mercredi, décembre 7, 2022
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Mme Radjavi est une des dirigeantes les plus déterminées et infatigables que je connaisse – Général Phillips

CNRI – « Les gens du camp d’Achraf ont une cause, en réalité la plus noble des causes : la liberté, la démocratie, la tolérance, l’égalité. Si croire en ces caractéristiques font de vous une secte, je veux bien la rejoindre », a lancé le général américain David Phillips, à Paris dans une conférence transatlantique le 6 janvier 2012.

A l’invitation du Comité français pour un Iran démocratique, une vingtaine de personnalités américaines et européennes de premier plan ont rejoint la présidente élue de la résistance iranienne Maryam Radjavi, pour soutenir sa proposition d’organiser une conférence présidée par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, en présence des représentants des USA, de l’U et des Achrafiens pour sauvegarder une solution pacifique à la crise d’ Achraf.

Voici les moments forts de l’intervention du général Phillips, ancien commandant de la police militaire américaine et responsable de la sécurité du camp d’Achraf :

Madame Radjavi, éminents invités, et le plus important les 3400 résidents du camp d’Achraf que je soupçonne de nous regarder en ce moment par liaison satellite, probablement le dernier lien qu’ils auront avec le monde extérieur si Maliki et le régime extrémiste iranien obtiennent ce qu’ils veulent, je suis honoré d’être ici ce soir.

Qu’avons-nous tous en commun ? La foi en la liberté, la démocratie, la conviction que lorsqu’une promesse est faite, elle doit être tenue.

Nous avons promis de protéger plus de 3400 résidents du camp d’Achraf lorsqu’ils ont rendu leurs armes en 2003. J’y étais, j’ai été témoin de cela. J’ai été également témoin des investigations étendues sur le passé de chaque membre de l’OMPI au camp d’Achraf. J’ai attendu l’indice flagrant, la preuve qui justifierait à mes yeux pourquoi nous les gardions confinés. Cette preuve n’existe pas.

Lorsque nous avons donné à chacune des personnes au camp d’Achraf une promesse écrite de protection et de sécurité, c’était de mon unité. L’étiquette est celle de la 89ème brigade de police militaire, et je commandais cette unité lorsque nous avons délivré plus de 3400 cartes d’identité montrant que les États-Unis déclarent que vous êtes une personne protégée, et par Dieu, nous allons vous protéger !

En 2009, nous nous sommes éloignés de cet engagement et nous avons vécu dans la béatitude en prétendant que les personnes du camp d’Achraf n’existaient plus. Nous sommes partis et les avons laissées souffrir aux mains des troupes irakiennes indisciplinées opérant sous l’encouragement, sinon le commandement pur et simple, du régime iranien.
 

De multiples attaques à la roquette ces deux dernières semaines. Oh ! Les gardes irakiens prétendent qu’ils n’étaient pas au courant. Tous ceux qui ont été au camp d’Achraf, comme beaucoup d’entre vous, comme moi-même, savent qu’on ne peut s’approcher autant de ce camp en raison du terrain plat illimité et dépourvu de toute végétation. Oh ! Les gardes savaient que les personnes du camp d’Achraf allaient recevoir des roquettes. La seule façon de l’ignorer cela c’était de dormir pendant le service. Cela n’est jamais arrivé durant ma mission avec les soldats américains qui ont servi au camp d’Achraf. Pas un seul résident du camp d’Achraf n’a été blessé durant cette période. Mais à présent, depuis que nous avons tourné le dos en 2009, 47 personnes protégées ont été tuées et plus d’un millier blessées. Ce n’est pas ce que j’appelle une protection.

J’ai vécu avec les Achrafiens pendant bien plus d’un an. J’ai travaillé avec eux pendant de plus nombreuses années. Peu de personnes les connaissent aussi bien. Mes informations sont de première main, issues d’observation et d’expérience personnelles, qui ne sont pas entachées par la politique, la propagande ou le mensonge. Personne n’écrit mes discours. Je les fais moi-même.

J’ai été un policier militaire au sein de l’armée durant des décennies et je me suis occupé de faits. Le fait est que les gens du camp d’Achraf ne sont pas des terroristes.

