samedi, décembre 3, 2022
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Protéger Achraf revient à défendre la démocratie dans cette partie du monde – Vice président du Parlement européen

CNRI – « Les mollahs de Téhéran ont un plus grand objectif, en éliminant Achraf et l’OMPI, ils veulent supprimer le plus important obstacle politique et culturel qui s’érige contre les intégristes islamiques », a déclaré Alejo Vidal Quadras à Genève le 21 septembre.

Le Vice président du Parlement européen s’exprimait dans une conférence sur les obligations de l’ONU vis-à-vis du camp d’Achraf qui se tenait au siège européen des Nations Unies. Il est lui-même à l’origine d’un plan de sortie de crise d’Achraf. La conférence accueillait Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak (qui a présenté un plan européen pour résoudre la crise d’Achraf), le Pr. Ruth Wedgwood, juriste, Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, Nontombi Tutu, militante des droits humains et fille de l’archevêque Desmond Tutu, Madeleine Rees, Secrétaire générale de la Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la liberté, Christiane Perregaux, co-présidente de l’Assemblée constituante du Conseil de Genève, Gianfranco Fattorini, co-président du MRAP, Marc Falquet, député au Grand Conseil de Genève, et le pasteur Daniel Neeser. Cette réunion était présidée par Michel Joli, secrétaire général de la fondation France Libertés – Danielle Mitterrand.

Voici les points forts de l’intervention d’Alejo Vidal-Quadras :

Au moment où ont lieu les délibérations sur les Droits humains sous l’égide des Nations Unies, je suis heureux d’avoir été invité à participer à cette table ronde pour défendre une affaire très importante de droits humains dans notre monde actuel, à savoir la situation des résidents du camp d’Achraf en Irak. Parler d’Achraf comme d’une affaire très importante, en particulier au Moyen-Orient où chaque jour de nombreuses personnes perdent la vie aux mains des dictateurs, des terroristes. Et surtout quand on considère que l’assassinat d’innocents sans distinction de leur nationalité, de leur religion, de leur inclination politique ou de leur race fait désormais partie du paysage de la région.

Cependant, le cas d’Achraf a une grande importance que je tiens à souligner. En perpétrant le massacre d’Achraf, le régime iranien souhaite continuer sa répression des soulèvements de toute une nation de 80 millions d’habitants.

Il cherche à anéantir une source d’inspiration et d’espoir pour un grand nombre d’Iraniens qui aspirent à vivre libres dans une démocratie. Mais les mollahs de Téhéran ont aussi un plus grand objectif, en éliminant Achraf et l’OMPI, ils veulent supprimer le plus important obstacle politique et culturel qui s’érige contre les intégristes islamiques. Dans le monde musulman, nous assistons à une confrontation de deux interprétations, de deux types d’islam.
Il y a d’une part l’islam de la violence, du sous-développement et de la misogynie que représentent les mollahs iraniens. Et nous avons d’autre part l’islam de la tolérance, de la paix, des droits humains, que la résistance iranienne, Mme Rajavi et les résidents d’Achraf, prônent et pratiquent. En un mot, la répression d’Achraf ouvre la voie aux massacres généralisés en Iran et à la propagation de l’intégrisme dans la région.

Au contraire, protéger Achraf revient à défendre la démocratie dans cette partie du monde grandement ébranlée.

Il y a trois ans, en octobre 2008, lors d’une visite de trois jours à Achraf que je n’oublierai jamais, j’ai rencontré e des centaines de résidents avec lesquels j’ai parlé. J’en suis venu à réaliser que les habitants d’Achraf sont un exemple moral et spirituel pour la population iranienne et un bien précieux pour la communauté musulmane.
A Achraf, j’ai vu un modèle, un modèle de moralité, de solidarité et de fraternité. C’est essentiellement ce qui a aidé les résidents d’Achraf à résister à toutes les pressions au fil des années. Je suis sûr que n’importe quel visiteur d’Achraf parviendra aux mêmes conclusions de cette expérience inoubliable.

Je ne répéterai pas ici ce que les experts internationaux ont probablement déjà dit ou les choses très importantes que le reste des panélistes vont dire cet après midi. Je vais à la place vous faire part de trois points.

