mercredi, novembre 30, 2022
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ONU : les membres du comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme dénoncent la situation épouvantable des 3400 opposants iraniens en Irak

Déclaration
ONU : les membres du comité consultatif du Conseil des Droits de l’Homme dénoncent la situation épouvantable des 3400 opposants iraniens en Irak, dont un millier de femmes, a été longtemps un sujet de sérieuse préoccupation. Après que les Etats-Unis aient transféré la protection du camp d’Achraf aux autorités irakiennes, en janvier 2009, des restrictions ont été imposées au camp d’Achraf. En juillet 2009 et en avril 2011, les forces irakiennes ont attaqué les résidents sans défense du camp d’Achraf tuant 47 résidents et blessant des centaines. Le Haut Commissariat pour les Droits de l’Homme des Nations Unies a condamné l’utilisation de la violence contre les résidents désarmés et sans défense.
En mai 2011, les autorités irakiennes ont annoncé que le camp d’Achraf devait être fermé d’ici la fin de l’année 2011.

Le 13 septembre 2011, le HCR a reconnu aux résidents d’Achraf le statut de «demandeurs d’asile en vertu du droit international» devant «jouir des droits élémentaires de protection en terme de  sécurité et de bien-être ». Ils sont également protégés par la Convention de Genève.
Afin de prévenir une autre effusion de sang et sous des pressions près de 2000 demandeurs d’asile ont accepté d’être transférés au camp Liberty.
Dix membres du comité consultatif ont mis en garde lors de la session de janvier 2012 contre la transformation du camp Liberty en prison.
Selon le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, « les conditions au camp Liberty sont semblables à celles d’un centre de détention, (…) et cette détention n’est pas en conformité avec les normes et les principes des lois du droit international des droits de l’homme et plus particulièrement viole l’article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et les articles 9 et 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. (A/HRC/WGAD/2012/16)
Le Représentant spécial du Secrétaire général semble fermer les yeux sur les mesures illégales et inhumaines adoptées par le gouvernement irakien, qui violent les termes du protocole d’accord signé le 25 décembre 2011 entre l’ONU et le gouvernement irakien. En particulier, le protocole d’accord stipule que «le gouvernement de la République de l’Irak … veille à ce que (…) les lieux de transit assurent le respect des normes humanitaires et des droits de l’homme ».
Selon des rapports d’agences de presse, lors d’une réunion à Bagdad le 31 juillet, Faleh Fayaz, le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Maliki a déclaré que la prolongation accordée pour la fermeture du camp d’Achraf s’est achevée et qu’à partir de maintenant l’Irak prendra « des mesures envers ses responsabilités légales et légitimes afin de faire respecter la souveraineté de l’Irak ». Il a été cité comme disant que l’Irak « va forcer le groupe d’opposants à quitter l’Irak ». Ce n’est qu’un prélude à un 3ème massacre à Achraf et une autre catastrophe humanitaire.
Le gouvernement irakien refuse de fournir les besoins humanitaires minimums aux résidents et les empêche même de le faire par eux-mêmes.
Si l’Irak avait une quelconque volonté d’œuvrer pour une résolution pacifique de la crise, il faciliterait la réinstallation des résidents d’Achraf restants en pourvoyant à leurs besoins. Les résidents ont déjà démontré leur flexibilité et leur coopération en facilitant le déplacement de 2000 personnes.
Leurs besoins sont les suivants : Le raccordement de Liberty au réseau d’eau urbain ou le pompage de l’eau d’un canal voisin adjacent au camp, le transfert des principaux générateurs de 1,5 mégawatt, la permission de vendre les biens meubles et immeubles, des aménagements minimums en particulier des installations spéciales pour les handicapés et les malades, le transfert de six véhicules utilitaires, 6 bungalows pour handicapées, le transfert de 5 chariots élévateurs et de 50 voitures, qui tous appartiennent aux résidents d’Achraf.
On conçoit que l’intention cachée derrière le refus de répondre aux besoins humanitaires des résidents n’est pas d’accélérer la délocalisation, mais plutôt de détruire les conditions de vie des résidents.
Par conséquent, nous appelons à une intervention immédiate du Secrétaire général des Nations Unies, de la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et de la communauté internationale afin de prévenir une nouvelle catastrophe humanitaire. Le Secrétaire général des Nations Unies devrait désigner un envoyé personnel afin de superviser le cas d’Achraf.
Les Etats-Unis et l’ONU doivent demander avec fermeté au gouvernement irakien de répondre aux besoins humanitaires de base des résidents. C’est alors seulement  que la réinstallation pourra avoir lieu.
Selon le droit international et sur la base d’un accord mutuel signé entre chaque résident d’Achraf et le gouvernement des États-Unis, ce pays est responsable de la protection des résidents d’Achraf et de Liberty. Par conséquent la Secrétaire Clinton doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des résidents d’Achraf et empêcher le gouvernement irakien d’adopter toute action hostile contre les résidents.

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