmer que les Moudjahidine (sic) n'ont pas été impliqués dans la répression du peuple kurde, ni pendant l'insurrection, ni après coup. Nous n'avons pas trouvé de preuves pour suggérer que les Moudjahidine ont exercé une quelconque hostilité envers le peuple du Kurdistan irakien. »

Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari

Il n'y a pas un gramme de vérité dans l'allégation selon laquelle l'OMPI aurait participé à la répression contre les Kurdes irakiens. Le témoignage le plus définitif de ce fait est une lettre de 1999 à un tribunal néerlandais de l’actuel ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, qui était à l'époque le porte-parole de politique étrangère du Parti démocratique du Kurdistan d'Irak (PDK). Il écrit : « (Nous) pouvons confirmer que les Moudjahidine (sic) n'ont pas été impliqués dans la répression du peuple kurde, ni pendant l'insurrection, ni après coup. Nous n'avons pas trouvé de preuves pour suggérer que les Moudjahidine ont exercé une quelconque hostilité envers le peuple du Kurdistan irakien. » [2]

Quatre ans plus tôt, un document officiel des Nations Unies avait réfuté ces allégations, en notant qu'elles s’inscrivaient dans le cadre d’une campagne de désinformation bien orchestrée du régime iranien pour discréditer l'OMPI. « De notre enquête indépendante et des discussions avec les parties concernées, nous avons trouvé que ces allégations étaient fausses », écrivait International Educational Development, une ONG au statut consultatif auprès des Nations Unies [3].

En 2001, des déclarations des transfuges du ministère du Renseignement du régime iranien confirmaient que la campagne de propagande concernant la « répression des Kurdes par l’OMPI » était l'une des priorités du Vevak. Dans un témoignage à la Cour d'appel américaine du District of Columbia Circuit en 2001, un de ces transfuges, Jamshid Tafrishi, écrivait : «Ma mission était de raconter aux organisations internationales et aux gouvernements étrangers que l'OMPI écrase le soulèvement kurde en Irak. Le complot était mené sous la supervision de Nasser Khajenouri, agent du régime aux Etats-Unis. Il a organisé pour moi et d'autres agents une interview dans une émission de radio iranienne à Los Angeles pour que nous puissions diffuser nos histoires sur la façon dont l'OMPI avait opprimé le peuple kurde aux côtés des forces irakiennes. Khajenouri a aussi préparé un mémoire écrit sur le sujet en mon nom et l'a envoyé aux services de renseignement et les organismes gouvernementaux américains et les Nations Unies. » [4]

Cela corroborait les conclusions de l’International Educational Development, qui a de nouveau enregistré un autre document aux Nations Unies en 2001, réitérant ses conclusions antérieures comme quoi les services secrets iraniens étaient la source de ces fausses allégations [5].

Et dans son rapport national de 2007 sur le terrorisme, même le Département d'État exprime des doutes sur la véracité des accusations concernant les actions de l'OMPI contre les Kurdes irakiens en diluant à contrecœur sa déclaration antérieure définitive à cet égard. Il écrit : «En 1991, le groupe aurait assisté la Garde républicaine irakienne dans sa répression sanglante des chiites irakiens et les Kurdes qui s’étaient soulevés contre le régime de Saddam Hussein. » [6]

Ce n'est guère surprenant surtout après qu’une enquête exhaustive de 16 mois sur chaque membre de l’OMPI en Irak par sept organismes différents du gouvernement américain, ait reconnu en 2004 «qu'il n'y a aucune base pour accuser un membre du groupe [OMPI] de violation de la loi américaine. » [7]

