
La complaisance de l’Occident avec l’un des régimes les plus cruels au monde et sa trahison du camp d’Achraf demeurent de grands mystères de notre temps, écrit Christopher Booker.
The Sunday Telegraph, 20 février – De tous les dominos qui tombent ou chancellent à présent au Moyen-Orient, le plus important de tous serait la dictature criminelle et potentiellement détentrice de l’arme nucléaire en Iran, où encore la semaine passée les manifestants du mouvement Vert étaient dans les rues, suite aux 89 exécutions ayant eu lieu en janvier. Des informations disent que des officiers des gardiens de la révolution, l’équivalent du KGB du régime, ne souhaitent plus réprimer les manifestants par la force.
De l’autre côté de la frontière, en Irak, les voyous de la force Qods des gardiens de la révolution assiègent toujours le camp d’Achraf, où vivent 3 400 membres du plus grand groupe d’opposition iranien, les Moudjahidines du peuple iranien (OMPI).
A Londres, la semaine passée, un groupe parlementaire multipartite, composé d’anciens ministres ainsi que de l’ex présidente de la Chambre des Communes Betty Boothroyd, a entendu les appels d’anciens dirigeants du FBI et du département de lutte contre le terrorisme du Département d’État, adressés au gouvernement américain pour qu’il honore les garanties de sécurité données en 2003 aux résidents d’Achraf en échange de la remise de leurs armes.
Puisque ça a été un échec aussi embarrassant, la complaisance continue de l’Occident avec l’un des régimes les plus cruels au monde demeure l’un des grands mystères de notre temps.
Par Christopher Booker.

