AccueilActualitésActualités: Iran Résistance"Nous défendons la démocratie plurielle" (Dr. Béchir Khalfallah)

« Nous défendons la démocratie plurielle » (Dr. Béchir Khalfallah)

CNRI – « Nous défendons la démocratie plurielle, parce que nous pensons, et vous en êtes un symbole, que le parti unique, la voie unique et le chemin unique font, Dieu merci, partie des rebuts de l’histoire », a déclaré  le Dr. Béchir Khalfallah dans un colloque à l’assemblée nationale sur la situation en Iran et le rôle de la Résistance iranienne.

CNRI – « Nous défendons la démocratie plurielle, parce que nous pensons, et vous en êtes un symbole, que le parti unique, la voie unique et le chemin unique font, Dieu merci, partie des rebuts de l’histoire », a déclaré  le Dr. Béchir Khalfallah dans un colloque à l’assemblée nationale sur la situation en Iran et le rôle de la Résistance iranienne.

Organisée par le Comité français pour un Iran démocratique, la réunion s’est déroulée le 28 novembre en présence de nombreuses personnalités du monde associatif, notamment de la Fondation Danielle Mitterrand, du barreau de Paris avec Me Bourdon et Me Stasi, et du monde politique avec des parlementaires et des personnalités de tout bord, comme François Colcombet ancien magistrat et président de la convention pour la 6e république, le maire d’Auvers-sur-Oise Jean-Pierre Béquet, le député Michel Charasse, le sénateur Jean-Pierre Michel et bien d’autres qui sont venus tour à tour prendre la parole tout au long des trois heures qu’a duré cette réunion.

 Voici des extraits de l’intervention du Dr. Bechir Khalfallah, président de la Ligue Africaine des droits de l’homme et des peuples et sénateur tunisien :

Certains des vos compagnons connaissent le soutien que nous apportons depuis plusieurs années déjà.

La ligue Africaine des droits de l’homme et des peuples, une ONG créée en 1987 et qui a le statut d’observateur à l’Union africaine, est solidaire de votre combat parce que c’est un combat juste.

Juste, parce qu’il réclame la justice, d’abord entre les sexes. Et nous savons tous que dans les pays musulmans, hélas, la femme est plutôt un objet. Nous avons et nous défendons ensemble des valeurs communes qui sont des valeurs de liberté, de dialogue entre les civilisations sans anathème, sans discrimination. Nous défendons la démocratie plurielle, parce que nous pensons, et vous en êtes un symbole, que le parti unique, la voie unique et le chemin unique font, Dieu merci, partie des rebuts de l’histoire.

Je suis fier et heureux de me trouver parmi vous, parce que militer en Afrique et surtout dans le domaine des droits de l’homme, n’est pas facile, surtout lorsque cela dure depuis plusieurs dizaines d’années.

Nous partageons valeurs républicaines, celle de la souveraineté qui appartient au peuple, Madame la Présidente, nous les partageons. Et nous voulons vous assurer avec nos modestes moyens de notre soutien actif.

Nous sommes à vos coté, parce que nous connaissons cette expérience ;  je fais partie d’une génération qui a participé à la libération de son pays, j’ai 72 ans, et je sais que ce que c’est que de lutter et de lutter à l’étranger, le prix qu’on paie. C’est pourquoi je rends hommage à cette France que nous aimons. A cette France qui pour nous est une référence en matière de liberté. Le fait qu’il y ait cette réunion, en ces lieux, en présence de ceux qui refusent le silence, de celles et de ceux qui veulent être les porte-voix de la justice et de la démocratie.

Merci aux députés, merci à vous, citoyens de la France que nous aimons.