vendredi, février 3, 2023
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L’Union européenne condamne les violations des droits de l’homme en Iran

CNRI – Réagissant à la montée des violations des droits de l’homme en Iran, la présidence de l’Union européenne a publié le 23 octobre la déclaration suivante: L’UE demeure profondément préoccupée par la répression croissante contre tous les groupes qui exercent leur droit à la liberté d’expression ainsi que par le renforcement des restrictions à la liberté de la presse et d’expression en République islamique d’Iran.

CNRI – Réagissant à la montée des violations des droits de l’homme en Iran, la présidence de l’Union européenne a publié le 23 octobre la déclaration suivante:

Présidence de l’Union Européenne
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Liberté d’expression en Iran : l’UE condamne la fermeture de journaux, de magazines et de l’agence de presse "Iranian Labour News Agency"
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L’UE demeure profondément préoccupée par la répression croissante contre tous les groupes qui exercent leur droit à la liberté d’expression ainsi que par le renforcement des restrictions à la liberté de la presse et d’expression en République islamique d’Iran.

L’UE condamne la fermeture de journaux, de magazines et de l’agence de presse "Iranian Labour News Agency" ainsi que les arrestations et les persécutions dont font l’objet des journalistes, des blogueurs et des défenseurs des droits de l’homme qui ont exercé leur droit à la liberté d’expression, et elle rappelle la résolution 59 (I) de l’Assemblée générale des Nations unies.

L’UE est particulièrement préoccupée par la situation du journaliste et défenseur des droits de l’homme, Emadeddin Baghi, qui s’est vu infliger des peines d’emprisonnement successives en raison de ses publication, et elle demande instamment à la République islamique d’Iran de libérer immédiatement M. Emadeddin Baghi.
 
L’UE est profondément inquiète de constater que trois étudiants de l’Université Amir Kabir de Téhéran, Ehsan Masoori, Ahmad Ghassaban et Majid Tavakkoli, ont été condamnés respectivement à deux ans, deux ans et demi et trois ans de prison pour une infraction que, selon les déclarations de l’Ayatollah Sharoudi, ils n’ont pas commise, et elle considère que ces condamnations constituent une violation grave des obligations internationales de l’Iran en matière de droits de l’homme. L’UE demande à la République islamique d’Iran de respecter l’intégrité physique et psychologique de ces étudiants.

L’UE se déclare, en outre, une nouvelle fois préoccupée par la situation de Mohammad Sadeg Kabovand, Said Matinpou, Mohammad Hassan Fallahieh, Adnan Hassanpour, Kaveh Javanmard, Ejlal Ghavami, Ako Kurdnasab, Farshad Ghorbanpour, Soheyl Asefi, Ali Farahbakhsh et Abdolvahed Boutimar, et demande à la République islamique d’Iran de s’abstenir de punir des personnes qui ont exercé de manière pacifique leurs droits.

L’UE engage instamment la République islamique d’Iran à respecter, d’une part, ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme, notamment l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, relatifs au droit à la liberté d’expression, et, d’autre part, le droit national iranien, en particulier les articles 24 et 168 de la Constitution relatifs à la liberté d’expression et l’article 26 portant sur la liberté d’association. Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, que la République islamique d’Iran a ratifié, garantit en outre le droit de former un syndicat et de s’y affilier.

L’UE demande à la République islamique de respecter les normes internationales préalablement adoptées en matière de syndicat, comme le prévoit l’OIT, et d’envisager de réexaminer son code du travail, notamment les articles 130 à 138.

L’UE invite en outre les autorités iraniennes à réexaminer les restrictions annoncées pour la prochaine campagne en vue des élections au Majles (Parlement) afin de garantir des élections libres et démocratiques.

La Croatie* et l’ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que l’Ukraine et la République de Moldavie se rallient à la présente déclaration.

* La Croatie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d’association."

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