CNRI Hier, léditorial du Washington Times portait sur lingérence actuelle du régime iranien en Irak :
Celui qui bénéficie le plus des violences qui ont suivi lattentat à la bombe de la Mosquée dOr de Samarra, en Irak (un des sites les plus saints de lIslam chiite) est la dictature cléricale chiite de lIran. Dans les heures qui ont suivi cet acte criminel, Téhéran a commencé à lexploiter en tentant de fomenter la violence contre les États-Unis et Israël.
« Ils profanent la mosquée et y posent une bombe parce quils sopposent à Dieu et à la justice », a affirmé le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Il a déclaré que de tels actes « étaient loeuvre dun groupe de Sionistes et doccupants vaincus ».
Bien entendu, ceci est absurde. Le premier suspect dans lattentat de la mosquée est Abu Musab Zarqawi, leader dal Qaeda en Irak. La plupart des suspicions se concentrent sur Zarqawi, Musulman sunnite, parce quil a déclaré la guerre aux Chiites irakiens et écrit son désir de déclencher une guerre civile dans ce pays. Mais les accusations de M. Ahmadinejad doivent tout de même être prises au sérieux en raison de lalliance de Téhéran avec Zarqawi et ses efforts consistants pour dépeindre Washington comme une force du mal.
Un des opposants les plus virulents aux opérations militaires de la coalition en Irak est al-Manar, chaîne télévisée dirigée par le Hezbollah, organisation terroriste libanaise, un groupe qui reçoit chaque année jusquà 100 millions de dollars de la part du régime iranien. Moins dune semaine avant le début de la guerre en mars 2003, al-Manar, pouvant être regardée depuis une grande partie du monde arabe, a diffusé un discours du dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, disant aux troupes américaines que « notre slogan était et restera mort à lAmérique ». La guerre commencée, al-Manar a diffusé un court-métrage se terminant sur une séquence montrant des tueurs kamikazes se faisant exploser et comparant le président Bush à Adolf Hitler.
A maintes occasions depuis le début de la guerre, les hauts responsables américains et britanniques ont montré du doigt le rôle de lIran et de ses alliés dans les violences et le sabotage de la reconstruction daprès-guerre en Irak.
En octobre, par exemple, le Premier ministre Tony Blair a déclaré que des engins explosifs improvisés utilisés pour tuer des soldats britanniques en Irak étaient du même type que ceux utilisés par les Gardiens de la Révolution iraniens et le Hezbollah. Les Gardiens de la Révolution ont entraîné la Brigade Badr, milice du Conseil suprême pour la révolution islamique en Irak (SCIRI), présidé par Abdul Aziz al-Hakim, devenu une sorte de parrain politique chiite.
Le Corps de Badr, qui sest infiltré dans le pays même avant la prise de Bagdad, est lune des plus célèbres milices chiites. En novembre, les forces américaines ont fait une descente dans un centre de détention à Bagdad dirigé par le ministère de lIntérieur irakien avec à sa tête Bayan Jabr, membre de lorganisation SCIRI de Sheikh Hakim, où ils ont découvert plus de 160 prisonniers souffrant de malnutrition et certains présentant des signes de torture. La plupart étaient des Sunnites.
Plus tôt dans le mois, lambassadeur américain en Irak, Zalmay Khalilzad, a reproché à lIran son rôle dans lentraînement et le soutien apportés à des milices chiites irakiennes et aux insurgés terroristes sunnites visant les troupes américaines et celles du gouvernement irakien. En effet, Zarqawi, après avoir été blessé au combat contre les forces militaires américaines en Afghanistan en 2001, a fui en Iran et a par la suite fait son chemin vers la Syrie et le Liban pour des meetings du Hezbollah. Selon le journaliste Kenneth Timmerman, Zarqawi sest à certaines occasions rendu en Iran lorsque les forces de la coalition en Irak étaient dangereusement près. Ce serait de la folie décarter la possibilité que lIran soutient aussi bien les terroristes chiites que les terroristes sunnites en Irak.

