dimanche, février 5, 2023
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Mort dans le camp Liberty vs. la campagne de diffamation de Washington contre l’OMPI

Le Conseil de l’Europe aux côtés de l’OMPI et de ses défenseurs américains

countdownashrafgenocide.blogspot – Pendant que la campagne de diffamation de Washington fait feu sur l’OMPI, Bardia Amir-Mostofian, un ingénieur de 44 ans et résident d’Achraf, décède d’un arrêt cardiaque en raison d’une fatigue due à des inspections de transit longues de 48 heures, après son entrée au camp Liberty. Bardia était l’un des 700 résidents qui se sont portés volontaires pour aller au camp décrit comme étant une « prison » dans une récente déclaration du Conseil de l’Europe.

Les appels internationaux de l’opposition (OMPI) alertant les États-Unis, la MANUI ainsi que la communauté internationale d’un complot pour faire échouer le transfert et d’en faire porter la responsabilité à l’opposition n’ont pas été entendus au moment le plus nécessaire.

La déclaration publiée par l’opposition attribue le décès de Bardia à son extrême fatigue et tension causées par la précipitation imposée par l’Irak et la MANUI pour un transfert avant le Nouvel An iranien. Le Protocole d’Accord n’autorise pas les résidents à avoir la liberté de transférer leurs biens meubles. Les experts pensent que cela viole le droit coutumier des droits de l’homme, la convention des droits civiques et politiques ainsi que les principes des personnes déplacées à l’intérieur d’un pays, qui garantissent un traitement humain des parties concernées et ne sont pas négociables pendant les conflits politiques.

Si l’on garde à l’esprit le rôle du gouvernement irakien dans les massacres des résidents d’Achraf lors de deux violents assauts en 2009 et 2011, la mise en application du Protocole d’Accord sans un quelconque encadrement indépendant serait catastrophique, comme le récent décès à Liberty le démontre.

Des signalements de persécution, d’attaques, de menaces physiques par des équipes SWAT irakiennes qui parlent persan, contre les résidents à Liberty ont provoqué de graves inquiétudes quant à la « bonne volonté » du côté irakien. La présence de nombreuses forces de police irakiennes, leur intrusion dans les « quartiers résidentiels des femmes », le sabotage délibéré du système d’évacuation des eaux ainsi que les équipements d’espionnage improvisés tout autour du camp constituent tous cette nécessité.

Comme indiqué par l’opposition, le décès de Bardia a été causé par des inspections et des persécutions prolongées : « L’inspection des biens a commencé à 8h du matin le dimanche 18 mars et s’est poursuivie jusqu’à la mi-journée du lundi 19 mars, suite à quoi l’inspection des individus a commencé. À un moment lors de cette inspection offensive, le forces spéciales connues comme le SWAT ont attaqué les résidents et les ont battus avec des matraques électriques. »

Dans une déclaration, le  Professeur Guy Goodwin-Gill, le représentant légal des résidents pointe la responsabilité sur les forces irakiennes :

« Après l’arrivée au camp Liberty, les responsables irakiens, sous le commandement de Sadeq Mohammad Kazim (un des commandants des massacres de juillet 2009 et d’avril 2011), ont cherché à mener encore de nouvelles fouilles approfondies. Durant le processus de 48 heures de fouilles et de transfert à Liberty, les résidents ont continuellement fait l’objet d’insultes. Beaucoup de leurs biens ont été confisqués sans justification. Tous ces problèmes ont été rapportés aux représentants de la MANUI sur place. »

Un résident nous a informés de mauvais traitement de la part d’une équipe irakienne sous la surveillance du même commandant qui a participé à l’attaque de 2011 contre le camp d’Achraf :
« Durant la fouille, ils maltraitaient sans relâche les résidents en disant entre autres : « Vous devriez tous être tués, vous êtes des terroristes, nous devrions nous débarrasser de vous tous, vous êtes des hypocrites [terme employé par le régime iranien pour l’OMPI]. »

La même source a souligné : « Certains des Irakiens procédant aux fouilles insultaient les résidents en persan. Ils cassaient nos biens tels que les bureaux, les chaises, les cadres, les lampes, brisant des placards, des réfrigérateurs et des douilles de produits électriques, déchirant des paquets de sucre et autres denrées alimentaires. »

Le conseiller juridique représentant les résidents dans cet injuste accord, a signalé en détail les raisons pour lesquelles, conformément aux normes élémentaires internationales, ils voient une menace incarnée par les forces irakiennes à l’encontre des résidents. (Lire le rapport complet.)

