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La Norvège adopte de vastes sanctions contre le régime iranien

CNRI – Le gouvernement norvégien a annoncé avoir adopté une série de sanctions plus importantes contre le régime iranien, peut-on lire cette semaine dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.

Suite aux sanctions de l’Union Européenne sur le programme nucléaire de Téhéran l’an dernier, la Norvège a proposé des sanctions supplémentaires plus fermes. Ces mesures sont basées sur les restrictions adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies en juin 2010.

Cet ensemble de sanctions renforcées comprendra une interdiction de commerce plus stricte et l’interdiction d’exporter des équipements et des outils clés ainsi que de technologies et des services liés à l’industrie du pétrole et du gaz. Elles auront aussi une incidence sur les transactions financières.

Parallèlement, il y aura une liste sensiblement plus longue d’individus, d’entités et d’organisations dont les avoirs sont gelés.

D’après le communiqué de presse, le ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Store, a déclaré : « Ces sanctions résultent directement du fait que l’Iran a jusqu’à présent refusé de se conformer aux recommandations et aux résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il a également refusé de coopérer avec l’AIEA, conformément à ses obligations internationales ».

Le 27 juillet 2010, les autorités norvégiennes ont décidé d’adhérer aux sanctions plus étendues contre le régime. Un objectif important est d’aligner les lois norvégiennes à celles de l’Union Européenne de telle sorte que les entreprises norvégiennes soient soumises aux règles en vigueur dans l’Union Européenne.

L’Union Européenne a mis en application le 25 octobre 2010 cette réglementation. Les amendements proposés vendredi au gouvernement norvégien obligent à davantage de dispositions légales pour mettre en œuvre de plus vastes restrictions contre le régime des mollahs.

Les manquements à la réglementation peuvent conduire à des sanctions économiques ou même à des peines de prison. D’après Oslo, ces nouvelles restrictions entreront en vigueur le 18 janvier.