BBC news, 9 janvier – Des manifestants se sont rassemblés devant l’ambassade d’Iran à Londres pour protester contre ce qu’ils appellent une attaque contre des exilés iraniens en Irak. Ils ont accusé les forces spéciales irakiennes et des agents iraniens d’incursion dans le camp d’Achraf et d’avoir blessé 175 réfugiés à coups de pierres, de morceaux de métal et d’autres objets tranchants.
Le camp d’Achraf, près de la frontière avec l’Iran, abrite 3.500 opposants iraniens qui ont le statut de « personnes protégées » en vertu de la Convention de Genève.
Le Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran a accusé le Premier ministre irakien Nouri Maliki d’avoir ordonné l’attaque. Le président du comité, Lord Corbett of Castle Vale, a appelé les troupes américaines et la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak à intervenir.
Il a mis en garde contre une « tragédie humaine imminente » et a affirmé que le gouvernement iranien avait joué un rôle dans l’attaque, le qualifiant de « réponse de Téhéran à la montée des troubles intérieurs et aux appels à l’échelle nationale pour un changement de régime».
Le comité a également exprimé son inquiétude sur le fait que les résidents du camp d’Achraf sont psychologiquement agressés par plus d’une centaine de haut-parleurs.
Demande de protection
Les manifestants à Londres, qui brandissaient des drapeaux violets et scandaient des slogans, ont lié cette dernière attaque à une visite du ministre iranien des Affaires étrangères à Bagdad.
Dans un communiqué, le Conseil national de la Résistance iranienne a affirmé que l’attaque s’était faite «en vertu d’une politique dictée par le régime iranien ».
« Par conséquent, il est du devoir des forces des États-Unis et des Nations Unies d’assumer la protection des résidents d’Achraf immédiatement », a-t-il dit.
L’incident intervient après que la cour nationale espagnole ait convoqué le chef de la police de la province de Diyala en Irak afin de le poursuivre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en relation avec le meurtre de 11 résidents du camp d’Achraf en juillet 2009.

