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Achraf: L’accord signé entre les Nations Unis et le gouvernement Irakien concernant le traitement réservés aux dissidents Iraniens n’est pas respecté.

Manquement envers les dissidents Iraniens en Irak :

L’accord signé entre les Nations Unis et le gouvernement Irakien concernant le traitement réservés aux dissidents Iraniens n’est pas respecté.

Mardi 20 mars 2012 – European Voice : Par Alejo Vidal-Quadras, Vice-Président du Parlement Européen

Martin Kobler, représentant du secrétaire général des Nations-Unies en Irak, se rendra à Bruxelles mercredi devant le comité des affaires étrangères du Parlement Européen. Au cours de cette réunion, il entendra les vives inquiétudes de nombreux eurodéputés concernant les conditions déplorables dans lesquelles vivent les opposants au régime Iranien installés dans les 2 camps d’Irak, le Camp d’Achraf et le Camp Liberty.

Petit rappel utile :

Le Camp d’Achraf, situé à 65 kms au Nord de Baghdad, abrite les 3400 membres du principal mouvement d’opposition d’Iran, les Moudjahidine du peuple d’Iran, également connu sous le nom de « Mujahedin-e-Khalq (MEK/OMPI).

Suite aux 2 massacres des résidents par les forces armées Irakiennes, agissant – selon moi – pour le compte du régime Iranien, le Premier Ministre Irakien M. Nouri al-Maliki avait promis de fermer le camp d’Achraf avant fin 2011. Ces massacres avaient fait 47 morts et 1000 blessés parmi les résidents.

Une vaste campagne menée des deux cotés de l’Atlantique a servi à éviter une crise humanitaire, et un protocole d’entente a été signé entre le gouvernement Irakien et les Nations-Unies, forçant Maliki a repoussé la date butoir de fermeture du camp d’Achraf.

Selon le protocole, il était convenu que les dissidents déménagent dans le nouveau camp Liberty, une ancienne base militaire américaine située aux abords de Baghdad, afin que leur situation de réfugiés politiques puisse être étudiée par l’agence des Nations-Unis pour définir leur statut préalablement à leur transfert vers des pays tiers.

Jusqu’à ce jour, trois groupes de 400 résidents d’Achraf ont déménagé dans le camp Liberty.

Mais la tournure des événements au cours du mois dernier ont clairement démontré que le Camp Liberty n’est pas un « camp de transit provisoire ». Les conditions d’accueil du camp ne répondent ni aux normes humanitaires internationales requises, ni aux droits de l’homme. Des rapports précis avec photos à l’appui montrent que les infrastructures du camp sont déplorables, qu’il s’agisse des tuyauteries, des générateurs, des réservoirs d’évacuation des eaux usées ou des allées.

Sur les 7 sections que comporte le camp Liberty, une seule section est à peu près terminée; une seconde section a pourtant été mise à disposition des résidents dès le 16 mars dernier, avec des générateurs et des pompes à eaux qui ne fonctionnent pas ; de nombreux travaux sont nécessaires avant l’arrivée d’autres résidents. Le HCR n’a jamais accepté les conditions du camp Liberty dans sa totalité.

Le manque de liberté de mouvement à l’intérieur même du camp, l’interdiction d’accès aux avocats ainsi que l’importante présence des militaires irakiens représentent une atteinte aux droits de l’homme les plus fondamentaux. A quelques occasions, les forces irakiennes ont même empêché l’accès du camp à des représentants de l’ambassade américaine. Selon l’engagement écrit de la Secrétaire d’état américaine Mme Hilary Clinton, les diplomates américains devraient être autorisés à visiter le camp Liberty de façon régulière afin d’assurer la protection et la sécurité des résidents.

Maryam Rajavi, la pr du Comité National de la Résistance Iranienne (NCRI) a continué à coopérer avec le UNHCR et avec la Mission d’Assistance pour l’Irak (UNAMI). Elle a travaillé durement pour convaincre les résidents d’Achraf d’accepter leur transfert vers le Camp Liberty malgré le fait que la plupart des garanties minimum qu’ils réclamaient n’aient pas été réunies.

Le HCR a entamé le processus de détermination du statut de réfugié. Cependant, bien que le premier groupe de résidents soit installé dans le camp Liberty depuis un mois, seule une douzaine de résidents ont pour le moment été interrogés par les membres du commissariat. Cet interrogatoire est un pré-requis essentiel pour la plupart de ces réfugiés avant qu’ils puissent être acceptés comme réfugiés politiques par des pays tiers. Que doit-on faire ?

Alors que le gouvernement irakien rejette systématiquement la quasi-totalité des demandes pourtant justifiées des résidents du camp, M. Martin Kobler, l’ambassadeur des Nations-Unies, devrait de son côté assurer le Parlement européen qu’il exercera un maximum de pression sur le gouvernement Maliki afin que le camp Liberty réponde aux normes humanitaires et sanitaires internationales requises et que toutes les conditions indiquées dans le protocole d’entente soient enfin réunies avant le transfert de la totalité des résidents d’Achraf vers le Camp Liberty.

N’oublions pas que le déménagement de ces résidents vers le Camp Liberty repose entièrement sur le protocole d’entente qui a été signé entre l’ambassadeur des Nations-Unies et le gouvernement Irakien. Aussi, afin de respecter le droit à la protection des résidents, droit constamment souligné par le Secrétaire Général des Nations-Unies, M. Martin Kobler devrait s’assurer que le minimum de garanties réclamées par les résidents soit réunie.

Le HCR doit accélérer le processus d’interrogatoire auprès des résidents du Camp Liberty afin que les réfugiés soient rapidement
ré-installés hors d’Irak.

Le Parlement Européen doit faire son maximum pour convaincre les membres des Etats européens d’accueillir les résidents d’Achraf et de Liberty aux plus vite.

Alejo Vidal-Quadras, Vice-Président du Parlement Européen depuis 1999, est un membre du Parti populaire dominant de centre-droite en Espagne et membre du groupe du parti populaire Européen au sein du Parlement Européen.