mercredi, février 8, 2023
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Iran: l’opposition demande une saisine « immédiate » du Conseil de sécurité

Iran: l'opposition demande une saisine "immédiate" du Conseil de sécurité AFP, Vienne – L’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI, opposition) a exigé lundi à Vienne une saisine "immédiate" du Conseil de sécurité de l’Onu sur le nucléaire iranien, au premier jour d’une réunion de l’AIEA.

"Nous demandons à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’adopter une position ferme et de saisir immédiatement le Conseil de sécurité des Nations unies", a déclaré un porte-parole du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, aile politique des Moudjahidine), Firouz Mahvi.

 "L’Iran ne cherche qu’à gagner du temps", a-t-il affirmé à l’AFP alors que 150 sympathisants de l’opposition iranienne, selon la police, manifestaient devant le siège des Nations unies à Vienne où a débuté lundi une réunion des 35 pays membres du conseil des gouverneurs de l’AIEA.

Le directeur de l’agence, Mohamed ElBaradei, a estimé à l’ouverture de cette réunion qu’un accord était encore possible entre Iraniens et Européens, permettant une reprise des négociations, ce qui devrait éviter un recours au Conseil de sécurité de l’Onu.

Selon M. Mahvi, "les concessions accordées jusqu’à présent aux mollahs ont mené (le président ultra-conservateur Mahmoud) Ahmadinedjad au pouvoir".

"Le peuple iranien ne veut pas et n’a pas besoin du nucléaire", a-t-il affirmé.

Le CNRI, qui a jugé "contreproductive" une éventuelle option militaire contre l’Iran, a demandé à l’Union européenne (UE) d’instaurer "une relation équilibrée avec l’opposition iranienne" et de retirer l’OMPI de la liste des organisations terroristes.

Les Moudjahidine du peuple sont considérés comme une organisation terroriste par l’UE et les Etats-Unis.
Dans le passé, le CNRI a fait plusieurs révélations sur le programme nucléaire iranien. En 2002, il avait notamment dévoilé la présence d’une installation d’enrichissement de l’uranium à Natanz (centre), déclenchant une enquête de l’agence de sûreté nucléaire de l’Onu.
phs/jms/jlb/Aub