mardi, janvier 31, 2023
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Nouveaux détails sur la coordination du pouvoir irakien et le régime iranien dans le massacre du 1er septembre à Achraf

Attaque et massacre à Achraf – N°23

Comme cela a été indiqué dans les communiqués précédents, le grand massacre des habitants d’Achraf le 1er septembre a été commis sur l’ordre de Khamenei en personne par les forces de Maliki, en totale coordination avec la Force terroriste Qods. La résistance iranienne, tout en publiant davantage de détails à ce sujet, demande la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour mener des investigations impartiales et détaillées sur ce carnage et le jugement de ses auteurs.

1- Le plan de cette boucherie avait été confié par Khamenei à la Force Qods pour que le gouvernement irakien l’exécute. Le plan prévoyait que l’ensemble des habitants d’Achraf soient tués ou pris en otages. A la suite de bombardement chimique de la banlieue de Damas et la probabilité croissante d’une attaque militaire américaine sur la Syrie, Khamenei a voulu accélérer son projet de tuerie à Achraf.

2- Ghassem Soleimani, chef de la force terroriste Qods, s’est rendu en toute urgence le 27 aout en Irak pour rencontrer Maliki à 22h30. Il a été question de l’attaque éventuelle américaine contre la Syrie et du massacre d’Achraf. Dans cet entretien auquel assistait Faleh Fayaz, le conseiller à la sécurité nationale, le timing de l’attaque d’Achraf a été décidé avec Maliki. Ainsi, les mesures pratiques de cette agression, dont les préliminaires avaient été réglés à l’avance, ont commencé après la visite de Soleimani.

3- Pour préparer l’agression, un groupe d’agents des services de renseignement du cabinet du premier ministre commandés par le criminel Heydar Azab, s’était installé de puis quelques temps à Achraf.  Ce dernier est cité à comparaitre par la justice espagnole pour son implication dans deux massacres à Achraf (juillet 2009 et avril 2011). Ces derniers jours, un autre criminel du nom d’Ahmad Khozeir, impliqué lui aussi dans les massacres d’Achraf, est venu renforcer cette équipe.

4- Quelques jours avant, une équipe de quatre hommes du renseignement irakien sous le commandement de Heydar Azab a procédé à des repérages autour des endroits qui allaient être attaqués. En particulier dans l’angle nord d’Achraf, ils menaient leur repérage sur la distance qui sépare la mosquée d’Achraf jusqu’à la place Laleh du haut de la butte qui donne sur la rue 100. Ils portaient des masques pour ne pas être reconnus des habitants ni des autres forces irakiennes. L’attaque du 1er septembre est partie de là.

5- A minuit le 31 aout (environ six heures avant l’attaque), le général Jamil Chemari, chef de la police de la province de Diyala est allé prendre ses quartiers dans le poste de la force de réaction rapide. Il a procédé à la coordination nécessaire avec le colonel Nahad, qui dirige le bataillon installé à Achraf, pour le début de l’attaque.

6- A 1h00 du matin, les forces assaillantes qui avaient été amenées de Bagdad à Achraf, ont pris position sous la supervision du général Jamil Chemari derrière la butte au nord de la rue 100. Ce transfert s’est fait dans le plus grand secret pour que le plan ne soit pas découvert.

7- L’unité opérationnelle était constituée des forces spéciales SWAT et équipé d’armes particulières de modèles réduits. Ils étaient aussi armés de colt de 9mm munis de silencieux. Ils avaient des menottes métalliques et des lanières. Ils avaient été particulièrement bien entrainés pour cette opération. Ils étaient spécialisés dans les explosifs et les assassinats de près.

8- Les assaillants savaient parfaitement que les habitants n’étaient pas armés et dès leur entrée dans le secteur ils ont tiré sur la plupart des gens qu’ils ont vus et les ont achevés d’une balle dans la tête. Ils ont liés les mains de certains habitants et les ont regroupés dans un endroit avant de les mitrailler tous ensemble. Ils leur ont ensuite donné un coup de grâce.

9- Les assaillants avaient des charges de plastiques manufacturées, avec des détonateurs à retardement, et toutes sortes de grenades. Ils ont fait sauter de très nombreux véhicules, conteneurs, citernes d’eau et des portes de salles et de bâtiments. En quittant le secteur, les criminels ont aussi fait sauter et incendié un grand nombre de salles, de bungalows, de véhicules utilitaires, de camions-citernes de carburant, de camions frigorifiques, et au moins 8 land-cruisers. Les criminels ont laissé des explosifs qui n’ont pas explosé dans des bâtiments et véhicules.

10- Pour préparer le terrain de cette attaque, le gouvernement irakien avait coupé depuis trois semaines l’eau et l’électricité. Il voulait obliger les habitants à se regrouper dans un secteur réduit pour économiser l’eau et l’électricité, dans le but de faciliter le massacre, mais il avait dû reculer à cause des protestations internationales.

11- Les déclarations des autorités de la sécurité irakienne, du corps des pasdarans et du ministre du renseignement des mollahs en Iran, dimanche à la suite du massacre, n’avaient aucun doute sur le rôle des plus hautes autorités du gouvernement irakien et sur leur coordination avec la force terroriste Qods. Citant le 1er septembre « deux responsables du ministère irakien de l’Intérieur, CNN écrivait : « Après plusieurs salves de mortiers, les forces de sécurité ont attaqué le camp d’Achraf. Ces responsables ont dit que dans cette attaque il y avait eu des pertes mais qu’ils ne peuvent donner plus de détails pour l’instant. » L’agence Reuters le même jour citant « deux sources sécuritaires irakiennes » écrivait : « L’armée et les forces spéciales ont ouvert le feu sur les habitants » et « ces sources sécuritaires savaient que les habitants n’étaient pas armés. »

12- L’agence Mehr du ministère du Renseignement en Iran a rapporté le 1er septembre en citant son ministre après une réunion du gouvernement : « Il est probable que dans ce cas, le gouvernement irakien a été contraint d’affronter les terroristes vivant dans la base d’Achraf. » Le corps des pasdarans aussi a écrit dans son communiqué : « Dans un acte révolutionnaire, les enfants courageux des martyrs moudjahidines irakiens ont exercé leur vengeance historique sur l’organisation des Moudjahidine ». De son côté l’agence Tasnime de la Force Qods a écrit : «La tendance populaire des enfants de l’Intifada Chabania » a revendiqué l’attaque sur Achraf.

La Résistance iranienne appelle le gouvernement américain et l’ONU, en particulier le Conseil de Sécurité, à former une mission d’enquête internationale, loin de l’ingérence du gouvernement irakien qui est le principal coupable, pour identifier et trainer en justice les responsables de ce grand massacre.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 septembre 2013

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