samedi, décembre 3, 2022
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Nucléaire Iran : l’UE condamne « un pas en contradiction directe » avec l’AIEA

Agence France Presse – La présidence allemande de l’Union européenne a condamné "un pas en directe contradiction" avec les requêtes de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) après l’annonce par Téhéran du passage à l’enrichissement industriel d’uranium, mardi dans un communiqué.

"Un tel pas de l’Iran serait en directe contradiction avec les requêtes repétées du conseil des gouverneurs de l’AIEA et avec la demande contraignante du Conseil de sécurité des Nations Unies dans ses résolutions 1737 et 1747, de suspendre toutes les activités liées à l’enrichissement (de l’uranium, ndlr) en Iran", déclare la présidence dans un texte publié à Berlin. Elle fait part de sa "grande préoccupation".

"La présidence de l’Union européenne appelle l’Iran de nouveau avec insistance à répondre aux requêtes de la communauté internationale et à créer les conditions d’un retour à la table des négociations et d’une solution au conflit lié au programme nucléaire iranien", ajoute la présidence assurée par l’Allemagne au premier semestre 2007.
 
L’Iran a annoncé lundi être passé à l’enrichissement industriel d’uranium et s’est dit déterminé mardi à installer jusqu’à 50.000 centrifugeuses d’enrichissement dans son usine de Natanz (centre).

A Bruxelles, Cristina Gallach, la porte-parole du Haut représentant de l’Union européenne pour les Relations extérieures Javier Solana, a déclaré à l’AFP que "notre principal message aujourd’hui au président et aux dirigeants iraniens est qu’il leur faut appliquer pleinement la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies".

"Plus de résolution et moins de centrifugeuses. C’est notre réponse essentielle à l’annonce faite lundi" par l’Iran, a-t-elle souligné.
Quant à la question de savoir si l’Iran a autant de centrifugeuses que le président Mahmoud Ahmadinejad le prétend, "le seul moyen serait de les faire inspecter par l’AIEA", a-t-elle poursuivi.

"De ce fait, a indiqué Mme Gallach, il ne nous est pas possible de dire s’il est vrai ou pas qu’ils (les Iraniens) possèdent un certain nombre de centrifugeuses et qu’ils produisent de l’uranium enrichi sur une base industrielle".

M. Solana, qui mène les tractations avec Ali Larijani, le secrétaire général du Conseil national de sécurité iranien, chargé des questions nucléaires, l’a appelé mercredi dernier une nouvelle fois à respecter ses obligations internationales et en même temps à ouvrir des négociations.

"Depuis, nous n’avons pas parlé avec les Iraniens", a précisé Mme Gallach.

Une partie de la communauté internationale, comme la France et la Grande-Bretagne, a déjà exprimé sa désapprobation, tandis que les Etats-Unis ont estimé que ce nouveau "défi" justifiait la voie des sanctions. La Russie a relativisé l’annonce en déclarant ne "pas avoir connaissance de percées technologiques" à ce niveau dans le programme nucléaire iranien.

L’Iran a déjà été frappé par deux résolutions du Conseil de sécurité assorties de sanctions pour avoir refusé de suspendre ses activités d’enrichissement, que la communauté internationale soupçonne être destinées à acquérir l’arme nucléaire malgré les dénégations de Téhéran qui affirme que le programme poursuit des fins civiles.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) doit publier fin mai un nouveau rapport sur le programme iranien et le Conseil de sécurité pourrait renforcer ses sanctions contre Téhéran si ce rapport est négatif.

 
 

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