CNRI – « Des centaines de techniques de persécution ont montré ce que l’armée irakienne et le gouvernement Maliki veulent réellement. Incapable de gagner des batailles, c’est un gouvernement et une armée qui excellent à persécuter des femmes, des enfants et des infirmes », a dénoncé le général américain Hugh Shelton à Villepinte le 22 juin.
Cet ancien chef d’état-major des armées américaines s’exprimait devant des dizaines de milliers d’Iraniens et d’amis de la Résistance au meeting annuel du Conseil national de la résistance iranienne. Sa présidente élue, Maryam Radjavi, y recevait également 600 personnalités politiques et parlementaires de 50 pays du monde.
Voici les points forts de l’intervention du général Shelton :
Madame Radjavi, distingués convives, parmi lesquels je suis très honoré d’être ici aujourd’hui, mesdames et messieurs, et en particulier ceux de nos amis qui nous regardent aujourd’hui au camp d’Achraf et au camp Liberty, salam !
Nous avons travaillé ensemble sous le courageux leadership de Madame Radjavi, employant tous les moyens à notre disposition pour faire disparaitre la désignation injustifiée de l’OMPI comme groupe terroriste et finalement nous avons gagné. Aujourd’hui nous faisons une pause pour célébrer cette victoire monumentale.
La route juste est rarement la route facile et dans ce cas, elle a été difficile, mais nous nous sommes battus et nous avons atteint la victoire. Pourtant cette victoire est moins douce que prévue, car un aspect du retrait de la liste noire impliquait le déplacement volontaire des Achrafiens à Liberty. Et bien sûr, notre Département d’État américain a rapidement changé le nom du camp en Hurriya lorsqu’il a admis que cet endroit ne ressemblait en aucune manière à la « liberté ».
Mais avec les assurances des États-Unis et celles des Nations Unies pour leur sécurité, 3100 résidents ont fait ce déplacement au camp Liberty en janvier de l’année dernière. À présent donc, revoyons les faits. À ce jour, les États-Unis, pas l’Union Européenne ni l’ONU, ont donné deux garanties.
Premièrement, la protection des résidents d’Achraf lorsqu’ils ont accepté de se désarmer en 2004 et deuxièmement, les États-Unis ont garanti leur sécurité lorsqu’ils ont accepté de partir du camp d’Achraf vers une enceinte semblable à un camp de concentration appelée Liberty. Les États-Unis ont également promis de travailler ardemment pour assurer la réinstallation rapide hors de ce taudis de Liberty vers d’autres pays, dont les États-Unis. Cette garantie a été donnée par l’ambassadeur Dan Fried, représentant de la secrétaire d’État Clinton, qui a orchestré ce que nous savons désormais être un déplacement meurtrier au camp Liberty. Aujourd’hui, les États-Unis sont clairement en infraction avec ce traité et les obligations internationales tout comme avec les garanties écrites qu’ils ont données à chacun des habitants en 2004 lorsque les États-Unis ont promis de les protéger jusqu’au règlement final de leur situation. Aujourd’hui, l’indifférence scandaleuse de l’administration Obama envers la situation humanitaire désespérée à Liberty est catégoriquement honteuse.
En tant qu’individu ayant combattu pendant 38 ans pour protéger les droits humains et également pour fournir une opportunité à la liberté dans des lieux tels que le Vietnam, Haïti, la Bosnie, le Kosovo, l’Arabie Saoudite, le Koweït et l’Irak, cela m’afflige de voir mon gouvernement tourner le dos et faire montre d’une telle indifférence et plus que tout ignorer ses engagements et ses promesses. Ceci n’est pas la manière américaine. Et on ne put pas dire que nous ne savons pas qu’une catastrophe va être commise par le gouvernement Maliki sous contrôle iranien.
La première attaque à la roquette s’est produite en février dernier et la dernière il y a juste une semaine. Mais ce n’est pas toute l’histoire. La situation déplorable à Liberty, l’absence de soins médicaux adéquats, la persécution constante et continue par les Irakiens, les obstacles à la livraison de la nourriture, à l’évacuation des eaux usées, et des centaines d’autres techniques de persécution ont montré ce que l’armée irakienne et le gouvernement Maliki veulent réellement. Incapable de gagner des batailles, c’est un gouvernement et une armée qui excellent à persécuter des femmes, des enfants et des infirmes.
Les États-Unis doivent cesser de rejeter la responsabilité sur les autres. Le secrétaire d’État Kerry, la balle est dans votre camp et celui du président Obama. Et en parlant de renvoyer la balle, j’ai remarqué dans la déclaration du secrétaire d’État Kerry publiée tout juste samedi dernier, immédiatement après l’attaque à la roquette, il a déclaré et je cite : « Nous restons absolus. Les États-Unis restent engagés à assister le gouvernement d’Irak et la MANUI et à mettre en exécution l’accord du 25 décembre 2011 pour transférer rapidement les résidents du camp Hurriya hors d’Irak. Nous devons trouver une solution permanente et à long terme qui assure leur sécurité. »
Remarquez qu’il a très rapidement jeté le blâme sur les Nations Unies, la MANUI et l’Irak. Qu’en est-il de l’engagement et des promesses des États-Unis ? Il ne les a pas évoqués. Et donc, après 18 mois de vie dans le soi-disant camp Liberty, toutes les promesses et tous les engagements faits par les États-Unis, notamment par l’administration Obama, restent toujours à mettre en œuvre.
Revoyons les choses. Tous les résidents de Liberty qui ont été tués ou blessés dans le soi-disant camp Liberty étaient ceux qui avaient été transférés. Et à ce jour, les États-Unis n’ont accepté aucun habitant pour la réinstallation. Il est temps pour chaque pays ici aujourd’hui d’agir, sinon nous serons tous coupables d’avoir contribué à un désastre humanitaire très important. Nous devons ouvrir nos portes et autoriser la prompte réinstallation des résidents de Liberty. Agir autrement est dans le pire des cas soutenir un massacre imminent et dans le meilleur des cas soutenir la mort à petit feu. Nous devons tous continuer de faire pression sur une ONU et une MANUI inefficaces, pour que le Secrétaire général, s’implique personnellement et n’envoie pas un autre comme Kobler, qui à mon avis était un laquais,
L’administration Obama doit renoncer à publier les propos de Caspar Milquetoast disant que Kerry a durci le ton avec les Irakiens. Cesser de faire appel aux Irakiens pour identifier les terroristes et appeler un chat un chat. Soit les Irakiens sont les terroristes, soit ils soutiennent les terroristes. Quoi qu’il en soit, les Irakiens doivent être tenus responsables de chaque action qui se produit sur leur sol. En ce qui concerne Kerry et Obama, usez de votre outil économique pour attirer leur attention et ne soyez pas effrayés d’employer des ultimatums. Une chose que nous savons des tyrans est qu’ils comprennent soit les ultimatums.
Les promesses et les engagements des États-Unis sont toujours aussi valides aujourd’hui que le jour où ils ont été écrits et doivent être honorés.
Enfin, aux résidents de Liberty et d’Achraf, je dis « continuez de vous accrocher ». Le grand rassemblement que nous avons aujourd’hui ici venu du monde entier et les voix que vous entendez s’exprimer aujourd’hui en votre nom, combinés avec le magnifique leadership de Madame Radjavi sont des indices que l’aide est sur la voie. Alors, nous pouvons continuer avec le véritable problème de remplacer le leadership tyrannique et théocratique de l’Iran par un gouvernement fondé sur les principes démocratiques établis par Madame Radjavi. Ensuite, et seulement ensuite nous déclarerons la victoire. Je vous remercie infiniment.


