mercredi, février 8, 2023
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L’Iran dans le conflit syrien – France 3

France 3 – 24 septembre – Soir 3 – Le Focus : L’Iran dans le conflit syrien –
Le président iranien allié de Damas est arrivé à New York et Téhéran fournirait non seulement la Syrie en armes, mais aussi en hommes, comme nous le raconte Luc Lagun-Bouchet et Michel Anglade :

 

Début aout, l’arme syrienne libre exhibe 48 Iraneins qu’elle vient de kidnapper. Téhéran affirme que ce sont des pèlerins venus visiter des lieux saints chiites en Syrie, mais très vite les masques tombent.

La résistance iranienne donne en effet l’identité de la plupart de ces drôles de pèlerins. Il s’agit de pasdaran, des gardiens de la révolution.  Afchine Alavi porte-parole en France des Moudjahidine, ennemis jurés de Téhéran, explique l’origine de ces informations :

Afchine Alavi, porte-parole du Conseil national de la Résistance iranienne : Ce sont des sources totalement fiables, de l’intérieur de ce mouvement, sur la base de son réseau social qui a imprégné l’ensemble des échelons, y compris les gardiens de la révolution, qui nous a permis d’accéder à ces informations.

La main de l’Iran se profile donc derrière la terrible répression du peuple syrien. Téhéran a dépêché sur place la crème de ses gardiens de la révolution, uniquement des hauts gradés, avec leurs soutiens régionaux, la milice Badr en Irak et le Hezbollah au Liban, ils ont pour mission de tenter d’empêcher l’approvisionnement en armes et en combattants des insurgés syriens. Autre objectif : conseiller l’armée de Bachar el Assad dans les domaines du renseignement, de l’artillerie, des explosifs et bien sûr de la contre insurrection.

Hala Kodmani, journaliste syrienne : l’Iran ira jusqu’au bout, mais vraiment jusqu’au bout du bout, pour soutenir Bachar al-Assad. Et ce régime, ils le tiennent d’ailleurs à bout de bras aujourd’hui et ils continueront à le faire.

Cette journaliste aime à rappeler la vieille histoire qui unit son pays à l’Iran. Sur ces images, Hafez el Assad le père, accueille son homologue iranien Ali Khamenei. la syrie, seul pays arabe à prendre partie pour l’Iran dans sa guerre contre l’Irak. Des années plus tard, Bachar, le fils, fait l’une de ses rares apparitions à l’occasion de la visite de l’émissaire iranien, une histoire de fidélité à la vie, à la mort.

Afchine Alavi : La chute de Bachar el Assad va entrainer l’affaiblissement et la disparition de l’influence iranienne au Liban, auprès du Hezbollah, dans le conflit palestinien et également l’affaiblissement de ses protégés en Irak.

Hala Kodmani : L’Iran est un pays qui a des ambitions immenses. Ils n’ont pas abandonné l’idée d’avoir une influence, d’être un modèle et de continuer même à défier les Etats-Unis, l’occident, etc. Au sein de cette ambition, la carte syrienne parait absolument indispensable.

Après 18 mois de soulèvement et 29.000 morts, les deux parias restent des alliés indéfectibles envers et contre tout.