En outre, dans une lettre en novembre 2006 à l'ambassadeur des États-Unis en Irak, Zalmay Khalilzad, M. Mohammad Mehdi Hachem, un haut fonctionnaire de l'Union patriotique du Kurdistan irakien, s'est dit préoccupé par les allégations et les activités contre l'OMPI, réitérant la relation amicale existant entre le peuple irakien et l'organisation. [8] Entre autres choses, par exemple, il écrit que les membres de l'OMPI étaient des résidents respectueux de la loi en Irak depuis plus de 20 ans. Dans un communiqué distinct en décembre de cette année, M. Hachem a souligné que « l’OMPI n'a jamais agi contre le peuple kurde en Irak, et n'a pas été impliqué dans une action répressive contre eux. Les rumeurs propagées par le ministère du Renseignement de l'Iran sont toutes fausses et une conspiration. »[9]

En effet, s’il y avait eu une preuve de collusion entre l’OMPI et l'ancien gouvernement irakien sur le moindre point, sans parler de la répression des Kurdes ou les chiites, il aurait certainement fait surface au cours des sept années écoulées depuis l'invasion de l'Irak vu que les forces hostiles à l'OMPI, y compris dans le gouvernement actuel, ont eu accès à tous les documents. En réponse à une question sur la participation de l'OMPI dans la répression des Irakiens, le haut dignitaire religieux chiite, l'ayatollah Iyad Jamal ad-Dine, vice-président de la commission des affaires étrangères du parlement irakien, a déclaré à la chaîne Al-Arabiya : « j'ai personnellement suivi et examiné de nombreux dossiers dans les services de renseignement de l'ancien gouvernement et les agences de sécurité spéciales pour voir si je pouvais trouver une seule page de preuve, une photographie ou un document susceptible de démontrer que cette organisation avaient participé à la répression des Irakiens. Nous n'avons pas trouvé un document ou un élément de preuve comme quoi les Moudjahidine du peuple avaient participé à la répression du peuple en Irak … À mon avis, ces mensonges sont diffusés par le renseignement iranien pour ternir l'image de l’OMPI. » [10]

Bien sûr, ce n'est pas le seul cas où Téhéran a accusé l'OMPI de mal-traité les Kurdes irakiens. En octobre 2005, M. Emmanuel Ludot, un avocat français qui avait défendu l'ancien chef de l'État irakien, a dévoilé une proposition que lui avait faite l'ambassadeur du régime iranien, alors en poste en France, Sadegh Kharrazi, lui demandant d'attribuer le gazage de Kurdes d'Irak à l'OMPI. M. Ludot a déclaré : «L'ambassadeur iranien m'a dit [de] dire que les Iraniens n'avaient pas gazé les Kurdes … [que] c’était l’œuvre de l'OMPI. » [11] Le régime iranien n'a jamais démenti.

Au-delà de ces faits indiscutables, d’un point de vue historique, cette allégation est en contradiction avec la position de principe de l’OMPI vis-à-vis des minorités kurdes en Iran et en Irak. En d'autres termes, tout comme l'OMPI a toujours défendu les droits des Kurdes iraniens à l'autonomie dans le cadre de l'intégrité territoriale de l'Iran [12], elle n'a jamais eu la moindre hostilité envers les Kurdes irakiens.

En 1984, avant même que l’OMPI sont installée en Irak, le chef d’alors de l'Union patriotique du Kurdistan irakien (UPK), et actuellement président irakien, Jalal Talabani, a écrit une lettre à Massoud Radjavi, président du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Il y disait notamment : «honorable et cher frère Massoud Radjavi, au nom du politburo de l'Union patriotique du Kurdistan irakien (UPK), je tiens à exprimer mes salutations et mes meilleurs vœux à vous et aux autres frères moudjahidine dans votre juste lutte contre les gangs réactionnaires des fanatiques qui dirigent l'Iran (…) Nous sommes donc toujours prêts à renforcer nos bonnes relations avec les Moudjahidine du peuple d'Iran. » [13]

Malheureusement, quelque temps plus tard, après avoir cédé aux pressions du régime des mollahs et afin d’acheter un soutien stratégique de Téhéran pour assurer son avenir politique, M. Talabani a changé sa position et l'UPK est allé jusqu'à lancer des attaques armées contre les dissidents iraniens et l’OMPI en Irak. Des dizaines de membres de l'OMPI ont été tués dans ces attaques non provoquées. Il se vantait même d’avoir livré des membres de l'OMPI au régime iranien qui ont été exécutés plus tard. [14] L’OMPI n'a jamais exercé de représailles, ce qui rend certainement étrange de l’impliquer dans la répression des Kurdes irakiens.

