mercredi, février 1, 2023
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L’ONU prépare une résolution contre le programme nucléaire iranien

De Maggie Farley

L’ONU prépare une résolution contre le programme nucléaire iranienLos Angeles Times – En dépit des objections de la Russie et de la Chine, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont présenté mercredi un projet de résolution du Conseil de Sécurité qui obligerait légalement l’Iran à stopper ses activités d’enrichissement nucléaire.

Cette résolution ne fait mention d’aucune conséquence spécifique dans le cas où l’Iran ne la respectait pas, mais indique clairement que des sanctions seraient la prochaine étape. Elle demande que l’Iran « suspende toutes ses activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche et le développement » et appelle les nations à empêcher le transfert vers l’Iran d’équipements pour son programme nucléaire et de missiles.

Le projet cite le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, qui permet une action punitive pour des problèmes considérés comme étant des menaces à la sécurité internationale.

« Cette résolution ne parle pas de sanctions », a déclaré l’ambassadeur américain John Bolton. Mais elle dit que si l’Iran ne « recule » pas, le conseil était prêt à infliger des sanctions ciblées interdisant aux dirigeants iraniens de voyager à l’étranger, gelant leurs actifs et imposant des restrictions sur les importations.

La Russie et la Chine, qui ont un pouvoir de veto au Conseil de Sécurité ainsi que des liens commerciaux importants avec l’Iran, avancent qu’il n’y a pas suffisamment de preuves permettant d’affirmer que l’Iran est une menace imminente à la paix et la sécurité internationale justifiant des sanctions. Les deux pays craignent également que le renvoi au Chapitre VII ouvre la voie pour des pénalités politiques et économiques ou pour une frappe militaire.

« Nous ne pensons pas que ce problème puisse être résolu par la force », selon Vitaly Churkin, nouvel ambassadeur russe aux Nations Unies. « Une solution diplomatique et politique est encore possible. »

 Mais Churkin a affirmé que la Russie avait l’intention de soutenir cette mesure si l’on tenait compte des objections de Moscou.

« Bien sûr », a-t-il dit lorsqu’on lui a demandé s’il y avait une chance que la Russie appuie cette résolution. « Nous sommes ici pour travailler ensemble avec le reste du Conseil de Sécurité. Nous avons participé à la prise de décision sur la résolution. »

La formulation du projet a été étudiée pour rassurer la Chine et la Russie : l’approbation du Conseil de Sécurité sera nécessaire pour imposer des sanctions ou d’autres mesures coercitives, tout en laissant une certaine flexibilité dans la préparation de celles-ci.

Les partisans de la résolution espèrent persuader la Russie et la Chine d’au moins s’abstenir pour permettre l’approbation de la résolution afin d’augmenter la pression sur l’Iran. Mais ils s’attendent à un conflit. La résolution place une lourde pression sur la Russie pour qu’elle cesse d’aider l’Iran à construire sa centrale nucléaire à Bouchehr.

« Du point de vue de l’objectif stratégique, rien n’oppose les six d’entre-nous. Nous ne voulons pas voir un Iran accéder à la capacité nucléaire », selon l’ambassadeur britannique Emyr Jones-Parry. « Concernant les détails de la résolution, nous échangeons nos points de vue et cela va continuer. »

Les ministres des affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine) et l’Allemagne, doivent se rencontrer lundi à New York au sujet de l’Iran. Les ambassadeurs des USA, de la France et de la Russie disent espérer qu’un accord soit trouvé sur la résolution d’ici là.

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