vendredi, décembre 9, 2022
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Quelle est la bonne décision pour les dissidents iraniens?

Par Kent Olsson

STOCKHOLM, Suède, le 7 mai (UPI) – Alors que les gouvernements irakien  et iranien se rapprochent de plus en plus politiquement, plusieurs milliers de dissidents iraniens en Irak ont craignent de plus en plus pour leur avenir. Et pour cause.

Parce que les Etats-Unis ne cessent de ralentir la procédure visant à supprimer la désignation terroriste concernant ces dissidents – les Moudjahidines du peuple d’Iran – Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki utilise cette étiquette pour justifier l’oppression des 3.400 résidents du camp d’Achraf et du camp Liberty.

Il a même l’effronterie de discuter de leur situation avec les mollahs de Téhéran. Comment ose-t-il ?

S’ajoute à ce problème, le rôle de l’Organisation des Nations Unies. Selon le conseiller pour sécurité de  Makili  « M. Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Irak, a parlé en détail avec les parties irakiennes et iraniennes par le biais de l’ambassade d’Iran ou d’autres canaux de communication liés à l’Iran afin de fournir les conditions requises pour la mise en œuvre de l’entente qui a été convenu entre lui et l’Irak dans le but de fermer le camp d’Achraf et de mettre fin à la présence de cette organisation sur le territoire irakien. Les pourparlers comprenaient les mécanismes et le rôle de l’Iran dans ce qui doit être fait pour résoudre cette question ».

Pourquoi Kobler parle-t-il à l’Iran en premier lieu et quel rôle a eu l’Iran dans ce qui devrait être l’affaire  de l’Irak, de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union européenne et des États-Unis ?
Maliki a reçu des ordres de Téhéran pour anéantir Achraf et il a fallu, à la dernière minute, l’action de l’ONU et des États-Unis pour obtenir son accord afin de les déménager du camp d’Achraf, au nord de Bagdad, vers le Camp Liberty, près de l’aéroport de Bagdad.

Mais le déplacement destiné à être de courte durée pour permettre aux dissidents d’être interviewé par le HCR avant le transfert vers des pays tiers, a été tout sauf lisse.

A Liberty, ils souffrent de conditions intolérables, de manque de liberté et sont sous surveillance constante. Avant même d’arriver, chaque groupe de 400 personnes a été harcelé, privé de leurs biens et traité avec dureté.

Et pas un seul n’a pu jusqu’à date quitter le camp Liberty, alors que de plus en plus arrivent dans ce camp qui est très exigüe et qui ressemble à un centre carcéral.

Quel terme inapproprié que le nom de Liberty !

La pierre d’achoppement est la liste terroriste aux USA qui inclue l’OMPI. Elle donne à Maliki  un prétexte pour accomplir le sale boulot de Téhéran.

Il est ironique de constater que la liste a d’abord été publiée dans une vaine tentative d’apaiser les mollahs. Cela perdure 10 ans après que l’OMPI ait remis ses armes aux forces américaines et accepté la protection américaine en vertu de la Quatrième Convention de Genève.

Quand les troupes américaines ont quitté l’Irak, Maliki a eu les mains libres pour exécuter les ordres des mollahs. (…)

Pourtant, même si chaque membre de l’OMPI a été protégé par les forces américaines en 2003 et aucun terroriste n’a été trouvé, le Département d’Etat refuse d’appliquer les décisions judiciaires lui demandant instamment de retirer l’OMPI de la liste des organisations terroristes.

L’Union européenne et le Royaume-Uni ont pris cette mesure, il a ya déjà des années.

J’ai encore du mal à comprendre ce retard. Des dizaines de dirigeants américains – militaires, politiques, diplomatiques, militants des droits humains – qui représentent le spectre  entier  du cadre bipartite du pays, soutiennent les efforts de l’OMP à être retiré de la liste, parfois au prix de grands risques personnels. Ils ont été attaqués par un petit nombre de personnes inconnues qui pour des raisons que je n’arrive pas à comprendre, considèrent encore comme un avantage le fait qu’ils soient maintenus sur la liste.

Bien sûr, la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton peut réparer cela en agissant maintenant pour retirer l’OMPI de la liste. C’est une action que je l’exhorte à prendre maintenant. C’est la bonne décision stratégique et la seule qui pourrait sauver les vies d’innocents dissidents iraniens.


(Kent Olsson a servi au sein du Parlement suédois de 1991 à 2010. Durant son mandat, il a été membre de la commission des affaires étrangères. Il a été président de la Sous-commission sur la traite des êtres humains de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Il est également l’ancien vice-président du Conseil nordique.)

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