D'un point de vue pratique également, l'OMPI n’aurait pu avoir été impliquée dans la répression des Kurdes irakiens. Plusieurs mois avant le déclenchement de la guerre du Golfe Persique, l’OMPI avait évacué toutes ses bases des régions kurdes dans le nord et des régions chiites dans le sud de l'Irak, pour se réinstaller dans la partie centrale de la frontière Iran-Irak, dans la province de Diyala, où se trouve la Cité d'Achraf. Le but était de s'abstenir de se trouver mêler dans les affaires intérieures irakiennes. [15] Il s'agissait d'une politique dans laquelle l'OMPI est restée strictement engagée depuis qu'elle a pris la décision d'établir ses bases en 1986. En échange, les responsables irakiens ont convenu de s'abstenir de s'ingérer dans les affaires de l'OMPI et les décisions. Dans la lettre précitée de Zebari, ce dernier disait que «les Moudjahidine du peuple ont son propre programme politique en Iran et ne se mêle pas dans les affaires intérieures irakiennes. » [16]

De même, l’OMPI n’a pas non plus joué de rôle dans les événements liés à l'insurrection chiite dans le sud de l'Irak. Dans une lettre au chef à l’époque de l'Union européenne en matière de politique étrangère, Javier Solana, le secrétaire général du mouvement chiite irakien de premier plan, le mouvement Intifidiya de Sha'baniya, Sami al-Assadi Ghazi, écrivait : « Les Moudjahidine du peuple d'Iran n’ont pas participé à la répression du mouvement chiite contre le gouvernement précédent en 1991 et il n'y en a aucune preuve ; ce sont plutôt des revendications injustes et des rumeurs des agents du régime iranien à leur encontre. »[17]

En 2006, dans une déclaration commune, plus de 12.000 juristes et des avocats irakiens se sont déclarés prêt à défendre l’OMPI devant une cour de justice sur sa présence de vingt ans en Irak. Les juristes irakiens l’attestent : « L’OMPI n'est pas impliquée dans les affaires internes irakiennes et par conséquent les allégations sur son implication dans la répression des Kurdes et les chiites irakiens sont des mensonges absolues et ont été fabriquées par le régime iranien pour ternir l'image de la Résistance iranienne. » [18] 
Et enfin, le vaste soutien des chiites irakiens à l'OMPI au cours des cinq dernières années, dément les allégations d'implication de l’OMPI de les avoir « réprimés ». En novembre 2007, quelque 300.000 chiites du sud de l'Irak ont exprimé leur soutien à l'OMPI et rejeté les allégations concernant l'implication de l’OMPI dans leur répression [19]. Ce soutien des chiites est monté à trois millions en juin 2008. [20]

Ces fausses allégations contre l’OMPI jettent aussi la lumière sur les motivations et la pauvreté morale de l'étiquette de terroriste que le Département d’Etat américain a collé à l'organisation. Si l’OMPI était vraiment une organisation terroriste, pourquoi le Département d’Etat risquerait sa crédibilité en recourant à des accusations douteuses qui sont non seulement sans fondement, mais aussi clairement contredites par des sources et des preuves crédibles ?

Notes
[1] Département d'État américain, «Les Moudjahidine du peuple d'Iran », préparé à la demande du Congrès, article 523 de la Loi « Foreign Relations Authorization Act », les exercices 1994 et 1995, loi n ° 103-236. 28 octobre 1994 . p. 10.

