mardi, novembre 29, 2022
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Nicolas Sarkozy met en garde contre la crise nucléaire de l’Iran

Par Henry Samuel à Paris

The Daily Telegraph (Extraits) – A moins que l’occident ne redouble d’efforts pour refréner les ambitions nucléaires de Téhéran, cela pourrait mener "à une bombe iranienne ou au bombardement de l’Iran", a mis en garde Nicolas Sarkozy hier.

Le président français, dans son premier discours majeur de politique étrangère, a précisé qu’il avait l’intention d’appliquer la même approche énergique à la diplomatie française qu’à la politique intérieure depuis son entrée en fonction en mai.

Du Moyen-Orient aux relations avec la Russie, le président a promis une pause avec la traditionnelle position gaulliste "d’isolement splendide" de la France, particulièrement vis-à-vis des Etats-Unis.

S’exprimant devant 180 ambassadeurs français, M. Sarkozy a dit qu’un Iran nucléaire serait "inacceptable" et que la seule réponse était de renforcer les sanctions tout en étant ouvert aux pourparlers si l’Iran suspendait ses activités nucléaires.

"Cette initiative est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à une alternative que je j’appelle catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran", a-t-il dit, ajoutant que c’était la crise la plus grave faisant face au monde.

Il a également été direct sur les questions touchant d’autres parties au Moyen-Orient, assurant que la France ne permettrait pas la création d’un "Hamastan" dans les territoires palestiniens après la prise de contrôle de la Bande de Gaza par le groupe islamique radical du Hamas en juin.

La semaine dernière, Bernard Kouchner a fait la première visite en Irak d’un ministre des Affaires étrangères français depuis que Paris a dirigé l’opposition à l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003.

Le voyage entrait dans le cadre d’une tentative plus large de M. Sarkozy – considéré bien plus pro-américain que son prédécesseur Jacques Chirac – pour réparer des passerelles avec Washington après quatre ans de rapports tendus. Hier il a appelé "à un calendrier clair pour le retrait des troupes étrangères".

Cependant, il n’a fait aucune mention d’un impair embarrassant de M. Kouchner, qui a été forcé de faire des excuses hier après avoir dit du gouvernement irakien qu’il "ne fonctionne pas" et appelé au "remplacement" du Premier ministre, Nouri Al-Maliki.

Disant qu’il avait été cité hors contexte par le magazine Newsweek, M. Kouchner a dit hier qu’il avait parlé à M. Maliki, "à qui j’ai fait des excuses ce matin et qui pourrait nous quitter bientôt".

Il a offert la médiation française dans la formation d’un gouvernement d’union nationale. M. Sarkozy a qualifié ses efforts de "remarquable".

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