Liberty n°25
Avec les tourmentes et les pressions contre les résidents de Liberty en les privant d’eau et en refusant de raccorder l’eau du camp au réseau de la ville au frais des résidents, le transfert forcé du cinquième contingent vers Liberty rendra la situation de l’eau encore plus critique et tout transfert sera absolument inacceptable
65 jours après le transfert du premier groupe de résidents du camp d’Achraf vers Liberty, le problème de l’eau, loin d’être résolu, s’est aggravé avec la population croissante, avec un gouvernement irakien qui utilise son refus d’accès à l’eau comme moyen pour tourmenter et faire pression sur les résidents du camp.
La seule source d’approvisionnement pour le camp Liberty est une borne d’eau située à 12 km. La population locale, les sociétés situées à l’aéroport de Bagdad (près du camp) et les organes gouvernementales utilisent cette même borne, de sorte que les camions-citernes transportant l’eau pour Liberty doivent rester parfois jusqu’à quatre heures dans la file d’attente, en supplément des heures qu’ils doivent patienter dans les postes de contrôle aux entrées et sorties du camp. Le temps consacré par les camions-citernes pour un aller-retour se monte à une moyenne de sept heures! Déjà, avant même le transfert du quatrième groupe, les résidents avaient beaucoup de peine à approvisionner en eau 1200 personnes. Souvent, sous différents prétextes, les forces irakiennes entravent l’entrée des camions-citernes loués par les résidents. De sorte que même cette quantité minimale d’eau peut difficilement entrer dans le camp. Depuis que le quatrième groupe de 400 personnes est arrivées à Liberty, la crise de l’eau s’est aggravée. Le rationnement de l’eau rend difficile son utilisation pour la lessive et d’autres utilisations courantes.
La consommation d’eau par habitant est estimée à 400 litres en Irak, 600 l aux États-Unis, 500 l en Australie et 300 l en Europe (en raison de l’abondance des pluies). Le Comité pour la répression d’Achraf a déterminé la quantité de 200 l d’eau par habitant pour Liberty. Toutefois, considérant les consommations publiques, cette quantité est en réalité 170 l en moyenne, comprenant les consommations pour la boulangerie, la production de glaçons, le lavage des grands contenants à ordures et les camions à déchets qui ne sont pas pris en compte dans la consommation par tête d’habitant. Ainsi, la quantité réelle est moins de 150 l par habitant, c’est-à-dire presque le tiers de la consommation d’eau par habitant en Irak.
Depuis leur arrivée à Liberty, les résidents ont régulièrement fait part du problème de l’eau avec les représentants du gouvernement irakien, de la MANUI et de l’ambassade américaine, proposant des solutions pratiques, en prenant à leur charge les frais encourus. Une solution pour résoudre cette crise consiste à raccorder le camp au réseau d’eau de ville, longeant à une distance de 1.5 km du camp. Les représentants du gouvernement irakien tergiversent à résoudre ce problème. Par leur attitude, les autorités cherchent indubitablement à tourmenter les résidents.
Considérant ces conditions intenables, le transfert forcé le cinquième groupe d’Achraf vers Liberty rendra encore plus difficile la situation. Le transfert d’autres personnes à Liberty avant que ne soit résolu ce problème, est une décision dénué d’humanité, inique et criminelle. La Résistance iranienne attire l’attention du Secrétaire général des Nations-Unies, du Haut-commissaire pour les réfugiés, le Représentant spécial du Secrétaire général en Irak ainsi que du gouvernement américain sur la crise de l’eau à Liberty et appelle à une intervention urgente pour résoudre ce problème et interdire tout nouveau transfert vers ce camp avant une solution.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 avril 2012

