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L’USCCAR regrette les déclarations inexactes des responsables du Département d’État concernant la situation humanitaire des camps d’Achraf et Liberty en Irak

Communiqué de presse
Washington, 7 juillet 2012, PRNewswire – Au nom des milliers d’Irano-Américains dont les proches sont dans les camps d’Achraf et Liberty en Irak, le Comité Américain pour les Résidents du camp d’Achraf (USCCAR) regrette les déclarations inexactes de l’Ambassadeur Daniel Benjamin, le Coordinateur du Département d’État pour l’Antiterrorisme, ainsi que de l’Ambassadeur Daniel Fried, le Conseiller spécial de la Secrétaire d’État Hillary Clinton pour le camp d’Achraf, concernant le processus de transfert du camp d’Achraf au camp Liberty.

Le vendredi 6 juillet 2012, lors d’un briefing de presse spécifique, les Ambassadeurs Benjamin et Fried ont fermé les yeux sur les infractions systématiques par le gouvernement irakien de ses engagements et accords avec l’ONU et les résidents du camp d’Achraf au sujet des derniers besoins minimaux de maintien de vie.

L’USCCAR pense qu’il est malheureux qu’ils aient présenté de la désinformation aux médias dans le but d’exercer de la pression sur nos chers proches en Irak, en déformant les raisons légitimes de l’arrêt dans les transferts au camp Liberty des résidents restants du camp d’Achraf. Ces déclarations inexactes encourageront sans aucun doute davantage le premier ministre irakien Nouri al-Maliki à continuer de pousser la situation vers une impasse au détriment de nos chers proches là-bas.

Il est utile de signaler que quelques 2000 résidents (les deux tiers) ont déjà été transférés d’Achraf à Liberty bien que les garanties minimales pour leur sûreté et leur sécurité n’aient pas encore été assurées par le gouvernement irakien. Le camp d’Achraf est le foyer depuis ces 26 dernières années de milliers de membres du principal groupe d’opposition de l’Iran, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).

Nous devrions rappeler aux Ambassadeurs Benjamin et Fried que :
Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) a officiellement reconnu les résidents d’Achraf comme « demandeurs d’asile » et « personnes d’intérêt », ce qui leur donne droit aux protections humanitaires fondamentales et à la liberté de circulation.

Depuis février 2012, le gouvernement irakien a enfreint de manière flagrante et systématique plusieurs de ses engagements concernant les 3400 résidents du camp d’Achraf et s’appuyant sur le Protocole d’Accord (MoU) du 25 décembre 2011.
Contrairement à la supposition de M. Benjamin, l’arrêt dans les transferts des résidents d’Achraf à Liberty a eu lieu début mai, bien avant la décision de la cour d’appel américaine du 1er juin.

Chacune des demandes des résidents est utile à leurs besoins humanitaires et aucune ne peut être même vaguement perçue comme n’étant pas « centrale ». À titre d’exemple, la demande de prendre avec eux des voitures – une voiture pour 40 résidents – vise à aider les résidents blessés et invalides pour se déplacer de leurs quartiers résidentiels au réfectoire, situé à plus 1,5 km.

Il n’y a pas de « changement continu de demandes ». La majorité des ces demandes légitimes font partie des négociations entre les résidents, l’ONU et le gouvernement irakien depuis le début du processus de transfert.

Le gouvernement irakien est la partie responsable bloquant le processus de transfert en refusant aux résidents leurs demandes élémentaires, dont le raccordement du camp Liberty aux réseaux d’eau et d’électricité de Bagdad.

Cinq mois après que le premier convoi de résidents ait été transféré au camp Liberty, pas même un seul résident n’a été réinstallé dans les pays tiers par le biais de l’ONU. En violation de leurs droits, aucun des résidents n’a été autorisé à recevoir la visite de sa famille ou ses avocats.

Les déclarations inexactes des Ambassadeurs Benjamin et Fried vendredi soulèvent des questions sur les motivations derrière les intentions décrites par les ambassadeurs eux-même comme « humanitaires ». Nous sommes inquiets de nouvelles mesures de répression par le gouvernement irakien contre les résidents d’Achraf et Liberty le 20 juillet ou avant. Malheureusement, les États-Unis agissent pour en faire porter de manière préventive la responsabilité aux résidents sans défense de Liberty et d’Achraf.

Source : le Comité Américain pour les Résidents du Camp d’Achraf (USCCAR)