vendredi, décembre 9, 2022
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Maryam Radjavi participe à une Conférence internationale sur l’Iran au Parlement européen

Bruxelles- Mercredi 9 avril, une conférence de haut niveau sur l’Iran s’est tenue au Parlement européen. La réunion animée par Struan Stevenson, président de l’intergroupe des Amis d’un Iran libre, comprenait les interventions de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Michèle Alliot -Marie, ancien ministre français de la Défense et des Affaires étrangères, Tahar Boumedra, ancien chef des droits de l’homme de la MANUI et responsable du dossier du Camp d’Achraf (2009-2012), ainsi que de nombreux hauts responsables du Parlement européen de divers groupes politiques, dont Alejo Vidal-Quadras, vice- président du Parlement européen, Stephen Hughes, premier Vice-président du groupe des socialistes-démocrates, Vytautas Landsbergis, ancien président de la Lituanie, Eduard Kukan, ancien ministre des Affaires étrangères de Slovaquie, l’Irlandais Jim Higgins questeur du PE, Tunne Kelam d’Estonie, Oreste Rossi d’Italie, Derk Jan Eppink des Pays-Bas ainsi que Nele Lijnen, présidente de la commission de l’égalité des droits du Sénat belge, et la députée belge Els Demol.

Mme Radjavi, invitée d’honneur à la conférence, a souligné que les attaques hystériques la semaine dernière des mollahs contre le Parlement européen en raison de sa résolution contre les violations des droits humains en Iran démontrent que les droits de l’homme sont en effet le talon d’Achille de ce régime et que le calice de poison de droits de l’homme est cent fois plus dangereux pour ce régime que celui nucléaire. Ainsi, toutes les factions de ce régime sont unies et ont un intérêt commun dans les exécutions, la torture et les massacres. Dix mois après l’entrée en fonction du mollah Rohani, le nombre sans précédent d’exécutions et le massacre barbare contre Achraf et le camp Liberty ont prouvé que ce régime n’a même pas la moindre capacité de souplesse et de modération. La solution pour le problème de l’Iran est un changement de régime.

Les intervenants ont soulevé les points suivants :
1. Le régime iranien a reculé d’un petit pas dans son programme nucléaire en raison des sanctions internationales, mais n’a pas renoncé à ses ambitions de se doter d’une bombe atomique. De nombreux intervenants ont demandé que l’Iran mette pleinement en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité, arrête tout enrichissement et accepte le protocole additionnel.

2. Le bilan de dix mois du président Rohani ne laisse aucun espoir de modération ni de réforme au sein de la théocratie. Après l’élection présidentielle antidémocratique de nombreux parlementaires ont compris qu’il n’est pas modéré car la situation des droits humains a empiré et l’ingérence du régime dans la région, notamment en Syrie et en Irak, a augmenté.
Selon le rapport du Secrétaire général de l’ONU, ainsi que selon certains gouvernements occidentaux et organisations des droits humains, les promesses de liberté d’expression et de respect des droits de l’homme ont échoué avec plus de 700 exécutions depuis l’élection de Rohani. Seule une politique de fermeté avec ce régime peut apporter une aide au peuple iranien qui souffre d’oppression.

3. Parallèlement à la répression à l’intérieur du pays, le régime essaie de détruire son opposition organisée dans une prison virtuelle appelée camp Liberty dans l’Irak voisin, avec l’aide de son gouvernement fantoche. Les exécutions collective de 52 membres sans défense de l’OMPI à Achraf, le 1er septembre 2013 et les attaques à la roquette répétées sur le camp Liberty, l’intensification du blocus médical honteux, et les menaces répétées d’extrader ces réfugiés, ainsi que le silence et le manque d’action des États-Unis, des Nations Unies et de l’Union européenne, ont tous créé une situation terrifiante pour ces réfugiés à qui le HRC reconnait une protection internationale. Vingt-six mois après le transfert de ces personnes d’Achraf vers les conditions sordides et carcérales du camp liberty sous prétexte de leur transfert vers des pays tiers, seuls 10% ont été transférés hors d’Irak, grâce aux efforts de la Résistance iranienne.

