samedi, décembre 3, 2022
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Les députés français prennent la défense de l’alternative démocratique au régime des mollahs d’Iran

Les députés français prennent la défense de l’alternative démocratique au régime des mollahs d’Iran

A l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CFID), une réunion intitulée « Perspectives iraniennes en 2019 » a été organisé le 21 février à la prestigieuse salle Colbert à l’Assemblée nationale. La nécessité d’une politique de fermeté par l’Union européenne vis-à-vis des menaces terroristes du régime iranien, la détérioration de la situation des droits de l’homme en Iran et la nécessité de soutenir le combat du peuple iranien pour le changement de régime, ont été les questions abordées lors de cette réunion qui a vu la participation de nombreux députés et personnalités françaises.

Les parlementaires André Chassaigne (Puy-de-Dôme), Sonia Krimi, député de la Manche (LREM), Hervé Saulignac, député de l’Ardèche, (socialiste et apparenté), Sophie Auconie, députée d’Indre et Loire (UDI, agir et indépendants), Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin (LR), Michèle de Vaucouleurs, députée des Yvelines, (Mouvement démocrate), mais aussi Sid Ahmed Ghozali, ancien Premier ministre d’Algérie, Ingrid Betancourt, Tahar Boumedra, défenseur des droits humains, et François Colcombet, président du la Fondation d’Etudes pour le Moyen-Orient (FEMO), ont pris la parole lors de cette réunion.

Maryam Radjavi, présidente-élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui était l’invité d’honneur de cette conférence, a appelé le gouvernement français à mettre en place une politique audacieuse au sein de l’Union européenne pour soutenir le peuple iranien et respecter sa lutte pour la liberté et la démocratie. A l’adresse des députés français et les personnalités présentes, elle a expliqué la situation du régime moribond en Iran, ainsi que les grandes lignes du combat que mène la résistance iranienne pour le changement de régime en Iran.

Lire l’intégrité de cette intervention sur https://www.maryam-rajavi.com/fr/item/discours-de-maryam-radjavi-assemblee-nationale

Michèle de Vaucouleurs, présidente du CPID, a présenté un bilan des activités du Comité parlementaire et expliqué ses objectifs : « Le CPID a choisi de se mettre aux côtés du peuple iranien, des femmes victimes de discriminations misogynes, des jeunes opprimés, des oppositions qui voient leurs droits démocratiques réprimés. Bref de défendre les valeurs républicaines et les principes fondamentaux des droits humains. Et contrairement à d’autres qui tendent à réduire la problématique iranienne à l’accord sur le nucléaire et le commerce avec l’Iran des mollahs, nous pensons que l’impératif démocratique doit prédominer les échanges avec l’Iran. Les procès inéquitables, les actes de torture et les exécutions, les discriminations et les restrictions de libertés ne sont plus acceptables. En 2019, nous poursuivrons nos actions avec encore plus de détermination et de vigueur. »

André Chassaigne, vice-président du CPID, a dénoncé les plus de 3 600 exécutions dans le pays sous la présidence d’Hassan Rohani : « C’est un régime abominable à l’intérieur. 80% des Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté. La communauté internationale doit soutenir le peuple iranien. La France doit lutter à ses côtés. Il faut faire parvenir les crimes contre l‘humanité de ce régime au Conseil de sécurité de l’ONU. »

Hervé Saulignac, a noté que « si le régime en est venu à employer son réseau de diplomates (pour les actes terroristes) c’est que la résistance se multiplie partout. Nier l’existence d’une alternative démocratique crédible, va devenir difficile pour le régime. Si la France veut être digne de la force qui fait sa culture, elle doit se mettre aux côtés du peuple iranien. Ce message doit être répété pour que le peuple iranien sache qu’il n’est pas seul. »

Sophie Auconie, a souligné la souffrance d’être une femme « sous la république islamique », avant d’ajouté : « Je mesure que l’Iran ait un gouvernement mis au ban de la scène internationale. »

Sonia Krimi a mis l’accent sur cet état policier qu’est l’Iran des mollahs.

Frédéric Reiss, a souligné que Mme Radjavi représente l’alternative démocratique pour un Iran libre. « On s’interroge, a-t-il dit, sur l’Union européenne qui continue de croire dans les vertus du dialogue avec l’Iran. Alors que le danger du terrorisme est réel. On a appris hier qu’une Française est détenue en Iran. On espère qu’elle va recouvrer la liberté et ne pas avoir une Clotilde Reiss bis. »

Sid Ahmed Ghozali, a rappelé que « durant quarante ans la population a souffert de 120.000 exécutions politiques en Iran et sur une fatwa de Khomeiny, en six mois en 1988, 30.000 prisonniers politiques ont été massacrés. C’est un crime contre l’humanité. » Il a souligné que cette dictature religieuse en Iran a une pensée hégémonique et sa constitution prévoit la propagation de la révolution islamique. « Ils veulent diriger le monde arabo-musulman. »

Ingrid Betancourt a de son côté dénoncé la désinformation visant la Résistance iranienne et a lancé un vibrant appel aux députés : « Il y a une alternative au régime : Maryam Radjavi. C’est une femme qui fera la transition d’un régime misogyne vers un régime démocratique. Aujourd’hui, les terroristes sont les diplomates iraniens, pas les membres du CNRI. Je lance un appel aux élus de France – vous qui m’avez protégée – à être la voix du peuple iranien pour poser les bonnes questions sur les attentats, les exécutions, les emprisonnements. Poser les bonnes questions, c’est demander jusqu’à quand allons-nous croire que notre seul interlocuteur légitime est la tyrannie des mollahs en Iran, alors que Maryam Radjavi est là pour faire la transition. C’est notre devoir en France d’aider le peuple iranien à retrouver sa liberté. »

Tahar Boumedra a quant à lui lancé un appel à l’Onu pour déclencher une enquête sur le massacre des prisonniers politique en 1988. « Il faut insister auprès de l’ONU. Les gouvernements doivent répondre aux questions sur les accords de collaboration qui ignorent les droits humains. »

François Colcombet, qui fut ancien magistrat, a appelé la France a définir sa propre politique vis-à-vis de l’Iran et a insisté que « l’Europe doit avoir une politique forte vis-à-vis de l’Iran ».

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