lundi, décembre 5, 2022
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Les représentants du ministère iranien du renseignement (Vevak) rencontrent à Téhéran le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU sur les résidents d’Achraf

Dialoguer et impliquer le régime iranien dans la question Achraf est non seulement illégal mais transgresse la ligne rouge établit par les résidents

Selon les rapports reçus depuis l’Iran, le 8 mai dernier à l’Hôtel Laleh à Téhéran, les représentants du ministère du Renseignement (Vevak) des mollahs, ont rencontré M. Martin Kobler, le Représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) de l’ONU pour l’Irak, sous la couverture de l’Association Nejat, et ont réclamé l’extradition d’un groupe de résidents d’Achraf vers le régime iranien.

Le RSSG a également rencontré un certain nombre d’agents du Vevak qui se présentaient comme des membres des familles des résidents d’Achraf et a discuté de la question des familles des résidents des camps d’Achraf et de Liberty avec des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Téhéran.

La Résistance iranienne a fréquemment averti, y compris au début du voyage de Martin Kobler à Téhéran, que tout dialogue et implication du régime des mollahs dans la question d’Achraf est illégale, inacceptable, une violation flagrante de nombreux traités internationaux, et une ligne rouge pour les résidents d’Achraf.

Le Vevak et sa branche surnommée l’Association Nejat essayent de monter la pression sur les résidents de Liberty en se servant du CICR et de l’ONU et instrumentalisant des soi-disant courriers de familles pour espionner et collecter des renseignements contre les résidents du camp. 

Pourtant, nul n’ignore que se sont le régime iranien et le gouvernement irakien qui sont les seuls à empêcher que les familles des résidents d’Achraf puissent rendre visite à leurs proches.
 
Jusqu’à la fin de 2008, alors que la protection d’Achraf était du ressort des forces américaines, les familles des résidents d’Achraf pouvaient visiter leurs proches depuis l’intérieur ou l’extérieur de l’Iran et restaient aussi longtemps qu’ils le souhaitaient avec leurs proches dans le camp d’Achraf. Mais depuis le début de l’année 2009, le gouvernement irakien a non seulement empêché l’entrée des familles à Achraf, mais cela fait 28 mois qu’il fait stationner un certain nombre d’agents du Vevak en dehors du camp, sous l’apparence de familles, pour maintenir une pression psychologique sur les résidents.

Un grand nombre de membres des familles des résidents d’Achraf sont actuellement en prison en Iran,  pour avoir rendu visite à leurs proches à Achraf ou avoir communiqué avec leurs enfants. Durant ce mois de mai, les noms des 177 résidents dont les parents sont emprisonnés en Iran ont été transmis à des organisations internationales.

Les résidents d’Achraf et de Liberty ont déclaré à maintes reprises, qu’ils n’ont pas besoin du CICR et de la MANUI pour communiquer avec leurs familles. Si ces deux organisations veulent vraiment aider les résidents, elles feraient mieux de condamner la torture psychologique que subissent les résidents et d’exiger du gouvernement irakien d’autoriser les familles d’entrer dans Achraf, et d’œuvrer pour faire libérer les membres de ces familles qui sont en prison en Iran.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
11 mai 2012

 

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