Mahin Saremi, proche des résidents d’Achraf, ancienne prisonnière politique et militante de premier plan dans les protestations de 2009 en Iran, a réagi aux allégations selon lesquelles les dirigeants et les résidents du camp exagèrent de trop les persécutions. Tout en accusant [la désignation de l’OMPI sur] la liste américaine des Organisations Terroristes Étrangères (FTO) d’être un prétexte pour de telles violations des droits de la part des forces irakiennes, elle a déclaré : « Les faucons n’envient pas les yeux de faucons. » Certains pontifes des ayatollahs vont plus loin que cela, et accusent l’OMPI de s’imposer à elle-même toutes les difficultés qu’elle endure.

 Dans le même temps, ils ont commencé une campagne de diffamation contre ces anciens responsables américains au qui ont pris conscience de la réalité et confirment l’innocence des victimes. Au moins, ils défendent les valeurs promises par Washington, simplement pour faire bonne figure en leur nom. Accuser la victime de se torturer elle-même n’est pas une nouvelle tactique. Le premier à agir ainsi contre les Moudjahidine en Iran était Khomeini lui-même durant les années 1980. lorsque les sympathisants de l’OMPI étaient poignardés en public aux meetings et dans les librairies ou dans les magasins, lorsque leurs réunions étaient attaquées par les Bassijis et qu’ils étaient attaqués par des Gardiens de la révolution en tenue civile, Khomeini en rendait l’OMPI responsable dans son discours. Récemment un parent de résidents d’Achraf a proclamé dans un tribunal théocratique en Iran qu’elle avait été torturée par des inquisiteurs du même tribunal et que ses ongles avaient été arrachés. Le soit disant juge Salavati lui a alors dit : « Vous êtes des hypocrites. Vous vous êtes infligé cela vous-même et vous remettez en question notre hospitalité et vous nous accusez de torture ? »

Interrogée sur le fait de savoir s’il y avait quelque vérité quant à l’OMPI utilisant les communiqués de presse pour mettre en lumière ces questions, Mme Saremi a déclaré : « Ce qui est incroyable, c’est comment Washington suit les pas d’une théocratie totalitaire en attaquant à la machette et en poignardant la principale opposition aux tyrans en Iran et en attribuant ensuite la responsabilité de cet ignoble acte à la victime. La férocité de tout cela est qu’ils piétinent les mêmes valeurs auxquelles les Américains avaient l’habitude de croire. N’était-ce pas le président Obama qui parlait de « changement » et qui disait qu’il soutiendrait ceux qui défendent la « liberté » ? Est-ce la manière de l’Administration de démontrer les « valeurs démocratiques », en repoussant toute sympathie que les Iraniens peuvent avoir à son égard, en diffamant des hommes et des femmes au grand cœur qui défendent ces valeurs ? »

« Dans cette affaire, Washington fait un meilleur travail que les mollahs en condamnant la victime à une mort progressive. Les survivants des 120 000 massacrées en 1988 au nom de la fatwa de Khomeini sont désormais otages d’une liste FTO illégale. Ceci constitue le meilleur cadeau de Nouvel An aux ayatollahs. »

« Tout le remue-ménage fait dans le récent tapage de propagandes par les porte-parole pro-théocratiques ouvre uniquement la voie à une autre crise humanitaire, tout simplement parce qu’ils condamnent ceux qui s’expriment contre les ayatollahs. Pourquoi remettre en cause la loyauté envers la liberté et la démocratie et légitimer les agissements des démons contre cela ? N’oublions pas « Charité bien ordonnée commence par soi-même. » et « Que celui qui n’a jamais pêché jette la première pierre. ».

En ce qui concerne le peuple iranien, tous ceux qui parlent la langue des ayatollahs sous les prétextes d’ « empêcher la guerre » ou de « combattre le terrorisme » justifiant la décapitation de la résistance iranienne. Ils sont pires que les ayatollahs. » Elle a conclu : « Dites la vérité et faites honte au diable. » La vérité à l’heure actuelle est « le premier décès malheureux au camp Liberty » qui ébranlent les normes humanitaires du traitement des résidents par les autorités irakiennes.
Cette tragédie laisse la balle dans la cour des États-Unis.

Maintenir l’OMPI sur la liste noire malgré une juridiction d’une cour américaine locale et souiller les sympathisants du groupe ne résoudraient pas le problème mais renforceraient une épine dans le processus des élections.

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