Agence France Presse – Des milliers de militants chiites irakiens passent par des camps dentraînements terroristes en Iran, a avancé un Iranien en exil en vue, accusant Téhéran de chercher à déstabiliser son voisin.
Alireza Jafarzadeh, un ancien porte-parole du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré que Téhéran entraînait des combattants avec des armes légères, des mortiers et des bombes de bord de route pour tuer des soldats américains.
"Il ne sagit pas de voyous ou dindividus qui ont des fins de mois difficiles et à qui il arrive de fournir des armes ou de laide à des groupes de miliciens chiites", a affirmé Alireza Jafarzadeh à la presse à New York.
"Il sagit dun entraînement systématique, bien organisé, de haut niveau, fourni officiellement par le régime iranien."
Il a ajouté que les militants qui rejoignaient les camps qui se situeraient près de Téhéran et plus loin vers le sud près de Jalilabad suivaient un entraînement soit de forces spéciales, soit de snipers soit de missiles anti-aérien.
Alireza Jafarzadeh, qui en 2002 a été lun des premiers à déclarer que lIran avait lintention de fabriquer des armes nucléaires, a dit que ses informations venaient de sources bien placées en Iran qui ne pouvaient être identifiées.
Il na pas dit combien de personnes seraient passées par ces camps, mais a estimé que cela se monterait certainement à des milliers.
"Cest la plus grande opération dune entité étrangère en Irak. Elle ne se limite pas seulement à de largent, elle comporte aussi des explosifs, des armes et des renseignements", a-t-il affirmé.
Il a ajouté que ses sources pensaient que la vaste majorité des militants étaient des Irakiens des parties chiites de Bagdad et des provinces du sud de Nadjaf, Karbala et Bassora.
Il a affirmé quun des dirigeants les plus puissants dIrak, Abdel Aziz Hakim, dirigeant du Conseil suprême de la Révolution islamique en Irak (CSRII), dont le parti siège au gouvernement irakien, était impliqué.
"Cette opération demande énormément de coordination, de coordination au plus haut niveau, a-t-il souligné.
Certains militants entrent en Irak en se faisant passer pour des pèlerins ou pour demander des soins médicaux, alors que dautres traversent la frontière illégalement ou munis de visas délivrés par des autorités irakiennes en Irak, a-t-il poursuivi.