J’ai entendu qu’on parlait d’eux en termes de secte, d’adeptes ayant subi un lavage de cerveau qui suivent un chef charismatique. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Savez-vous qui sont les Achrafiens ? Ce sont des médecins, des avocats, des artistes, des écrivains, des musiciens. L’Université de Los Angeles, de l’État de l’Ohio, de l’État du Michigan, de l’État du Kent, de l’État de la Floride. Je ne fais pas référence à des bourses de sport, je fais référence aux universités et facultés dont sont issus un nombre significatif de gens du camp d’Achraf. Un tiers d’entre eux ont étudié à l’étranger. Un autre tiers était emprisonné sous le régime du chah puis celui de Khomeiny. Ils ne viennent pas de groupes de  mécontents, sans emploi, n’ayant aucune cause. Les gens du camp d’Achraf ont une cause, en réalité la plus noble des causes : la liberté, la démocratie, la tolérance, l’égalité. Si croire en ces caractéristiques font de vous une secte, je veux bien la rejoindre.

Pour ce qui est des partisans aveugles ayant subi un lavage du cerveau, avez-vous jamais essayé de faire suivre aveuglement quoi que ce soit à un avocat, un médecin, un artiste ou un musicien? Bonne chance !

Maintenant, pour ce qui est de la dirigeante de la « secte », Madame Radjavi, oui, elle est charismatique et attentionnée, pleine de compassion, dure à la tâche, dévouée et ferme dans sa foi en la démocratie, la liberté et l’espoir pour le peuple iranien. Elle est l’un des dirigeants les plus déterminés et infatigables que je connaisse.

Maintenant, le régime de Maliki, en complicité avec le régime des mollahs, veut déplacer les gens du camp d’Achraf vers le camp Liberty, du côté nord-est de l’enceinte de l’aéroport international de Bagdad. Camp Liberty, un nom intéressant pour ce qui sera bientôt une prison.

Quoi qu’il en soit, j’y étais en 2003 lorsque le camp Liberty n’était rien d’autre que des champs de roseaux et de dattiers. J’y étais également lorsqu’on a construit une sorte de petite ville pour les soldats cantonnés. L’automne dernier, lorsque le camp Liberty a été remis au gouvernement irakien, c’était une installation totalement fonctionnelle, bien maintenue, capable d’accueillir des milliers de personnes.

Ce n’est plus le cas. Les zones d’habitations, les réfectoires, les cuisines, les douches, tout a été pillé. Il reste si peu du camp Liberty dont tant de soldats américains se souviennent. Désormais, il ne remplit pas même les normes minimales d’habitation, encore moins de cantonnement de près d’un quart de 3400 hommes et femmes. Le gouvernement irakien prétend autrement mais refuse indéfectiblement de permettre à qui que ce soit d’entre nous d’y voir par nous-mêmes.

Eh bien, mes sources proviennent également de l’intérieur du gouvernement irakien. Et elles m’ont dit que le camp Liberty a été en réalité pillé, vandalisé, volé et détruit. Si ce n’est pas le cas, Maliki, vérifions. J’irai personnellement à Bagdad pour voir et faire un rapport. Cela ne coûtera rien aux contribuables américains parce que je paierai les frais moi-même. Président Obama, envoyez-moi comme un ancien général qui est exceptionnellement familier avec le camp Liberty et qui sait ce que cela signifie d’héberger et de cantonner des milliers de personnes.

Oh ! Je veux également emmener ma fille. Son expérience lorsqu’elle a précédemment travaillé au cabinet du secrétaire à la Défense serait utile pour assurer la sûreté et la sécurité de plus de 1000 femmes au camp d’Achraf. Je suis sûr que la fille de Madame Radjavi en compagnie des filles de tant d’autres personnes, actuellement assiégées au camp d’Achraf, apprécieraient de voir une autre jeune femme qui croit si fermement en l’égalité et dans les droits égaux. Oui, je serais bien plus confiant pour la sécurité de ma propre fille avec les prétendues femmes terroristes de l’OMPI, qu’avec les prétendus gardes à l’extérieur des clôtures.

Vous m’avez entendu le dire auparavant. J’ai essayé de trouver des personnes retenues contre leur volonté au camp d’Achraf, je n’ai pas pu. J’ai essayé de trouver de la torture au camp d’Achraf. Je n’ai pas pu. Il n’y avait personne de retenu contre sa volonté, ni de torture, à moins que vous considériez le traitement sadique des gardes irakiens censés assurer la protection et la sécurité des personnes qui sont là.

Je me demande si c’était de la torture lorsqu’ils ont écrasé un boulanger nommé Farid Shafi sous un Humvee, ou encore utilisé plus de 40 hommes et femmes comme cibles d’entrainement ? Je pense que les terroristes sont à l’extérieur des portes d’Achraf, non à l’intérieur. Madame Parsaï, Madame Zohreh, Hossein Madani et tant d’autres, ma famille et moi-même ne vous abandonnerons pas. Pas de danger.

 

 

 

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