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Meeting très important de la résistance iranienne ce 23 juin au Parc des Expositions de Villepinte

acme-eau.org – 23/06/2012 – Le 23 juin après midi devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, le parc des expositions de Villepinte a accueilli un meeting de la résistance iranienne. Maryam Radjavi, présidente de l’Ompi, l’une des forces d’opposition au régime des mollahs, sera présente pour soutenir les résistants d’Achraf : la Fondation France Libertés Danielle Mitterrand était représentée par Alain Sauvreneau, Régini Joli et Jean Luc Touly.

 Basés en Irak depuis de nombreuses années, ces derniers ont été transférés et enfermés, fin février, dans un camp près de Bagdad. Leur détention étant jugée inacceptable, il sera question de l’insalubrité du camp et du statut de réfugié des Achrafiens, qui pourrait permettre leur transfert définitif vers des pays tiers. Autre sujet central : le retrait de l’Ompi de la liste américaine des organisations terroristes. Une décision récente de la Cour d’appel de Washington, favorable à l’Ompi, exige qu’Hillary Clinton révise le dossier dans un délai de quatre mois.

Sans eau, la vie n’existerait pas sur Terre. Sans eau potable, le respect des droits de l’homme n’est pas possible. C’est pourquoi l’accès à l’eau pour tous comme droit fondamental et inaliénable de l’homme est une priorité de France Libertés, Fondation Danielle Mitterrand.

Depuis plus de 15 ans, alors que la question de l’accès à l’eau n’était pas encore un problème reconnu par les gouvernements, Danielle Mitterrand a parcouru le monde pour porter le message de l’eau et mobiliser l’opinion.

Parce que le problème de l’accès à l’eau est aussi et surtout une question de gouvernance mondiale, la Fondation poursuit plus que jamais son action de plaidoyer aux côtés d’hommes et de femmes engagés.

On peut rappeler les trois grands principes de la Charte de l’eau

1 L’eau n’est pas une marchandise, l’eau est un bien commun non seulement pour l’Humanité mais aussi pour le Vivant.

2 Afin de garantir la ressource pour les générations futures, nous avons le devoir de restituer l’eau à la nature dans sa pureté d’origine.

3 L’accès à l’eau est un droit humain fondamental qui ne peut être garanti que par une gestion publique, démocratique et transparente, inscrite dans la loi.

Devant l’urgence qui prive toujours plus d’un milliard d’êtres humains d’un accès à une eau saine et libre, la Fondation a lancé en France le mouvement des « porteurs d’eau ».

Ce mouvement plaide pour le droit pour tous à disposer d’une eau potable, nécessaire et vitale pour toute population.

France Libertés a également appuyé une déclaration écrite présentée par le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, concernant la nécessité d’un accord et d’une protection des iraniens résidents du Camp d’Ashraf en Irak, suite à la décision de les déplacer vers un autre camp.
Afin d’appuyer ces déclarations écrites, France Libertés a pu prendre la parole plusieurs fois au cours de cette session du Conseil des droits de l’Homme. Concernant le camp d’Ashraf, une déclaration orale a été faite au cours de la séance sur les situations concernant les droits humains qui requièrent l’attention du Conseil. Cette déclaration fut suivie d’un panel de discussion sur la situation à Ashraf, pour demander aux instances de l’ONU de délivrer au plus vite le statut de réfugiés aux demandeurs d’asile du camp d’Ashraf afin d’assurer leur protection, et de faire en sorte que ceux-ci ne soient pas déplacés à Camp Liberty, car cet endroit se trouve entre les mains des forces irakiennes de sécurité et ne répond pas aux standards minimums requis par le droit

Aujourd’hui, il y a urgence extrême

1. Le camp Liberty ne dispose pas de réserves d’eau utilisables et encore moins d’eau potable.
2. Les bungalows dans lesquels les nouveaux arrivants doivent être logés sont complètement usés et extrêmement sales au point d’être inhabitables. Il n’y a que 80 bungalows et la plupart d’entre eux n’ont pas d’installations électrique, il n’y a par conséquent pas de lumière ni de chauffage.
3. Le système d’évacuation des eaux usées ne fonctionne pas et par conséquent l’absence des équipements d’hygiène risque de causer de graves problèmes de santé, avec les eaux usées à l’air libre dans les zones des quartiers de résidence.

En aucun cas, le camp Liberty ne respecte le droit international de la convention de Genève de 1951 sur les réfugiés. Pour cela, il faudrait que les forces militaires et policières se retirent, que la liberté de circulation existe pour les résidents et leurs avocats, qu’il n’y ait pas de blocus médical, qu’il soit possible de construire et d’aménager les logements, que la protection de l’approvisionnement en eau soit assurée, que les ex-résidents d’Ashraf puissent apporter leurs biens pour pallier les manquements du camp Liberty. Faut-il rappeler que ces assurances minimales ont été soulignées en sept points par Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak, et parrainées par plus de 4 000 parlementaires et des milliers d’avocats et de juristes en Europe, aux États-Unis et dans les pays arabes ?

L’état vétuste du système d’égout et le réservoir percé continuent d’infester le camp.

Avec l’arrivée du deuxième groupe de résidents à Liberty, la pénurie d’eau et les difficultés de son approvisionnement se sont transformées en un véritable casse-tête. La seule source d’eau de Liberty se trouve à 12 Kms du camp et pour s’approvisionner il faut aller chercher sur place. Cette source n’est pas seulement destinée au seul habitant du camp, mais également approvisionne plusieurs casernes irakiens et de nombreux autres lieux. Les habitants du camp utilisent leur propre camion citerne et on loué auprès des sociétés irakiennes, mais ne peuvent que se procurer une partie de l’eau nécessaire qui répond difficilement aux besoins du premier groupe de 400 personnes. Avec l’arrivée d’un deuxième groupe de 400 personnes, les difficultés se sont multipliées. Dans quelques semaines la saison de la chaleur va commencer en Irak, et la vie dans le camp deviendra impossible dans ces conditions. Les protestations quotidiennes des habitants de Liberty auprès du représentant du gouvernement irakien et des représentants des Nations Unies pour régler le problème n’ont rien résolu.

En parallèle du 10ème anniversaire du sommet de Rio, il est vital et urgent que la communauté internationale trouve une issue qui n’a que trop tardée.

Or des solutions techniques et alternatives existent afin que des vies soient sauvées : la Fondation France Libertés avec d’autres organisations non gouvernementales sont prêtes à contribuer au règlement de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, source de vie et source de paix.

 

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