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Écoutez les chaînes de la tyrannie religieuse se briser

Téhéran, 4 novembre 2009 Par Shahriar Kia

Global Politician, 1er novembre – Le récent soulèvement du peuple iranien après un simulacre d'élections en Iran, la formidable confrontation entre le peuple iranien et sa Résistance d'un côté et le régime iranien de l’autre, ainsi que les récentes attaques contre les Moudjahidine du peuple d'Iran visant à détruire leur camp dans le nord de l'Irak et à les extrader vers l'Iran, ont montré plus que jamais, l’importance de trois enjeux :

Premièrement, le contexte d’effervescence sociale sur le terrain en Iran. Cela montre que la nation iranienne est prête pour un changement démocratique.

Deuxièmement, le tabou du guide suprême est brisé et le régime vacille, à cause de sa décision de se débarrasser de tous ses rivaux pour consolider son autorité.

Troisièmement, en raison de la crise à laquelle ils sont confrontés, les mollahs tentent à toute occasion d'éradiquer et d’anéantir la Résistance iranienne qui constitue la plus grande menace pour leur régime.

Suite aux événements récents et aux manifestations contre la globalité du régime, il est de plus en plus clair que ce régime est défaillant et va passer par une étape de désintégration et de défections. Ceci est une caractéristique de la phase terminale de ce régime anachronique. La dernière élection qui a entrainé une ablation politique au sein de la structure du pouvoir, est un tournant pour ce régime. Khamenei a éliminé ses adversaires et terminé le plan qu'il avait entamé en 2005 par la nomination d'Ahmadinejad à la présidence de son régime afin de consolider son règne. Ce changement de rapport de force est sans précédent. Par conséquent, il s’agit un régime qui «repose sur une seul jambe» et qui de ce fait se trouve totalement paralysé.

Bien sûr, l'objectif principal de Khamenei lors des dernières élections était de préparer le terrain à l'acquisition de la bombe atomique, en comblant les défaillances de son « front intégriste» et en se préparant à des attaques frontales, des contre-attaques et des crises.

Pour survivre, le régime iranien a mis en place sa première ligne de front à Bagdad et a ouvertement affirmé que le Liban et la Palestine constituaient la "profondeur stratégique" de sa puissance. Pour cette raison, l'Irak est le théâtre d'une confrontation stratégique de Téhéran contre la communauté internationale d’une part et contre le peuple iranien d'autre part. Sans la guerre et la crise, sans l'exportation du terrorisme et de l'intégrisme, le régime des mollahs n'a aucune chance de survivre en Iran et va s'effondrer.  Si le régime du guide suprême décide un jour de renoncer à son exportation de l'intégrisme et du terrorisme et à se limiter aux frontières de l'Iran, il perdra de son dynamisme et s'effondrera de l'intérieur. C'est pour cela que la paix au Moyen-Orient et la démocratie en Irak sont comme un nœud coulant autour du cou des mollahs.

Khamenei a essayé de supprimer tous les obstacles à la mise en œuvre de sapolitiques en Iran, mais aussi dans toute la région, afin de permettre au régime d'avancer dans ses projets nucléaires, de développer le terrorisme et de mener sa politique belliciste dans toute la région. La Résistance iranienne et l'OMPI ont toujours été au centre de l’attention du régime parce qu’elles constituent un obstacle à l'exportation de son intégrisme religieux en Irak. Toute animosité envers l'OMPI en Irak est donc provoquée par un régime qui la voit comme un rempart à ses visées dominatrices en l'Irak.

Tout au long de l'année, et surtout depuis le transfert de la responsabilité de la protection du camp d’Achraf aux autorités irakiennes en janvier 2009, le régime des mollahs a eu recours à tous les moyens pour expulser l'OMPI d'Irak : intimidation, blocus des produits alimentaires, du carburant et des médicaments, interdiction aux familles des résidents d’Achraf et leurs avocats de se rendre à Achraf, incessante guerre psychologique, pressions sur des familles innocentes et des proches des résidents du camp d'Achraf vivant en Iran, et finalement une attaque où 11 personnes ont été tuées, 500 blessées et 36 enlevées et détenues pendant 72 jours. Cette attaque qui a eu lieu les 28 et 29 juillet a été planifiée et menée par le régime iranien et son ambassade à Bagdad.

Le 28 février 2009, lors d’une réunion à Téhéran avec le président irakien Jalal Talebani, le guide suprême du régime iranien a exhorté le gouvernement irakien à mettre en œuvre l'accord bilatéral entre les deux pays, consistant à démanteler le camp d'Achraf et à expulser l'Irak les résidents du camp. Le mobile de ces mesures à grande échelle contre l'OMPI est une peur sans bornes d'un mouvement de résistance qui n'a pas été vaincu, malgré toutes les forces et les ressources que le régime des mollahs a utilisé pour l'éliminer.

Aujourd'hui, on peut dire avec certitude qu’absolument personne ne veut expulser l'OMPI d'Irak, à l'exception du régime iranien et de ses agents. 5,2 millions de citoyens irakiens en juillet 2006 et 3 millions d'Irakiens chiites en juillet 2008, ont signé des déclarations en faveur de l'OMPI et le maintien de sa présence en Irak. Le comportement à l’égard des Moudjahidine d'Achraf est devenu un repère de la distance ou de la proximité de chaque parti avec le régime iranien. L'avenir du camp d’Achraf indiquera clairement si le régime iranien a étendu sa mainmise sur l’Irak ou bien si une démocratie de type occidental est en train de se mettre en place dans ce pays.

Le courage des 36 résidents d'Achraf et des grévistes de la faim dans le camp, du 28 juillet au 7 octobre 2009, date de la libération des 36 otages, et le large soutien international en faveur des résidents d’Achraf ont infligé au régime iranien une sévère défaite. Mais, les conspirations de Téhéran pour déclencher une catastrophe humanitaire à Achraf n'ont pas encore été stoppées et il continue d’exercer des pressions sur le gouvernement irakien dans le but de faire déplacer de force les résidents vers d’autres régions d’Irak. Cela ouvrira la voie à de nouveaux massacres, pire que celui des 28 et 29 juillet 2009.  Il ne fait aucun doute que les organisations internationales humanitaires et les défenseurs des droits de l’Homme ainsi que les résidents d'Achraf ne cèderont pas face à ces démonstrations de force de leur ennemi et face à ces complots cruels. La justice l'emportera sur la sauvagerie. Écoutez les chaînes de la tyrannie religieuse se briser !

 

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