jeudi, décembre 8, 2022
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Les décès successifs de détenu en Iran doit faire l’objet d’une enquête

Les décès successifs de détenu en Iran doit faire l'objet d'une enquête

Human Rights Watch a déclaré que les autorités iraniennes devaient enquêter sur la mort d’un militant emprisonné en grève de la faim et demander des comptes à toute personne jugée responsable, mais les groupes de défense des droits ont noté que cela semblait peu probable. Quatre autres décès suspects en détention ont eu lieu cette année.

Vahid Sayadi Nasiri, reconnu coupable d’ « insulte au Guide suprême et de propagande contre l’État », a été déclaré mort par les autorités le 13 décembre. Il avait entamé une grève de la faim en septembre et avait demandé à être transféré hors d’une section abritant des criminels violents.

Michael Page, directeur adjoint pour le Moyen-Orient de Human Rights Watch, a déclaré : « La mort de dissidents et d’autres personnes que le pouvoir judiciaire iranien n’aurait jamais dû emprisonner est une parodie de justice mortelle. Les autorités iraniennes ont la responsabilité de protéger la vie de tous les détenus et d’enquêter de manière impartiale sur tous les décès qui surviennent. »

Le procureur de Qom, Mehdi Kaheh, a affirmé que Sayadi Nasiri souffrait de problèmes hépatiques et qu’il était mort à l’hôpital, mais sa sœur Elaheh a affirmé qu’il souffrait de saignements gastro-intestinaux et qu’il avait été tout de même transféré en prison.

Sayadi Nasiri, qui purgeait huit ans de prison pour ses commentaires sur les réseaux sociaux, aurait été gracié par le régime le 16 mars, mais arrêté de nouveau le 23 juillet pour les mêmes faits.

Autres décès en détention

Comme mentionné précédemment, il y a au moins quatre autres décès suspects en détention, certains ayant même été considérés comme des suicides, malgré des signes de torture sur les corps.

Le 4 mars, les autorités ont déclaré aux proches de Mohammad Raji, un membre de la minorité religieuse derviche gonabadi qui avait été arrêté lors d’une opération policière de répression contre la communauté les 19 et 20 février, qu’il était mort en détention. Le régime a refusé de fournir une explication et a menacé sa famille d’en parler publiquement.

Le 10 février, les autorités ont informé la famille du professeur Kavous Seyed Emami, arrêté lors d’une opération de répression contre les environnementalistes les 24 et 25 janvier, qu’il était mort en prison. Elles ont prétendu qu’il s’agissait d’un suicide, mais n’ont pas enquêté de façon impartiale sur la mort.

Les 7 et 8 janvier, les autorités ont affirmé que Sina Ghanbari et Vahid Heidari, arrêtés après avoir participé aux manifestations anti-régime de masse, s’étaient suicidés.

Pire encore, de nombreux autres militants risquent de mourir dans les prisons iraniennes, dont Farhad Meysami, un défenseur des droits humains arrêté pour avoir protesté contre les lois sur le port obligatoire du hijab. Il fait la grève de la faim depuis le 1er août et son état s’est gravement détérioré. Un groupe d’experts des droits humains des Nations Unies s’alarme de son état et s’inquiète du déni de ses garanties d’une procédure régulière.

Page a déclaré : « Des enquêtes compétentes et impartiales sur la mort des prisonniers sont un premier pas essentiel pour mettre fin à l’impunité des responsables abusifs qui transforment le système pénitentiaire iranien en une morgue pour les militants et les opposants emprisonnés. »

 

 

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