
Les députés ont entendu le 9 octobre les partisans de la Résistance iranienne en Ile de France manifester devant l’Assemblée nationale pour les exhorter à prendre des initiatives en faveur de la libération de 7 opposants iraniens, habitants d’Achraf, retenus en otages depuis le 1er septembre par le gouvernement irakien.
Ce jour-là les troupes spéciales du premier ministre Nouri Maliki pénétraient dans le camp de réfugiés d’Achraf et abattaient froidement d’une balle dans la tête 52 habitants, tous dotés du statut de personne protégées par la 4e convention de Genève.
Six femmes et un homme ont été pris en otages. Ballotés de prison en prison pour brouiller leurs traces, ils sont soumis à des interrogatoires violents et ont vu défiler toutes sortes d’interrogateurs et de bourreaux accourus de Téhéran. Le gouvernement irakien fait mine de ne rien savoir, mais la résistance iranienne affirme détenir des documents irréfutables sur le fait qu’ils sont sous le contrôle direct de Nouri Maliki, homme lige de Téhéran, qui joue semble-t-il de cette façon le soutien des mollahs à un troisième mandat au pouvoir.
Les otages sont en grève de la faim depuis le 1er septembre. Un vaste mouvement sur quatre continents les accompagne dans cette grève. En effet des centaines de réfugiés iraniens au camp Liberty près de l’aéroport de Bagdad, ceux-là même qui habitaient Achraf et ont été forcé de partir dans ce camp prison. Puis à Genève, Londres, Ottawa et Melbourne des opposants iraniens ont cessé de s’alimenter jusqu’à la libération des otages et la mise en œuvre des promesses de protection et de sécurité pour Liberty.