[2] Hoshyar Zebari, lettre à M.F. Wijingaarden, avocat aux Pays-Bas, 14 juillet 1999. Voir aussi, « U.S. Says Iraq-based Iran Opposition Aids Iraq Government », par Jonathan Wright, Reuters, 22 mai 2002. Disponible à l'adresse :
http://www.neareastpolicy.com/index.php?option=com_content&task=view&id=21&Itemid=30 

[3] Implications des activités humanitaires sur la jouissance des droits de l'homme, exposé écrit présenté par International Educational Development, Conseil économique et social de l’ONU, Commission des droits de l'homme, Sous-Commission sur la prévention de la discrimination et la protection des minorités, quarante-septième session , Point 19, E/CN.4/Sub.2/1995/NGO/55 22 août 1995. Disponible à: http://www.globalpolitician.com/25756-ncri-mek-pmoi-iran 

[4] Jamshid Tafrishi, témoignage écrit à la Cour d'appel des États-Unis, District of Columbia Circuit, présenté dans l’affaire PEOPLE'S MOJAHEDIN ORGANIZATION OF IRAN, Petitioner, v. DEPARTMENT OF STATE and Colin L. Powell, Secretary of State,, Respondents. N ° 01-1465 et n ° 01-1476., 11 septembre 2001. Disponible à : http://bulk.resource.org/courts.gov/c/F3/327/327.F3d.1238.01-1476.01-1465.html

[5] Question de la violation des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans le monde, exposé écrit présenté par International Educational Development, Conseil économique et social de l’ONU, Commission des droits de l'homme, Cinquante-septième session, point 9, E / CN.4/2001/NGO/51 23 Janvier 2001. Disponible à: http://www.globalpolitician.com/25756-ncri-mek-pmoi-iran
 
[6] 2007 Country Reports on Terrorism, Office of the Coordinator for Counterterrorism, US Department of State, Chap. 6, Terrorist Organizations, April 30, 2008. Disponible à: http://www.state.gov/s/ct/rls/crt/2007/103714.htm

[7] Douglas Jehl, “U.S. Sees No Basis to Prosecute Iranian Opposition 'Terror' Group Being Held in Iraq”, The New York Times, 27 juillet 2004, p. A8. Disponible à : http://www.nytimes.com/2004/07/27/politics/27iran.html?pagewanted=all
 
[8] Lettre de Hachem Mohammad Mehdi à l'ambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, novembre 2006.

[9] Déclaration de Hachem Mohammad Mehdi, 2 décembre 2006.

[10] ayatollah Iyad Jamal ad-Din, interview avec Al-Arabiya Television Network, Panorama programme, 28 janvier 2009.

[11] Emmanuel Ludot, interview sur ARTE, 27 septembre 2005.

[12] Conseil national de la Résistance iranienne, plan pour l'autonomie du Kurdistan iranien, adopté en novembre 1983. Disponible sur : http://ncr-iran.org/content/view/32/

[13] Jalal Talabani, lettre au Président du CNRI Massoud Radjavi, 3 mars 1984, hebdomadaire Mojahed, n ° 196 29 Mars 1984. Également reproduit dans «Democracy Betrayed, A Response to the State Department Report on the Mojahedin and the Iranian Resistance”, Foreign Affairs Committee of the National Council of Resistance of Iran, Paris: 2005, p. 128., p. 128. Disponible à: www.iran-e-azad.org/english/special/chap8.html
 
[14] Agence France Presse, daté de Téhéran, 13 avril 1991. Hassan Zolfaqari et Beshar Shabibi, ont été livré aux gardiens de la révolution à Qasr-e Shirine (ouest de l'Iran). Voir aussi le rapport de M. Bacre Waly Ndiaye, Représentant spécial des Nations Unies Commission des droits de l'homme à la 49e session de la Commission, par. 360, p. 89. E/CN.4/1993/46, Décembre 23, 1992. Disponible à: http://www.extrajudicialexecutions.org/application/media/49%20Comm%20HR%20SR%20Report%20(E-CN.4-1993-46).pdf
 