Le premier point est ce que Mme Radjavi réclame aux Nations Unies pour la protection d’Achraf. C’est quelque chose de très concret et de tout à fait réalisable. Le HCR a déjà franchi une étape considérable et maintenant, le Secrétaire général, le HCR et la MANUI doivent franchir une autre étape et placer Achraf sous constante surveillance en postant des observateurs là-bas.

La déclaration écrite du 25 novembre 2010 du Parlement Européen approuvée à la majorité absolue, et je cite, la raison qui a poussé la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de la sécurité à exhorter les Nations Unies à assurer l’urgente protection d’Achraf.

Suite à la position adoptée par le HCR, nous travaillons de toutes nos forces pour que l’Union Européenne soutienne et facilite le positionnement des observateurs. Mme Radjavi a déclaré que la communauté iranienne dans le monde et les familles des résidents d’Achraf sont même prêtes à assumer les frais de la protection des observateurs des Nations Unies.

Cela démontre les capacités uniques de ces résistants. Cependant, nous devons prendre en compte que ces problèmes pratiques peuvent toujours être surmontés.

Cette question n’est pas tellement pratique, mais politique. La question est de trouver la volonté politique des Nations Unies, de l’Union Européenne, des Etats-Unis, la volonté politique d’agir. L’Union Européenne doit en particulier exercer une pression politique contre le gouvernement irakien pour qu’il respecte le communiqué du HCR et suspende son ultimatum.

Le second point que je voulais aborder est qu’une guerre psychologique et la campagne de diabolisation du régime iranien contre les membres de l’OMPI à Achraf me sont tout à fait familières.

Le régime iranien investit énormément au Parlement européen pour que nous cessions de soutenir la résistance iranienne. Et malgré leurs efforts, nous avons reconnu cette guerre psychologique et avons lutté contre elle. Je dois dire que cela me déçoit énormément quand j’entends parfois que de fausses informations captent l’attention des Nations Unies et de ses organismes connexes.

Cinq délégations du Parlement européen se sont rendues à Achraf. Et elles ont tout étudié.

Mon bon ami et partenaire Paulo Casaca qui a conduit plusieurs délégations à Achraf a publié un rapport complet dans plusieurs langues qui répond à toutes les questions soulevées. Je suggère que le haut Commissionnaire des Droits de l’homme dépêche une délégation à Achraf qui disposerait d’assez de temps pour examiner soigneusement chaque aspect de la vie dans le camp et pour publier ensuite un rapport fondé sur des recherches de première main et non sur des informations fabriquées par le régime iranien.

Mon troisième et dernier point est que la résistance iranienne à Achraf a offert de solides preuves de son attachement aux valeurs politiques et morales que nous, dans notre monde démocratique, nous considérons comme essentielles à la construction d’une ville ouverte.
Quand je lis le programme politique que la présidente Radjavi a proposé à son pays pour l’avenir, je dis toujours la même chose : où puis-je signer ? Parce que c’est exactement ce en quoi nous croyons dans nos institutions européennes, sans aucune différence.
Malheureusement, les Etats-Unis, l’Union Européenne ont parfois fait obstacle à la résistance iranienne d’Achraf.

En tant qu’Européen, quad je pense à la manière dont on a taxé le mouvement avec la loi sur le terrorisme en dépit des informations factuelles et en dépit de la légalité, je me sens profondément embarrassé. Et quand je vos ça en Irak, un pays que nous voulions soi-disant, Les Etats-Unis laisser la population d’Achraf sans armes et sans défense exposée à des attaques militaires puissantes, franchement, je ne comprends pas ce genre de contradictions.

Nous ne devrions pas autoriser ces graves violations des droits de l’homme se répéter. Le futur de la région dans un monde en développement, a paix et la stabilité, dépendent crucialement sur la transformation de l’Iran en véritable démocratie, où l’état de droit et l’égalité entre les femmes et les hommes, le respect des droits humains et la liberté de culte sont les principes qui inspirent la législation et l’attitude de tout un chacun.

Nous devons travailler à toute vapeur et assumer nos responsabilités pour soutenir la résistance démocratique iranienne et protéger Achraf.

C’est l’avenir de l’Iran, l’avenir du Moyen-Orient et c’est déjà notre propre avenir qui est en jeu. 

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