4. Les États-Unis, l’ONU et l’UE n’ont pas réussi à protéger ces réfugiés de l’amoncellement de pressions de la part de Nouri al-Maliki pour tuer ou livrer les 3000 opposants iraniens du camp Liberty. Depuis que les Américains ont renié leur promesse de garantir la sécurité de ces réfugiés sans défense, ils ont été harcelés, psychologiquement torturés, privés de nourriture, de médicaments et de produits de première nécessité, bombardés, visés par des tirs, menottés et exécutés.
Les rapports faux et biaisés de l’ONU sur les habitants du camp Liberty sont inacceptables. Notre expérience ces dernières années, en particulier pendant la période où Martin Kobler dirigeait la MANUI, indique que ces rapports ne sont pas le résultat d’ auteurs mal informés ou d’erreurs ; au contraire, ils découlent d’une volonté politique sans autre objectif que de servir les objectifs du régime fasciste en Iran et de son gouvernement subordonné en Irak.
Ces falsifications ne sont pas fondées sur des déclarations faites par les habitants du camp à des fonctionnaires ou observateurs de l’ONU dans le camp. Le HCR, qui chaque jour rencontre en privé un nombre considérable d’habitants dans ses locaux à l’extérieur du camp, ou qui rend visites à des personnes à l’intérieur du camp, n’a jamais signalé de telles allégations. De fait, jusqu’à présent le HCR a interviewé 98 % des habitants et les entretiens avec les habitants restants seront également menés dans les prochains jours. Ces entretiens ont duré des heures et certains habitants ont été interrogés à plusieurs reprises.

5. La conférence a exigé la mise en œuvre des demandes légitimes, minimales et urgentes des habitants du camp Liberty, notamment :
• La libération rapide de sept habitants, dont six femmes, pris en otages le 1er septembre à Achraf ;
• Le transfert rapide de tous les habitants en Europe et aux États-Unis ;
• Fournir les mesures de protections minimales au camp Liberty comme le retour de 17 500 murs en T, le transfert des casques de protection et des gilets et des équipements médicaux des habitants d’Achraf, l’élargissement de la zone du camp et permettre la construction de bâtiments pour les malades, les handicapés et les blessés ;
• Le déploiement permanent d’observateurs des Nations Unies, avec une équipe de Casques bleus, dans le camp Liberty ;
• Mettre fin immédiatement au blocus du camp, en particulier au blocus médical honteux ;
• La réalisation d’une enquête indépendante sur le massacre du 1er septembre par les Nations Unies et le renvoi du dossier devant la Cour pénale internationale.

6. La seule solution viable et réaliste pour l’avenir de l’Iran est un changement de régime et la mise en place d’une véritable démocratie. Maryam Radjavi et son mouvement ont la compétence pour établir une telle démocratie. Son plan en 10 points est un programme démocratique qui peut résoudre les problèmes de la société iranienne, après presqu’un siècle de dictatures du chah et des mollahs. La Résistance iranienne a réussi à faire de grands progrès au cours des 35 dernières années, bien qu’elle ait affronté une dictature brutale et une politique de complaisance de l’Occident.

7. Le 3 avril, le Parlement européen a adopté une résolution modérément critique sur l’Iran provoquant une réaction hostile hystérique et sans précédent du régime des mollahs. De nombreux responsables du gouvernement iranien, y compris le soi-disant «modéré» ministre des Affaires étrangères, le Président du Majlis ( le Parlement iranien ), le président de la commission de la Sécurité et du Renseignement du Parlement iranien, l’imam du vendredi de Téhéran, de nombreux membres du Majlis et l’écrasante majorité des médias, ont lancé des attaques incessantes contre l’UE, demandant pourquoi le Parlement européen avait osé inclure les violations des droits de l’homme et le comportement anti-démocratique du régime de l’Iran dans les discussions nucléaires en cours

La réaction hostile est une indication claire que la survie du régime iranien est très dépendante des violations systématiques, graves et continue des droits humains et que tout relâchement de ces activités répressives permettrait d’accélérer le renversement du régime. En effet, la condamnation universelle de la résolution de l’UE a clairement démontré que toutes les factions en Iran, y compris les soi-disant blocs politiques «modérés», «extrémistes», «pragmatiques» ou «centristes», sont tous complices de la répression et des violations des droits humains du peuple iranien et sont totalement inféodés au Guide suprême.

8. La nomination d’un terroriste comme ambassadeur nouvellement nommé du régime iranien à l’ONU montre la vraie nature de Rohani. Hamid Abutalebi a été impliqué dans la prise d’otages à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1979 et a coordonné l’assassinat de Mohammad-Hossein Naghdi, le représentant du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) en Italie, le 16 mars 1993.

La conférence a appelé à une position de fermeté contre la politique du régime iranien ; son programme nucléaire, ses violations des droits de l’homme, son bellicisme et l’exportation du terrorisme dans la région. Elle a exhorté l’Union européenne à subordonner le développement de ses relations politiques et économiques avec l’Iran à la fin des exécutions et à une amélioration drastique des droits de l’homme.

Struan Stevenson, eurodéputé
Président des Amis d’un Iran libre
Parlement européen

Les Amis d’un Iran Libre (FOFI) est un groupe informel au Parlement européen, formé en 2003 et qui bénéficie du soutien actif de nombreux députés de différents groupes politiques

Président : Struan Stevenson (ECR) Vice-présidents : Stephen Hughes (Vice -président S & D) ; Louis Michel (ALDE) ; Jim Higgins (PPE) ; Jan Zahradil (vice-président ECR) ; Tunne Kelam (PPE) ; Michael Cashman (S & D)

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