lundi, décembre 5, 2022
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Nous nous battons pour l’équilibre international remis en cause par une dictature fascisante en Iran

Alain VivienCNRI – « Nous ne nous battons pas seulement pour les intérêts généraux, ni seulement pour les droits de l'homme. Nous nous battons aussi pour l'équilibre international qui est remis en cause par la présence d'une dictature religieuse et fascisante en Iran », a déclaré Alain Vivien le 16 juillet à Maryam Radjavi à l’Assemblée nationale.

 

Assemblée nationale le 16 juillet 2008 CNRI – « Nous ne nous battons pas seulement pour les intérêts généraux, ni seulement pour les droits de l'homme. Nous nous battons aussi pour l'équilibre international qui est remis en cause par la présence d'une dictature religieuse et fascisante en Iran », déclarait Alain Vivien le 16 juillet à Maryam Radjavi à l’Assemblée nationale.

L’ancien Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères s’adressait à la présidente élue de la Résistance iranienne dans une conférence où était rendue publique une déclaration signée par une majorité de députés français en faveur d’un changement démocratique en Iran, la Troisième Voie défendue par Maryam Radjavi.

Voici l’intervention d’Alain Vivien :

Je voudrais m'exprimer au nom du Comité français pour un Iran démocratique qui a été fondé il y a quelques années avec le concours d'un magistrat et d'un parlementaire. A vrai dire, nous nous sentions bien seuls à cette époque, à la fois seuls et responsables, dans la mesure où c'est en France qu'était accueillis, dans des conditions qui ne sont pas toujours les plus satisfaisantes, la responsable principale de la Résistance iranienne et tous les militants.

C'est dire que nous apprécions à son juste prix l'initiative qui a été prise par nos collègues de l'Assemblée nationale française, qui non seulement se sont groupés, mais ont regroupé d'ores et déjà une majorité de signatures en faveur de cette Résistance.

J'espère que dans d'autres assemblées, on fera de même ; et ce faisant, nous n'aurons fait finalement pas beaucoup plus que ce que sur le plan du Parlement Européen, autour de notre ami Paulo Casaca, d'autres députés, ayant d'autres responsabilités ont su aussi se grouper. Comme en Angleterre, et il faut en remercier les parlementaires britanniques, des initiatives similaires sont prises.

Tout cela est très important – et pardonnez moi, je vais parler en tant qu'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères – il y a quelque chose de détestable dans la conduite des relations extérieures, c'est l'esprit de Munich. L'esprit de Munich n'est possible que lorsque l'opinion se désintéresse de son propre avenir. C'est ainsi que s’est perdue l'Europe, faute de savoir choisir, et pensant négocier au nom d'un pacifisme sans frontière, hélas, pensant négocier avec une dictature, finalement, a subi cette dictature et ensuite, il a fallu cinq ans pour s'en relever.

L'esprit de Munich est intolérable, il séduit toujours un certain nombre d'homme d'affaires et quelques techniciens politiques, mais il va toujours à l'encontre des intérêts de la majorité des peuples. C'est pourquoi je crois qu'il faut que nous soyons très vigilants, et à cet égard, être très exigeants. Il faut que nous exigions par exemple que depuis la décision prise par la Justice et le Parlement britannique, l'OMPI soit enfin sortie de cette liste du terrorisme.

Car, jusqu'à présent, on avait l'impression que c'était aux résistants de prouver le bien fondé de leur Résistance, ce qui est quand même quelque chose d'assez extraordinaire, alors que la Résistance doit être porteuse d'un projet pour l'avenir et c'est celui-ci qui nous intéresse. J'avais espéré, et mes amis avec moi, que la radiation de la liste aurait pu s'opérer sous la présidence slovène, ça n'a pas été le cas, il est vrai que la présidence slovène se terminait. Il y a aujourd'hui une présidence française, il faut liquider cette affaire, il faut purger complètement ce dossier inadmissible.

Le Comité français a donc multiplié un certain nombre d'initiatives, il est certain que ces initiatives auront d'autant plus de succès que de son côté le Parlement français se serait exprimer avec autant de force, force sur le fond, mais également par le nombre des signatures qu'il a réussi à regrouper et qui continue à regrouper.

Nous ne nous battons pas seulement pour les intérêts généraux, ni seulement pour les droits de l'homme. Nous nous battons aussi pour l'équilibre international qui est remis en cause par la présence d'une dictature religieuse et fascisante en Iran. Si c'était un tout petit pays, ce serait déjà désastreux, mais quel pays que l'Iran, immense pays, très peuplé, riche de mille ressources dans son sous-sol et occupant une position géostratégique particulière entre le monde méditerranéen ou européen et de l'autre côté, le monde asiatique. Pays qui a des frontières avec tant de grandes puissances. Pays qu'il est absolument nécessaire de pouvoir avoir pour ami, à condition bien sûr qu'il puisse se fonder sur des normes internationales acceptables, celles de la communauté des nations.

Qui propose cela ? Personne jusqu'à présent, ou quelques voix isolées. Mais d'une manière groupée, seul la Résistance iranienne derrière Maryam Radjavi et tous les militants de cette cause. C'est pourquoi je crois que les initiatives prises par des parlementaires, les nôtres et les autres encore, doivent continuer à mobiliser autour de cette grande nécessité, que rappelait tout à l'heure Jean-Pierre Brard, qui est de faire en sorte que la Résistance iranienne sans cesse s'ouvre, regroupe sans cesse plus de personnes, de personnalités attachées aux valeurs essentielles, les droits de l'Homme, la liberté, la laïcité, l'égalité entre homme et femme, l'abolition de la peine de mort, tous ces grands slogans pour lesquels, nous démocrates, nous avons déjà passé de longues batailles. Je souhaite donc le plein succès à l'initiative des parlementaires français et je souhaite bien sûr qu'elle s'étende au-delà de l'Assemblée nationale.

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