[15] Reuters, dépêche de Damas 27 mars 1991. La seule allégation concernant l'implication des MEK dans la répression contre les Kurdes irakiens s'articule autour d'un seul incident dans la ville irakienne de Kelar le 25 mars 1991. S'attendant à ce que le régime iranien profite de la crise résultant de la défaite de l'Irak dans l'opération Tempête du désert pour attaquer ses bases, l'OMPI a envoyé un certain nombre de messages par l'intermédiaire du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran – leadership révolutionnaire, aux dirigeants des Kurdes irakiens début mars 1991, expliquant les plans infâmes de Téhéran. L’OMPI souligné qu'elle n'a pas cherché à se battre contre les Kurdes d'Irak à moins d’être attaquée, en expliquant que la présence de l'OMPI dans la province de Diyala, dans la région centrale de la frontière Iran-Irak, était son seul passage en Iran. En raison de l'éloignement géographique, à aucun moment et à aucun endroit l'OMPI n’est entrée en contact avec les forces de Massoud Barzani du Parti démocratique du Kurdistan d'Irak. Mais le 11 mars 1991, les forces de Talebani ont attaqué un détachement d'unités de l’oMPI près de la ville de Tuz, alors qu’elles évacuaient une base plus au nord, vers le Camp d'Achraf. Le commandant de l'unité de l’OMPI (Reza Karamali) a été tué et plusieurs autres blessés. Le 25 mars, au cours de batailles à grande échelle entre l’OMPI et les unités du Corps des gardiens de la révolution (CGR), qui avaient pénétré et en Irak pour attaquer les positions défensives de l’OMPI, près de la ville de Jalula, un peloton de 19 combattants, à bord de quatre véhicules blindés, perd le contact radio avec le centre de commandement. Le groupe perd son chemin dans un secteur inconnu, et avance à tort sur plusieurs kilomètres en direction de la ville de Kelar au nord, où ils sont capturés par les membres du groupe Talebani et le Hezbollah kurde (un groupe d’agents du régime iranien). Bien que l'OMPI ait immédiatement reconnu l'erreur et fait des communiqués à cet effet le jour-même, le groupe de Talebani exécute 17 combattants de l’OMPI. Les deux restants, Hassan Zolfaqari et Beshar Shabibi, sont livrés au régime iranien à Qasr-e Shirine (ouest de l'Iran).

[16] Zebari lettre, op. cit.

[17] Lettre du Bureau politique du Mouvement de Intifadiya Sha'baniya au chef de l'Union européenne de la politique étrangère, Javier Solana, 18 novembre 2006.

[18] En mars 2006, les quotidiens nationaux irakiens Az-Zaman, Al-Watan, Al-Haqa'eq, Al-Iraq Al-yowm et Assyiada publié la déclaration de 12,000 éminents juristes et des avocats irakiens. La déclaration a également été publiée dans une publicité pleine page dans le New York Times le 21 avril, 2006 (p. A19). Voir aussi : "frapper la mauvaise cible Iranienne n'aide pas la cause », Daniel M. Zucker, Global Politician, 22 février 2006. Disponible à: www.globalpolitician.com/21625-iran

[19] R. Amit Paley et Raghav Sudarsan, "Muslim Shiite Sheiks Condemn Tehran for Violence in Iraq", The Washington Post 22 novembre 2007. Également rapportée par CNN.com, "Tribal leader: Evicting Iranian regime is only solution for Iraq", Novembre 23, 2007. Disponible à: http://www.cnn.com/2007/WORLD/meast/11/23/iraq.iran/ 

[20] quotidien de langue arabe, Al-Qabas, Koweït, 15 juin  2008, p. 73.

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