samedi, décembre 3, 2022
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Régime iranien : il reste des « désaccords substantiels » dans les négociations nucléaires

CNRI – Il reste des « désaccords substantielles » dans les négociations nucléaires avec l’Occident et cela a rendu difficile la conclusion d’un accord avant la date limite du 20 juillet 20, a dit un porte-parole de régime iranien.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Marzieh Afkham, a fait ces déclarations alors que les négociateurs travaillent à Vienne sur un projet d’accord destiné à restreindre le programme nucléaire de l’Iran, en échange d’une levée des sanctions.

Des diplomates proches de ces négociations à huis clos disent que le problème principal reste l’enrichissement d’uranium, précise un rapport de l’Associated Press.

Michael Mann le porte-parole du chef de la politique étrangère de l’UE, Catherine Ashton, a déclaré pour sa part qu’aucune décision n’a été prise pour demander aux ministres des Affaires étrangères des six puissances mondiales (Russie, Chine, États-Unis, Grande-Bretagne, France et Allemagne) à participer aux négociations en cours à Vienne sur le programme nucléaire de l’Iran.

M. Mann a dit à l’AFP : « Catherine Ashton envisage de demander aux ministres des Affaires étrangères d’assister à ces négociations, mais aucune décision n’a encore été prise. »

Cette annonce intervient malgré un rapport publié mardi par l’agence de presse chinoise, Xinhua, selon lequel certains ministres des Affaires étrangères des pays du group P5+1 étaient susceptibles de participer vendredi prochain à une réunion décisive dans les négociations nucléaire marathon sur le programme de l’Iran.

L’actuel cycle de négociations, coordonné par l’Union européenne, a commencé le 2 juillet et devrait se poursuivre au moins jusqu’à 15 juillet. Les deux parties ont maintenant moins de deux semaines pour conclure un accord avant la date butoir qu’ils se sont imposée et qui expire le 20 juillet.

Dans un discours en présence des dirigeants du régime iranien (notamment Hassan Rohani, Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, Ali Laridjani et Sadegh Laridjani), le Guide suprême du régime, Ali Khamenei, a déclaré qu’il était « impératif » de préserver et développer les capacités nucléaires du régime.

Il a ajouté : « Ils ont l’intention de restreindre l’enrichissement à 10.000 unités, alors que le besoin réel du pays correspond à 190.000 unités. »

En comptant sur la politique de complaisance des pays occidentaux, Khamenei a affirmé que l’Occident prenait une position maximaliste pour que l’Iran accepte de faire des concessions. Il a ajouté : « L’Amérique n’a pas le droit d’exprimer des inquiétudes sur la possibilité des pays de se procurer des armes nucléaires car l’Amérique a déjà utilisé cette arme et possèdent actuellement plusieurs milliers de bombes nucléaires. »

Khamenei a qualifié la crise actuelle à laquelle fait face son régime, surtout après les récentes évolutions dans la région et en Irak, de « goulot d’étranglement historique ».

 Khamenei a affirmé : « L’ennemi veut créer des perturbations dans le système de calcul des responsables iraniens pour qu’ils ne choisissent pas des objectifs contraires aux intérêts des Etats-Unis. Ceci est une guerre douce qui existe depuis plusieurs années. »

« Comme nous l’avons déclaré à plusieurs reprises, la question nucléaire n’est qu’un prétexte et si elle n’existait pas, nos ennemies auraient fabriqué d’autres prétextes et auraient mis sur la table d’autres sujets tels que les droits de l’Homme ou les droits des femmes », a-t-il ajouté.

 

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