Agence France Presse – Le site secret à partir duquel l’Iran a procédé au lancement d’un missile en février a été localisé par les données recueillies par un satellite, révèle vendredi la Jane’s Intelligence Review.
Agence France Presse – Le site secret à partir duquel l’Iran a procédé au lancement d’un missile en février a été localisé par les données recueillies par un satellite, révèle vendredi la Jane’s Intelligence Review.
L’analyse de l’imagerie retransmise par le satellite Digital Globe Quickbird a par ailleurs permis d’établir que le missile iranien Kavoshgar-1 (explorateur-1), testé avec succès le 4 février, n’avait qu’un seul étage et était propulsé avec un carburant liquide. Il ne serait donc technologiquement pas plus avancé que le missile iranien Shahab-3 développé depuis plusieurs années.
L’Iran avait affirmé qu’il s’agissait d’un missile à deux étages.
Le site de lancement a été localisé à quelque 230 km au sud-est de Téhéran. Il présente, selon la Jane’s, des similitudes de par sa taille et sa configuration avec le site d’assemblage des missiles Taepodong en Corée du Nord.
La revue spécialisée note que ce site pourrait être celui où l’Iran tente d’acquérir une capacité dans les carburants de propulsion solides.
L’Iran, souligne par ailleurs le Jane’s, a annoncé le développement d’un "centre spatial", ce qui confirme son intention de développer une expertise dans la technologie des missiles à longue portée qui pourraient atteindre des cibles en Europe et face auxquels les Etats-Unis veulent installer des radars en Pologne et en République tchèque.
"Ces analyses laissent penser que le programme de développement des missiles iraniens est copié sur le modèle adopté par la Corée du Nord", souligne Avital Johanan, spécialiste de la revue Jane’s sur les questions de prolifération des armements.

